Une grande soirée de festival

  • La prestation du Alberta Ballet en hommage à Vincent Warren a donné lieu à des moments d'une très grande beauté dans le cadre du gala du Festival international de Danse Encore vendredi soir. (François Gervais)

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    La prestation du Alberta Ballet en hommage à Vincent Warren a donné lieu à des moments d'une très grande beauté dans le cadre du gala du Festival international de Danse Encore vendredi soir.

    François Gervais

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  • Le spectacle <i>Mille batailles</i>, de Louise Lecavalier, présenté à la Maison de la culture vendredi soir a constitué un grand moment de cette 23<sup>e</sup> édition.  (François Gervais)

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    Le spectacle Mille batailles, de Louise Lecavalier, présenté à la Maison de la culture vendredi soir a constitué un grand moment de cette 23e édition. 

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  • Le spectacle <i>Mille batailles</i>, de Louise Lecavalier, présenté à la Maison de la culture vendredi soir a constitué un grand moment de cette 23<sup>e</sup> édition.  (François Gervais)

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    Le spectacle Mille batailles, de Louise Lecavalier, présenté à la Maison de la culture vendredi soir a constitué un grand moment de cette 23e édition. 

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Vendredi soir a révélé tout ce qui fait le succès et la force du Festival international de Danse Encore: la variété, l'intensité, l'émotion, le plaisir. Le Festival a pris d'assaut les salles comme la rue dans une atmosphère qui n'appartient qu'à lui. 

Voyons d'abord le côté plus sérieux représenté par le spectacle Mille batailles de Fou Glorieux, la compagnie de Louise Lecavalier. La très grande interprète a livré un spectacle fascinant qui a conquis les quelque 200 personnes qui y assistaient. Les organisateurs de Danse Encore seront satisfaits de ce chiffre mais ça reste malgré tout peu pour un spectacle de ce niveau.

L'artiste a exploité un créneau différent de son spectacle précédent marqué par la pure énergie. Cette fois, son intensité a pris une autre forme, plus fluide, plus intérieure. Comme si son enveloppe corporelle était délivrée de la conscience pour n'obéir qu'à des pulsions absurdes et constantes. Comme si le mouvement prenait possession de son corps délivré des contraintes habituelles. L'impression s'est imposée dès l'ouverture du spectacle quand la danseuse, se mouvait sur la pointe des pieds, donnant l'impression de flotter au-dessus du sol. 

Mille batailles est forcément dominé par son interprète principale qui fascine du début à la fin, moins par l'aspect athlétique de sa danse que par la capacité de son corps à se plier brillamment à d'absurdes commandes. La force de Mille batailles, c'est justement que le spectacle dépasse Louise Lecavalier la fabuleuse interprète. La présence de son partenaire Robert Abubo, pour les deux derniers tiers le confirme mais il y a davantage. La musique en direct offerte par Antoine Berthiaume s'inscrit au coeur même de la prestation au même titre que la danse. Une musique intense, obsédante, sans être agressante. Berthiaume, en direct sur la scène, est un témoin qui participe aux forces auxquelles sont soumis les danseurs. Autre élément brillant bien que plus subtil: les éclairages d'Alain Lortie qui délimitent l'aire de jeu donnent les paramètres de base de chaque tableau avec un minimum d'effets. Tellement qu'on ne note les modifications, pourtant importantes, que quand elles sont complétées.

Tout ça est au service d'une chorégraphe qui apparaît en totale possession de son art. Bien au-delà de la performance physique, éminemment impressionnante, la danseuse suggère une vision singulière, un voyage dans les méandres intérieurs de la création. Avec même des moments de pure beauté. Libérés des limites, les corps deviennent les instruments d'une force d'ailleurs, impossible à décrire mais bien présente. Quelque chose d'indéfinissable qui, malgré les apparences, ne nous est pas étranger. C'est peut-être, en plus de la puissance des interprètes, bien sûr, ce qui rend la chorégraphie si fascinante. 

Voilà pour un visage du FIDE. Sur la rue des Forges où plusieurs centaines de danseurs s'abandonnaient aux mouvements du méga party zumba, on en voyait un autre. Celui du simple plaisir de la danse rendue accessible à tous.

La salle Thompson abritait un troisième visage de l'événement: son célèbre gala, un pur moment de plaisir partagé entre le public enthousiaste et les danseurs ravis de cette juvénile ferveur.  

La directrice artistique a su adroitement bâtir sa soirée. Début en douceur avec le tap dance d'Acia Gray, Siobhan Alexis, Ayodele Casel et Anthony Morigerato qui a, mille excuses mesdames, volé la vedette à ses compagnes pourtant remarquables. 

Le numéro sérieux de la soirée, celui qui aurait dû être le plus aride a sans doute été le plus beau. L'hommage du Alberta Ballet à Vincent Warren, Pour Vincent, a constitué un moment de pure splendeur esthétique dans une incroyable maîtrise des corps. Qu'on aime ou non le ballet classique, voilà une pièce extraordinaire.

C'est le moment qu'a choisi Claire Mayer pour changer de ton complètement et donner une nouvelle vitesse à son gala avec l'humour et la renversante maîtrise technique de Step Afrika! Un numéro extrêmement réjouissant qui a donné un coup de fouet au public un peu sage jusque là. 

Still Motion est allé dans une autre direction avec un superbe numéro lyrique et émouvant sur trois chansons dont Non, je ne regrette rien d'Édith Piaf, petit clin d'oeil peut-être à notre francophonie. Qu'importe, c'était magnifique.

Il reste qu'on avait gardé le plus spectaculaire pour la fin et Quest Crew a jeté l'hystérie dans la salle où les adeptes du hip-hop ont pu hurler leur plaisir devant les prouesses des neuf interprètes. Prouesses, oui. On a vu des mouvements qu'on ne savait pas l'être humain capable de réaliser. Des mouvements ahurissants avec une pointe d'ironie et d'humour fort sympathique. Dire que le public a adoré est un euphémisme.

Décidément, si le Festival maintient cette cadence, la 23e sera une grande édition.

À l'horaire

Samedi 10 juin

13 h 45-14 h 15 

Place Dansencore: Fleuve Espace Danse

14 h 30-15 h 

Place Dansencore: [Zøgma]

15 h 15-15 h 45 

Place Dansencore: Animation Aainjaa

16 h-16 h 30 

Place Dansencore: [zøgma]

16 h 45-17 h 15 

Place Dansencore: Fleuve Espace Danse

18 h 45-19 h 15 

Grande scène: Défilé et spectacle Aainjaa

19 h-20 h 20 

Maison de la culture: ProArte Danza

19 h 30-21 h 30 

Grande scène: Méga party swing

20 h 30-22 h 15 

J.-A.-Thompson: Gala

21 h 45-22 h 45 

Grande scène: Spectacle Aainjaa

22 h... 

Foyer J.-A.-Thompson: Party sous styles

Dimanche 11 juin

13 h 45-14 h 15 

Place Dansencore: Fleuve Espace Danse

14 h 30-15 h 

Place Dansencore: [zøgma]

15 h 15-15 h 45 

Place Dansencore: Animation Aainjaa

15 h 30-17 h 

Maison de la culture: Projection du film Un homme de danse avec Vincent Warren

16 h-16 h 30 

Place Dansencore: [zøgma]

16 h 45-17 h 15 

Place Dansencore: Fleuve Espace Danse




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