Le choeur Pro-Musica célèbre ses 50 ans

Claude Godbout, à l'avant-plan, est à la barre... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Claude Godbout, à l'avant-plan, est à la barre du choeur Pro-Musica depuis 37 ans.

François Gervais, Le Nouvelliste

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En 2017, le choeur Pro-Musica célèbrera ses 50 ans d'existence. Un anniversaire peu banal pour ce regroupement de chanteurs amateurs qui a réalisé plusieurs projets d'envergure au cours de son histoire.

Pourtant, le 50e anniversaire du choeur a bien failli ne pas être souligné. «Je vais vous avouer que j'ai réalisé que c'était le 50e il y a environ un mois. Je n'avais pas pensé à ça du tout», admet candidement Claude Godbout, le directeur musical. «Ce ne sont pas des choses auxquelles j'accroche beaucoup.» 

Claude Godbout ne se formalise pas d'un anniversaire pour réaliser des projets hors de l'ordinaire. «On me demande souvent ce sera quoi mon projet de fou cette année parce que j'ai toujours des projets qui sortent du cadre traditionnel d'un cadre amateur.»

«Ce sont des flashs qui me passent. J'ai la chance que régulièrement ça fonctionne bien», s'exclame M. Godbout en mentionnant, entre autres, la prestation à Notre-Dame-de-Paris et à Chartres en 2004. «Ce sont des moments qui soudent un groupe car ces expériences sortent de l'ordinaire.»

Pourtant, ce n'est pas le genre de projets que le directeur musical des 37 dernières années recherche à tout prix.

«Ce n'est pas la distance qui est importante. On a aussi chanté avec Natalie Choquette et ç'a été une expérience exceptionnelle», raconte-t-il en reconnaissant aussi le soutien de plusieurs musiciens, notamment Valérie Milot et Antoine Bareil qui répondent présent dès que l'occasion se présente. Le choeur peut aussi se targuer d'avoir interprété plusieurs requiem. 

«On a chanté des requiem qui n'ont jamais été chantés à Trois Rivières.»

Cette année, le choeur Pro-Musica s'unira avec les disciples de Massenet, une chorale de Montréal, pour présenter la messe solennelle de Louis Vierne. Environ 80 choristes seront réunis sur scène pour cette occasion, le 14 avril, à la chapelle du Séminaire de Trois-Rivières.

Peu importe le projet, M. Godbout assure que le niveau d'énergie est constant. «Ce n'est jamais à moitié, on y va à fond. Il y a beaucoup de préparation», garantit-il.

Son bagage d'enseignant lui permet de transmettre efficacement sa passion aux nouveaux qui se joignent au groupe d'année en année. «Ça change tous les ans autour du noyau qui est constitué d'environ une quinzaine de fidèles. Ça permet de toujours aller vers la continuité, on ne recule pas, on avance et on avance.»

Si la qualité du produit livré par le choeur Pro-Musica est une priorité pour Claude Godbout, la porte est grande ouverte pour quiconque aurait envie de se lancer dans l'aventure. «La grande musique c'est fait pour tous, ce n'est qu'une question de temps», lance-t-il en citant Gabriel Fauré.

Toujours animé par un désir de s'impliquer tant que sa santé le lui permettra, Claude Godbout n'est pas à court de motivation. «Ce qui m'anime encore autant après 37 ans, ce n'est pas compliqué, c'est ma passion et c'est de voir des gens qui chantent avec moi depuis 30 ans et plus. Un désir de tirer tout le monde dans la bonne direction.»

Le plus gros bémol demeure le recrutement. «C'est de plus en plus difficile d'embarquer les gens dans une activité hebdomadaire.»

«On apprend trois répertoires chaque année. Ça prend quelqu'un qui est assez passionné et qui est prêt à faire des devoirs. Ça se fait toujours dans le bonheur et dans la joie. Il n'y a pas de pression... des fois j'en mets un petit peu pour que ça avance», rigole-t-il.

Il y a aussi le créneau de musique sacrée que chérit le choeur trifluvien qui peut aussi être intimidant pour certains. «D'amener des gens à chanter ces chants-là, ça devient plus difficile parce qu'ils n'en ont jamais chanté. Beaucoup sont intimidés aussi par ce genre de répertoire.»

Même s'il parle du présent avec ferveur, il n'écarte pas que le manque de participants sonne le glas du choeur. «Je pense qu'on pourrait arriver à ça. Quand? Je ne le sais pas. Le plus tard possible j'espère.»




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