Le Salon du livre attire 15 000 visiteurs

Le Salon du livre de Trois-Rivières a accueilli... (Olivier Croteau)

Agrandir

Le Salon du livre de Trois-Rivières a accueilli 15 000 visiteurs ce week-end.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Chaque année c'est la même chose. Le Salon du livre de Trois-Rivières a la capacité de donner le sourire à ses visiteurs et aux auteurs qui vont à la rencontre du public. Cette année, près de 15 000 amoureux des livres ont participé à cette 29e édition de ce grand rendez-vous littéraire qui donnait une place importante à la bande dessinée avec son thème Un monde d'images.

«J'espère que ç'a permis à des gens qui ne connaissent pas beaucoup la bande dessinée d'ouvrir une BD et mettre son nez dedans. Il y a beaucoup de belles choses qui se font dans le domaine actuellement au Québec. Je souhaite que ça les incite à poser des questions aux libraires. Les gens sont rendus beaucoup ouverts à ce genre de littérature», a confié en entrevue Zviane, une auteure de bande dessinée et présidente d'honneur du Salon du livre de Trois-Rivières. 

«Je pense que j'ai rarement été aussi occupée dans un salon du livre. Et je ne crois pas qu'il y ait déjà eu un auteur de bande dessinée président d'honneur d'un salon du livre au Québec.»

Un peu partout, les stands des auteurs de bandes dessinées étaient très fréquentés par des jeunes, mais aussi par des adultes. Comme bien des genres littéraires, la BD se destine aux lecteurs de tous les âges. Zviane estime que l'adaptation cinématographique de la BD Paul à Québec de Michel Rabagliati a poussé des générations de lecteurs plus âgés à s'intéresser à ce que les Américains appellent le roman graphique. 

«C'est large la BD. Il y en a vraiment pour tous les goûts», a précisé Zviane. «Il y a beaucoup de nouveaux auteurs et de nouvelles maisons d'édition. C'est un milieu vraiment chaleureux et convivial à découvrir.» 

Les plus jeunes amateurs du genre étaient toutefois très heureux de rencontrer Alex A, l'auteur de la populaire série L'Agent Jean. Samedi, les enfants étaient si nombreux à vouloir le rencontrer et obtenir une dédicace, que les organisateurs du Salon du livre ont dû distribuer des coupons de rendez-vous aux visiteurs. Sans cette mesure qui rappelle la procédure pour rencontrer le père Noël en décembre, certaines allées étaient entièrement congestionnées de jeunes lecteurs. 

Plusieurs activités étaient centrées sur le thème de l'image. Tenus depuis quelques années, les ateliers d'Impro-Illustration avaient parfaitement leur place cette année. Dimanche en début d'après-midi, une soixantaine de personnes ont assisté à la création d'illustrations avec des illustrateurs professionnels. Plusieurs jeunes ont aussi pu dans le cadre de cette activité travailler avec eux. 

Bien que la bande dessinée occupait une place plus importante cette année, les autres genres littéraires n'étaient bien sûr pas mis de côté. Les visiteurs ont pu rencontrer quelques-uns des 360 auteurs présents et découvrir les livres des 250 maisons d'édition. 

Si le centre des congrès de l'Hôtel Delta était plus grand, ce qui sera bientôt le cas avec le projet d'agrandissement, le Salon du livre aurait pu accueillir davantage de maisons d'édition. 

«Nous avons ajouté de la bande dessinée à l'offre habituelle. Les romanciers et les auteurs jeunesse étaient toujours là», a noté la directrice générale du Salon du livre de Trois-Rivières, Julie Brosseau, extrêmement satisfaite de la réponse du public. «La thématique de cette année a toutefois permis d'attirer des auteurs et des maisons d'édition que nous n'avions pas avant. Par exemple, Zviane est dans le milieu depuis plus de dix ans, mais elle ne venait pas à notre salon.»

Un salon du livre est l'occasion de rencontrer des auteurs et personnalités qui nous font vibrer. À quelques pas de l'entrée, les visiteurs pouvaient rencontrer l'humoriste Lise Dion qui présentait son livre Humeurs d'une femme mûre et divertissante. «C'était très agréable. En général, les gens font la file pour me dire qu'ils m'aiment. Je ne peux pas être malheureuse de ça», a-t-elle avoué avec un large sourire. 

Louise Lacoursière était chez elle au Salon du livre de Trois-Rivières. L'auteure de romans historiques de la région avait un tout nouveau roman à proposer à son lectorat fidèle. 

«Il y a une magie dans l'air, un accueil absolument extraordinaire. Il y avait une séance de signatures samedi qui se terminait à 16 h, mais je suis partie à 17 h tellement il y avait du monde», a souligné celle qui vient de publier L'Amérindienne: dans l'univers de la Saline. «Pour moi comme pour tous les auteurs qui sont ici, c'est une récompense de rencontrer les lecteurs.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer