L'ONU du spectacle

Le comédien québécois Éloi Cousineau et l'artiste de... (Stéphane Lessard)

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Le comédien québécois Éloi Cousineau et l'artiste de cirque néo-zélandaise Rosita Hendry forment le couple central du maestro et de sa muse dans le spectacle Stone du Cirque du Soleil.

Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le rayonnement mondial du Cirque du Soleil permet des unions presque inimaginables ailleurs. Réunir un personnage clownesque interprété par un comédien québécois francophone et une acrobate/danseuse néo-zélandaise comme têtes d'affiches centrales d'un spectacle inspiré par la musique d'un parolier francophone québécois, il n'y a que le Cirque pour le faire.

Stone met initialement en scène un maestro, en quête d'une voix dont il veut doter sa muse automate dans un monde futuriste désincarné. C'est Éloi Cousineau qui interprète ce clown moderne à qui on prête des traits rappelant assurément Luc Plamondon. 

«Je ne le vois pas comme Luc Plamondon à proprement parler, précise le comédien, mais comme l'archétype d'un artiste qui essaie de trouver une voix à sa Lolita à travers les différents tableaux du spectacle.»

«C'est sûr que ça me sort de ce que je fais habituellement comme comédien. D'abord, ici, je travaille non pas avec d'autres comédiens mais avec des acrobates. C'est très différent et très physique comme rôle.» 

Même s'il évolue sur un canevas fixe, il fait néanmoins appel à ses talents d'improvisateur pour dérider le public dans les transitions qu'il assure entre les tableaux. «C'est la première fois, je crois, que je travaille devant des salles de plus de 3000 personnes. C'est tout un défi que d'établir une relation directe avec les spectateurs dans un espace aussi vaste. J'essaie de jouer avec eux. Oui, j'ai un canevas clair mais chaque représentation est un peu différente de la précédente parce que le public change et je m'ajuste à ses réactions.»

Ce contact privilégié avec les spectateurs lui permet de sentir plus que quiconque comment ces derniers reçoivent le spectacle. «C'est clair que c'est quelque chose de très émotif pour eux: j'ai rarement vu ça en tant que comédien. Le mélange des genres que le spectacle apporte est soutenu par la trame musicale qui joue un rôle exceptionnel. C'est vraiment quelque chose d'unique qui émeut les gens.»

L'autre personnage central de Stone est la muse interprétée par la Néo-Zélandaise Rosita Hendry qui est elle aussi frappée par la charge émotionnelle que le spectacle porte pour les spectateurs. «Pendant la représentation, nous sommes complètement concentrés sur nos numéros mais c'est à la fin quand on est réunis pour chanter la chanson finale qu'on voit plein de gens qui pleurent. J'en ai chaque fois la chair de poule. Venant de l'autre bout du monde, c'est une musique qui m'est étrangère, mais je suis encore étonnée de voir combien elle touche le public.»

Cette artiste multidisciplinaire formée aussi bien en musique qu'en danse ou en disciplines acrobatiques de cirque (la corde lisse, la roue Cyr, notamment) trouve dans ce premier spectacle majeur en tant que professionnelle, l'occasion privilégiée d'exercer ses nombreux talents. «J'ai une personnalité de touche-à-tout et je ne pensais pas trouver un rôle qui me permette de faire tant de choses. C'est vraiment exceptionnel. En plus, pouvoir le faire au sein du Cirque du Soleil, c'est carrément inespéré. Quand j'étais toute petite, en Nouvelle-Zélande, j'étais une fan du Cirque du Soleil et ce sont leurs spectacles, notamment, qui m'ont incitée à me lancer dans la gymnastique.»

«Dans tout ce que je fais, ce que j'aime par-dessus tout, c'est qu'au-delà de la musique, de la danse ou des acrobaties, on arrive à toucher les gens, que le spectacle ait un sens plus grand. C'est tellement gratifiant pour une interprète et c'est vraiment une spécialité du Cirque du Soleil. C'est exactement ce qu'on sent dans Stone. Franchement, je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur rôle», d'indiquer la diplômée de l'École nationale de cirque de Montréal en juin 2017.

Elle qui a été championne junior de gymnastique dans son pays natal et diplômée d'une prestigieuse institution de danse à Auckland, a trouvé dans les arts du cirque l'amalgame idéal de tout ce qui la passionne. «L'École nationale de cirque est une des plus prestigieuses écoles de cirque au monde et j'ai été chanceuse d'y être acceptée. Le Québec est probablement le meilleur endroit au monde où se trouver présentement pour une artiste de cirque. Tellement de grandes compagnies de cirque et de bons spectacles s'y font. D'ailleurs, après ce spectacle, je pars en tournée avec le Cirque Éloize pour leur spectacle Cirkopolis

Rosita Hendry habite à Trois-Rivières pour l'été mais au moment de l'entrevue, dans la deuxième semaine de représentations, elle n'avait toujours pas eu beaucoup de temps libre pour visiter la ville. «Je compte le faire très bientôt, dès que j'aurai un peu de temps. J'avoue que je ne connaissais même pas l'existence de Trois-Rivières avant de venir mais le site est si magnifique le long du fleuve et les gens sont très chaleureux. Ce que j'ai vu m'est apparu très joli... quand il fait beau!»




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