Les arts visuels habitent l'Amphithéâtre

Le sculpteur Martin Brousseau est le créateur de... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le sculpteur Martin Brousseau est le créateur de Noctiluques, l'oeuvre qui orne désormais la clôture installée sur l'esplanade de l'Amphithéâtre Cogeco.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Amphithéâtre Cogeco n'est pas un lieu de prédilection que pour les artistes de scène. On a dévoilé mercredi Noctiluques, une oeuvre visuelle du sculpteur trifluvien Martin Brousseau qui ornera désormais la clôture délimitant l'esplanade de l'amphithéâtre.

L'oeuvre est constituée de 1400 cuillères attachées aux barreaux de la clôture de fer forgé et sur laquelle elles forment une ligne sinueuse rappelant des vagues ou des ondes. Chaque cuillère est fixée à l'horizontale à son barreau de telle sorte qu'elle peut pivoter sur elle-même pouvant ainsi tourner au gré des vents. Le cuilleron de chaque ustensile est, par ailleurs, orné d'une pastille de couleur réfléchissante, donnant une dimension supplémentaire à la facture visuelle de l'oeuvre. 

À travers le dessin formé par les cuillères installées sur une quarantaine de mètres sont insérées des photographies de spectacles qui ont été présentés à l'Amphithéâtre, des oeuvres de Jean-Sébastien Désilets, Étienne Boisvert et Olivier Croteau.

Une des caractéristiques principales de Noctiluques, dont le terme désigne un plancton marin qui s'illumine lorsqu'agité, c'est qu'elle invite le passant à faire lui-même tourner les cuillères. 

«L'inspiration, indique Martin Brousseau, c'est le vent qui souffle depuis le fleuve. D'où l'idée de girouettes arrimées à la clôture pour prendre la direction du vent. Comme les gens vont circuler à proximité, j'ai voulu ajouter un effet de jeu ou de divertissement qui vient rappeler la nature du lieu où c'est installé.»

«En intégrant des pixels lumineux de différentes couleurs, je veux que l'oeuvre ait une autre lecture de nuit, qu'elle soit en constant changement et que personne n'en ait le contrôle. Elle va changer constamment en fonction d'éléments comme les grands vents ou la manipulation des passants.»

Six semaines de travail ont été nécessaires à l'artiste et une équipe de collaborateurs pour réaliser les 1400 soudures permettant de fixer les cuillères. 

«Je redécouvre l'oeuvre en la voyant installée puisqu'en atelier, je ne pouvais avoir la perspective d'ensemble et je suis très heureux du résultat. En même temps, je reste humble parce que c'est intégré à la clôture: ça n'a pas l'ampleur de la sculpture principale qui orne l'esplanade. Je suis quand même très heureux de retrouver une de mes oeuvres sur la place de l'Amphithéâtre où beaucoup de gens circulent et aussi de l'offrir à la population trifluvienne.»

L'équipe de la Corporation des événements a confié à la directrice des arts visuels à la Ville de Trois-Rivières, Marie-Andrée Levasseur, le soin de lancer l'invitation à des artistes trifluviens pour qu'ils présentent un projet. Huit ont été contactés et cinq ont présenté une proposition et le comité a opté pour celle de Martin Brousseau. 

«On a aimé le rythme inhérent à l'oeuvre avec le dessin des vagues et aussi son interactivité puisque les spectateurs peuvent s'impliquer. L'aspect cinétique de l'oeuvre était d'autant plus intéressant qu'en art public, à Trois-Rivières, on n'en retrouvait pas encore. Ça nous a aussi plu parce que ça s'adresse aussi bien aux tout-petits qu'aux grands considérant la façon dont les cuillères sont réparties sur la clôture.»




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