Guy Nantel: corrompu, mais outrageusement drôle

Guy Nantel... (Archives La Presse)

Agrandir

Guy Nantel

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Danièle L. Gauthier
La Presse Canadienne
Montréal

On ne voit pas souvent Guy Nantel à la télévision, mais ses rares apparitions sont très remarquées. L'humoriste, qui aime casser du sucre sur le dos de ses contemporains, n'épargne personne, politiciens ou citoyens. Son analyse impitoyable des faits de la vie quotidienne tranche aussi net qu'une guillotine.

Présenté en deux parties, les lundis 12 et 19 juin, 21 h, à TVA, Guy Nantel corrompu annonce le thème de la soirée: se voir tel que nous sommes. Il n'hésite pas à affirmer que nous sommes tous des «pourris»: qui n'a pas essayé de gonfler une allocation de dépenses en faisant ses impôts? Il déplore la quantité de «gnochons» au Québec et avoue être un «préjugeux». Il incorpore dans son mélangeur les étudiants râleurs, la police à qui on confie la sous-traitance de nos violences refoulées, les adeptes de lignes ouvertes, la route des pots-de-vin fréquentée par certains élus? La liste est longue. On sent que Guy Nantel a profondément cogité sur ses propos.

Et toute cette analyse alterne avec ses percutants Vox Pop. Des questions telles que «À quoi a servi la commission Charbonneau?», «Qui est le premier ministre du Québec?», «Qu'est-ce qu'un dictateur?» prennent les gens au dépourvu et lorsqu'il se risque à lancer «Nommez-moi un dictateur», on trouve une réponse: «George Bush, mais il n'est jamais venu "dictater" au Québec».

Là où on ne va jamais

Époustouflant! On ne doute pas qu'il y ait une circulation impressionnante dans les airs, mais tout ce que ces déplacements imposent en matière de sécurité, de performance, de soins à la clientèle dépasse l'imagination. À TV5, Julie Morelle nous prend sous son aile pour explorer ce monde si peu connu.

Il y a des entreprises chargées de préparer les repas des passagers. Les compagnies aériennes les plus achalandées doivent servir plus de 150 000 repas quotidiennement, préparés sous la supervision de chefs expérimentés en fine gastronomie. On aura pris soin de prévoir la qualité et le goût des aliments qui devront être réchauffés dans l'avion, de même que la facilité pour le personnel de les servir. Rien n'est laissé au hasard. Il y a la décoration des cabines expliquée par Jacques Pierrejean, designer d'intérieur des premières classes et des avions privés qui, grâce à sa créativité, deviennent de véritables palaces volants.

On dit que depuis la tragédie du World Trade Center, le recours aux avions privés est de plus en plus en vogue. On se sent plus en sécurité et on ne risque pas d'être retardé pour toutes sortes de raisons. Mais l'accès à ces joujoux demeure le privilège des milliardaires, car le prix de ces petites merveilles varie entre 240 et 300 millions $, plus 50 pour cent de ce montant pour la décoration.

L'horreur passée sous silence

On ne s'attend pas à voir un film d'horreur à Explora. Et pourtant, ce samedi, 20h, c'est, en quelque sorte, ce que nous verrons avec le documentaire L'orque tueuse. Le poids d'une orque se compte en tonne et les dresseurs éprouvent beaucoup de plaisir à travailler avec elles, toujours si dociles. Mais en 2010, Dawn Brancheau fut tuée par son «équipière». On a tenté de comprendre ce qui a pu provoquer un tel revirement, et voilà qu'on découvre des histoires d'horreur difficilement supportables entourant le traitement qu'on réserve à ces mammifères marins.

Les trois patients Entre la vie et la mort que nous suivons dans le documentaire tourné au Addenbrooke's Hospital de Cambridge, en Angleterre, accidentés de la route, représentent des cas pour lesquels les neurologues tentent de se surpasser afin de déjouer la mort. Pour des parents face à leur enfant plongé dans le coma ou pour des enfants qui voient leur père ou mère à ce point brisés, c'est un choc. Et quoi de pire que de devoir choisir entre la vie et la mort? À Découverte, ce dimanche, 18h30, à Radio-Canada.

Promis à un brillant avenir, le fils de John F. Kennedy a pourtant, lui aussi, connu une fin tragique. En juillet 1999, alors qu'il pilotait le petit avion l'emmenant lui, sa femme et sa belle-soeur, de New York à l'île de Martha's Vineyard, on a perdu sa trace à mi-chemin de son itinéraire. On a ardemment cherché à comprendre ce qui a pu se passer pour que l'avion plonge dans l'océan après avoir dévié de son parcours, et le documentaire JFK Jr étudie les causes probables de cette fin abrupte.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer