La Biennale d'estampe à l'âge de la maturité

Réunis pour annoncer la programmation de la 10e... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Réunis pour annoncer la programmation de la 10e Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières, on retrouvait, de gauche à droite: Alexandra Szacka, présidente d'honneur, la présidente et directrice artistique Elisabeth Mathieu ainsi que Pascal Samonini, représentant la Caisse Desjardins Laviolette.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La 10e édition de la Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières, qui aura lieu du 18 juin au 10 septembre, sera célébrée sous les auspices d'une présidente d'honneur qui incarne à merveille la dimension internationale de cette manifestation artistique, la journaliste Alexandra Szacka.

La présentation de la présidente s'est faite jeudi en même temps que celle de la programmation de l'édition 2017 qui marque le 20e anniversaire de création de la BIECTR. Vingt ans qui auront notamment servi à établir sa notoriété d'un bout à l'autre de la planète puisque l'événement accueillera cet été quelque 300 oeuvres de 51 artistes en provenance de 19 pays.

Comme c'est désormais la norme, quatre lieux d'exposition accueilleront les visiteurs: l'ancienne gare ferroviaire, le Centre d'exposition Raymond-Lasnier, la Galerie d'art du Parc et le Musée Pierre-Boucher. Le Centre de diffusion Presse Papier accueillera pour sa part des oeuvres de l'artiste britannique Wuon-Gean Ho, qui participe également à la BIECTR.

Devenue quelque peu tentaculaire avec les années, la Biennale s'étendra dans quelques autres lieux à travers des expositions et activités parallèles occupant salles d'exposition, commerces, institutions scolaires de même qu'un musée. Elle ira jusqu'à Montréal où elle prendra racine à l'Atelier-Galerie A. Piroir ainsi qu'à la Galerie Robert Poulin pendant l'été.

On suggère de consulter le site de la BIECTR (www.biectr.ca/) pour une liste complète mais il convient de mentionner ici les interventions urbaines de l'artiste Alejandra Basañes qui, à divers moments au cours de l'été, procédera à la création et à l'impression d'oeuvres et poèmes en sérigraphie dans la rue, avec le public. Le tout sera accompagné de projections d'estampes sur des immeubles du centre-ville. Les dates de ses interventions sont disponibles sur son site www.basanes.com.

Le public sera aussi invité à rencontrer différents artistes de la BIECTR qui présenteront leurs oeuvres lors de conférences pour lesquelles l'accès ne nécessite qu'un passeport en vente au coût de 5 $.

Cette année encore, six prix seront remis: le Grand Prix de la BIECTR, le Prix Desjardins, le Prix Télé-Québec, le Prix Invitation Presse Papier, le Prix Société immobilière Duguay ainsi que le Prix Atelier-Galerie A. Piroir.

Ils seront tous décernés lors de l'ouverture de la Biennale, le 18 juin, sauf pour le Prix Atelier-Galerie A. Piroir et le Prix Société immobilière Duguay qui, lui, est décerné en fonction d'un vote du public et dont le gagnant ne sera donc dévoilé qu'au terme de l'événement en septembre. 

La présidente et directrice artistique de la Biennale Élisabeth Mathieu se réjouit particulièrement de la qualité artistique de l'événement 2017. «Nous avons reçu 420 dossiers de candidature. À 6 ou 7 oeuvres par dossier, cela a constitué une lourde charge pour le jury. Ce n'est pas un record mais c'est quand même au-dessus de la moyenne qui se situe autour de 400 par édition.»

«Il ne fait pas de doute à nos yeux que la notoriété de l'événement augmente à travers le monde. À chaque édition, on trouve de nouvelles candidatures d'artistes n'ayant jamais participé ou d'autres ayant déjà soumis un dossier dans le passé et qui reviennent. Le bouche-à-oreille mais aussi les médias sociaux contribuent énormément à susciter de l'intérêt pour notre événement.»

Le contenu de cette 10e édition est ainsi influencé par cette notoriété.

«On voit une évolution dans l'utilisation des techniques de l'estampe et dans la présentation également, mais les préoccupations se répètent quand même d'une édition à l'autre. Les artistes sont toujours très préoccupés par l'environnement, les grands enjeux sociopolitiques sont aussi très présents dans les oeuvres. Ils continuent par ailleurs d'aimer travailler le portrait, le paysage, l'architecture. L'artiste est un citoyen à part entière alors, il partage les mêmes préoccupations que celles de l'ensemble du public. Cependant, au lieu de prendre des mots, c'est par des images, des couleurs et des symboles qu'il manifeste ses préoccupations ou simplement ses goûts.»

«C'est donc dire que la Biennale va parler à tout le monde parce qu'elle va refléter des préoccupations qui sont communes à tous. Mais chaque artiste va les exprimer avec sa singularité et chaque spectateur pourra s'approprier les oeuvres à sa façon à lui.»

Alexandra Szacka, pour sa part, manifestait un évident plaisir à prendre part à cette manifestation artistique.

«C'est un grand plaisir de revenir à Trois-Rivières où j'ai habité pendant trois ans avec ma famille au moment de notre arrivée au Canada. Comme mon père habite toujours ici, je reviens encore régulièrement et c'est une ville que j'ai vue se transformer de façon assez extraordinaire, particulièrement dans le domaine culturel.»

«Par ailleurs, comme j'adore l'art, je ne pouvais trouver meilleur prétexte pour revenir. Partout où je vais dans le monde, je me fais un devoir de visiter musées et galeries. Je trouve que l'art n'a jamais été si pertinent que maintenant, dans le monde où nous vivons. Les conflits qu'on voit un peu partout ont souvent comme base un problème de communication, d'incompréhension, d'interprétations divergentes de l'histoire. Or, l'art est un langage universel. C'est LA façon de communiquer au-delà des mots, des griefs, etc. Plus que jamais, je pense que l'art est pertinent et peut-être même essentiel. Il transcende les conflits. Sans compter que c'est un moteur économique très substantiel.»




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