Récompense prestigieuse pour Audrey Martel

Libraire certifiée et copropriétaire de la librairie trifluvienne...

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Libraire certifiée et copropriétaire de la librairie trifluvienne l'Exèdre, Audrey Martel a reçu officiellement lundi le Prix d'excellence de l'Association des libraires du Québec.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trois-Rivières peut désormais se targuer de compter sur une libraire d'exception dont la compétence est garantie par un prix prestigieux. Audrey Martel, libraire certifiée et copropriétaire de la librairie l'Exèdre, a reçu lundi soir le 5e Prix d'excellence de l'Association des libraires du Québec.

L'honneur est d'autant plus important que la lauréate est une jeune femme de 31 ans qui n'exerce officiellement le métier que depuis 2013. Elle a reçu sa certification de qualification professionnelle en 2015 pour devenir copropriétaire de l'Exèdre l'année suivante alors qu'elle et Éliane Sainte-Marie ont racheté une partie des parts du fondateur de l'établissement de la rue Saint-Maurice, Benoît Saint-Aubin.

Rejointe alors qu'elle s'apprêtait à aller recevoir son prix, elle avouait un stress compréhensible mais une fierté plus grande encore.

«L'honneur a une grande valeur symbolique à mes yeux parce que c'est un prix remis par un comité de pairs dont certains ont eux-mêmes été lauréats. Mon dossier de candidature était notamment centré autour de mes implications sur plusieurs conseils d'administration comme le Salon du livre de Trois-Rivières, le Festival littéraire de la Mauricie et du Centre-du-Québec ou la Coopérative des librairies indépendantes du Québec.»

Elle participe aussi activement à la revue Les Libraires en plus d'être animatrice du club de lecture du réseau des bibliothèques publiques de Shawinigan.

Par ailleurs, comme en témoigne une simple conversation téléphonique, la lauréate est dynamique et complètement passionnée de lecture.

«Je pense que les gens se font souvent une idée des libraires comme étant des gens réservés qui lisent silencieusement dans leur coin mais je ne corresponds pas du tout à ce profil. Je suis expressive et dynamique et ce sont des traits de caractère que je mets à profit dans mon travail. J'adore le contact direct avec le client et il n'y a rien qui me fait autant plaisir que de le voir revenir avec les yeux pétillants parce qu'il a vraiment aimé une suggestion que je lui ai faite.»

«Je crois que c'est ce qui fait la différence pour une librairie indépendante. Quand les gens ont goûté à un service personnalisé, qu'il se soit créé une relation avec un libraire, ça devient quelque chose de précieux. On peut vraiment tisser une relation qui peut même parfois être le germe d'une amitié tissée sur une passion commune. C'est vraiment très spécial.»

Le prix est accompagné d'une bourse de 2000 $ qu'Audrey Martel destine à l'achat de nouvelles parts de la librairie.

«Nous avons établi un processus par lequel Éliane Sainte-Marie et moi allons racheter graduellement des parts de la librairie jusqu'à ce que nous en devenions propriétaires à 50/50. Avec Benoît, le fondateur, on a vraiment trouvé un processus de transition super agréable. Il demeure avec nous comme un mentor pendant quelques années alors, on se sent guidées et de son côté, il assure la pérennité de la librairie qu'il a mise sur pied il y a trente-cinq ans.»

Pour ce qui est de l'avenir de sa profession, il lui apparaît on ne peut plus positif.

«Je n'ai aucunement l'impression de m'être embarquée dans un projet risqué. Le milieu du livre demeure très fort. Même que les chiffres de vente sont en augmentation dans les librairies indépendantes alors que ce n'est pas forcément le cas dans les chaînes de magasins. Je constate que les gens sont sensibles à l'idée de l'achat local et réfléchi. Le livre traditionnel se vend toujours très bien. De notre côté, on vend le format numérique sur notre plate-forme mais le livre en papier demeure très prisé et tout indique qu'il va le demeurer.»

La libraire est originaire d'Acton Vale et elle est venue faire ses études à l'UQTR où elle a décroché une maîtrise en Études québécoises. Elle estime que Trois-Rivières est un milieu particulièrement favorable pour une librairie comme la sienne.

«Il semble que chaque librairie a son créneau propre et il existe un bon respect entre nous. Par ailleurs, Trois-Rivières est une ville trippante, dynamique où on retrouve pas mal de jeunes. C'est d'ailleurs une clientèle à laquelle je m'intéresse particulièrement; j'aimerais stimuler la lecture auprès des gens de mon âge.»




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