Une double dose de Molière

Le Théâtre des Nouveaux Compagnons présentera un programme... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le Théâtre des Nouveaux Compagnons présentera un programme double où Molière sera à l'honneur à compter de jeudi à la salle Anaïs-Allard-Rousseau. En plus du Médecin malgré lui, la troupe proposera Les Précieuses ridicules, dont on voit une partie de la distribution. On reconnaît Adamo Ionata, Samuel Fortin, Camille Beauchemin, Jean-François Pinard et Kathleen Lacroix.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La saison 2016-2017 du Théâtre des Nouveaux Compagnons amorce son dernier droit avec une proposition qui n'est pas la moindre. La troupe s'est donné comme défi de présenter non pas une, mais deux pièces de Molière, Les précieuses ridicules et Le médecin malgré lui, en une seule soirée.

«Ce sont deux courtes pièces et on préfère toujours présenter des programmes complets. Ça faisait plusieurs fois que ce projet-là revenait sur la table et on a décidé de le faire», explique Yves Deguire qui signera la mise en scène du Médecin malgré lui. Son travail sera complété par celui d'Annie Trudel qui sera la metteure en scène pour les Précieuses ridicules.

La soirée d'une durée d'environ deux heures avec entracte permettra d'assister à deux classiques qui seront traités différemment, mais avec le même bassin de comédiens, à quelques exceptions près.

«On a la même distribution pour toute la pièce. C'était le défi, de donner deux rôles différents aux comédiens», raconte M. Deguire qui montera également sur scène, en compagnie de Vincent Dubuc, Gabriel Godbout, Jean-François Pinard, Camille Beauchemin, Kathleen Lacroix, Bella Bolduc, Samuel Fortin, Adamo Ionata, Patrice Martin, Martin Bergeron et Roxanne Pellerin.

«Ça rend le défi intéressant aussi pour le comédien qui avait deux textes à apprendre et, comme c'est le même style, il ne fallait pas qu'ils se mélangent dans les textes», renchérit Annie Trudel. 

L'occasion est bonne pour s'initier à ces grands classiques promet Yves Deguire qui, dans Le médecin malgré lui avait la volonté de rendre le texte le plus accessible possible.

«Avec Molière, c'est assez facile puisque les situations sont drôlesques, caricaturales. On s'est laissé glisser là-dedans et on a eu du plaisir avec les comédiens qui jouent ces rôles. Ce sont des choses qu'on ne se permet pas dans un autre type de théâtre. C'est une franche rigolade qu'on essaie de mettre en scène. Ce sont des situations de jeu qui vont faire en sorte que plus le comédien est à l'aise plus il va développer les petits gags», raconte M. Deguire.

Même son de cloche du côté d'Annie Trudel. «C'est complètement rafraîchissant. Molière a cette façon d'écrire avec des mots qu'on s'est permis d'adapter pour remplacer les expressions d'autrefois avec des mots d'aujourd'hui pour rendre le texte plus accessible.»

S'ils ont traité leur partie de manière distincte, les deux metteurs en scène n'ont pas travaillé en vase clos.

«On s'est regardé aller parce que nos répétitions étaient conjointes. Ce ne sont pas deux univers qui sont inconciliables», lance M. Deguire.

«Il y a la vision de chacun des metteurs en scène qui entre en ligne de compte, on a chacun notre couleur. Le public pourra découvrir les possibilités de voir deux pièces de l'époque de Molière montées de deux façons différentes. Moi, je suis restée un peu plus classique et Yves est allé un peu plus moderne, avec des décors complètement différents», ajoute Mme Trudel.

La première aura lieu jeudi 30 mars à 20 h à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture. D'autres représentations sont prévues les 31, 1er, 6, 7, 8 avril à 20 h et le 2 avril à 14 h.




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