Une carrière qui prend forme pour Samuel Thellend

Samuel Thellend est plus certain que jamais que...

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Samuel Thellend est plus certain que jamais que sa place est sur la scène.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même s'il a quitté la Mauricie pour Montréal depuis six ans, le nom de Samuel Thellend est toujours familier à ceux qui suivent les musiciens d'ici et il est vrai que le jeune homme revient régulièrement dans sa ville natale tant pour visiter la famille que pour participer à des spectacles.

Thellend s'est toujours démarqué par la passion avec laquelle il fait de la musique, ne refusant jamais une occasion de chanter ou de faire progresser sa carrière. Il a franchi un point tournant de celle-ci puisque dans les jours qui viennent, il tournera la page sur la plus importante expérience de sa vie de musicien: il complète les dix mois du programme de l'École nationale de la chanson de Granby, une expérience éducative à temps plein destinée aux auteurs, compositeurs et interprètes aspirant à une carrière.

Samuel Thellend a dû mettre de l'argent de côté ces dernières années pour être en mesure de se consacrer entièrement à ce cours unique dans la francophonie.

«Je visais ça depuis longtemps mais il me fallait réunir les conditions pour y arriver. Je savais que ça me sortirait de ma zone de confort et que ça m'ouvrirait des horizons musicaux nouveaux et c'est bien ce qui s'est passé. J'ai exploré un nouveau son avec la guitare électrique, j'ai aussi beaucoup appris dans la composition de chansons.

La formation est très complète avec des cours de techniques de studio, de production d'album, de connaissance du répertoire ou de gestion de carrière, une nécessité dans l'industrie musicale actuelle. Ç'a été extrêmement bénéfique», a-t-il raconté en entrevue téléphonique depuis Granby. 

«De nombreux artistes de premier plan sont passés par là comme Philippe Brach, Vincent Vallières, Alex Nevsky, Lisa LeBlanc ou Damien Robitaille. C'est un tremplin exceptionnel.»

La cohorte de 2016-2017 qui compte seize heureux élus choisis à la suite d'auditions offrira deux spectacles pour clore son année scolaire et Philippe Brach sera l'artiste invité. Ils présenteront le premier à l'auditorium de Granby le 6 juin et le second dans le cadre des Francofolies de Montréal le lendemain, à l'Astral.

Chaque étudiant chantera une de ses créations en plus d'accompagner des collègues sur la leur. Samuel Thellend a choisi une récente composition, Maudit mental. «Elle reflète une attitude que j'ai développée dernièrement. Ça parle de la nécessité de s'éloigner du tourbillon du quotidien pour retrouver le calme et la sérénité. Je l'assume totalement.»

«J'ai vraiment appris le métier d'auteur, compositeur et interprète pendant mon séjour. Ça a changé ma façon de créer. L'inspiration, c'est un muscle qu'il faut exercer en s'installant régulièrement à son bureau de travail. Ce que j'ai appris m'a donné beaucoup de liberté dans mon processus de création. Ça donne du jus à l'interprète que je suis aussi.»

Il n'y a aucun doute dans son esprit qu'il y aura, dans sa carrière, un avant et un après l'École nationale de la chanson. «Je peux déjà dire qu'à l'avenir, mon rôle d'auteur et de compositeur va prendre plus de place. J'ai appris à écrire et composer en étant plus près de mes émotions; je me sens vraiment connecté avec moi-même.»

«J'ai 27 ans et je suis conscient que dans l'optique d'une carrière musicale, c'est maintenant que ça se passe. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu faire ce cours. Mon ambition de vivre de ma musique n'a jamais changé et là, je me suis donné les moyens de le faire.»Il réfléchit présentement à un spectacle qu'il aimerait monter et promener le plus possible dans une formule simplifiée facile à adapter aux petites salles. 

«L'école aide aussi à se faire des contacts, ne serait-ce qu'avec la gang qu'on formait. J'ai développé des amitiés qui vont durer et ça va sûrement entraîner des collaborations. Je me vois très bien faire un spectacle à deux qu'on pourrait roder un peu partout 

avant d'enregistrer un album. J'aimerais aussi développer le marché européen qui offre des possibilités intéressantes mais qu'on néglige souvent.»

C'est sans compter qu'il a compris que sa force première demeure son talent de compositeur qu'il compte bien mettre au service d'autres interprètes. «Ma place dans l'industrie s'est précisée. Je suis plus conscient des styles que j'aime et qui me conviennent. J'excelle dans les chansons rock entraînantes, up tempo et avec l'ajout de la guitare électrique, je peux donner une énergie plus intense. Ce qui ne fait aucun doute, c'est que ma place, c'est sur la scène.»




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