Douce folie au Salon du livre

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omme tant d'autres écoliers en visite au Salon du livre de Trois-Rivières jeudi, Léonie Leblanc était pressée de consulter le nouveau livre qu'elle a acheté.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Avec le départ qu'il a connu jeudi, le Salon du livre de Trois-Rivières est sur la route d'un autre succès. Une foule particulièrement dense de jeunes écoliers a envahi le site de l'événement en matinée avec tout ce que cela comporte d'enthousiasme, de relatif désordre et de bonne humeur.

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Une foule particulièrement dense de jeunes écoliers a envahi le Salon du livre, jeudi. On voit sur la photo le dessinateur Dominic Pelletier.

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Comme chaque année, Geronimo Stilton est de la... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.1

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Comme chaque année, Geronimo Stilton est de la partie.

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On n'a probablement pas accueilli plus de jeunes que par les années passées mais le visiteur est chaque fois étonné par la douce folie que les jeunes apportent à l'événement. Dans un Salon qui a fait de l'image son thème et qui fait la place belle à la bande dessinée et à l'illustration, la présence des jeunes ne pouvait être plus appropriée. 

Une qui ne se plaindra pas de cet enthousiasme, c'est la très sympathique Zviane, présidente d'honneur de cette 29e édition. Elle a d'ailleurs présenté la plus rafraîchissante attitude qu'on ait vue de la part d'un président d'honneur du Salon en 29 ans.

«Non seulement c'est une première pour moi d'être présidente d'honneur d'un Salon du livre, mais je ne me souviens pas d'avoir vu un auteur de bande dessinée reconnu de la sorte. Je suis vraiment excitée, laissait-elle entendre en entrevue en début de soirée. C'est tellement une bonne nouvelle pour la BD que des choses comme ça se produisent.»

Il est vrai que la bande dessinée québécoise vit une période faste que reconnaissent plusieurs intervenants du domaine.

«Il y a une effervescence très spéciale dans le milieu. Ça fait dix ans que j'en fais et je me rends compte que pour la première fois, je ne connais pas tous les auteurs parce qu'il y en a trop! On ne peut pas nécessairement en vivre comme auteur donc ça reste un métier difficile mais je ne me plains vraiment pas de ma situation. C'est vraiment l'fun ce qui se passe en ce moment.»

Madame la présidente croit que de faire de l'image le thème du Salon pourra contribuer à amener les gens à porter un regard différent sur ce genre littéraire.

«Beaucoup de gens pensent encore que la bande dessinée est destinée aux enfants. Il y a une si grande richesse dans la bande dessinée adulte, je souhaite à tous d'avoir la curiosité de l'explorer davantage. J'aimerais que ma présidence d'honneur contribue à inciter les gens à feuilleter des albums, à poser des questions à leurs libraires. C'est simplement une autre forme de littérature qui passe autant par les images que les mots. Moi, je dis aux gens de se jeter littéralement sur la bande dessinée: leur curiosité va être récompensée.»

Il y avait foule au Salon du livre... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Il y avait foule au Salon du livre jeudi.

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Bien sûr, le Salon demeure le carrefour de toutes les littératures comme en témoignait jeudi le bistro littéraire Télé-Québec. On y a reçu aussi bien l'auteure américaine Audrey Carlan avec ses 20 millions d'albums vendus sur le mode romantisme à connotation érotique que les soeurs Carolane et Josiane Stratis avec leur Ton petit look tome 2: Les filles sont-elles folles? traitant franchement et sans tabou de la maladie mentale. 

La présence d'une écrivaine américaine constituait d'ailleurs, pour le Salon du livre trifluvien, une première qui pourrait être une porte qui vient de s'ouvrir. 

«Nous sommes absolument ravis de l'accueillir, indiquait la directrice générale de l'événement Julie Brosseau. C'est par un heureux concours de circonstances qu'elle est ici parce qu'elle fait une tournée québécoise pour la promotion de sa série Calendar Girl qui sort en français au Québec et son éditeur nous a proposé de l'accueillir. Est-ce une porte qui s'ouvre? J'espère que oui! Nous sommes totalement ouverts à la présence des écrivains de l'étranger.»

«Le Salon du livre de Trois-Rivières n'est pas exclusivement réservé aux auteurs québécois. Nous allons toujours faire la promotion d'abord et avant tout de la littérature québécoise et canadienne parce que c'est la nôtre, mais si des auteurs d'ailleurs veulent venir ici, nous allons les accueillir à bras ouverts d'autant que nous savons qu'il y a un public pour ça.»

La directrice générale se disait, par ailleurs, complètement satisfaite du déroulement des activités. «C'est toujours très spécial d'accueillir les élèves la première journée et aujourd'hui, on a connu un gros jeudi avec quelque 2500 jeunes attendus. Non seulement ils découvrent le Salon mais on souhaite qu'ils retournent à la maison en parlant de livres.»

La dg se réjouissait aussi de l'impeccable déroulement des activités. «On n'a pas eu un seul accroc. Même la table à dessin de La Fabrique culturelle qui est une nouveauté et qui implique des aspects techniques délicats fonctionne à merveille.» Au plus grand plaisir des petits et de bon nombre d'adultes, des dessinateurs s'y exécutent devant public alors que leur travail est retransmis sur un écran géant. À voir.

La cérémonie d'ouverture qui s'est déroulée en fin d'après-midi est traditionnellement l'occasion de dévoiler les gagnants des différents prix. Le prix Illustration jeunesse pour un album a été remis à Isabelle Arsenault pour Louis parmi les spectres, publié à la Pastèque. Le prix pour le petit roman illustré est revenu à Mika pour Chacun sa fenêtre pour rêver chez Soulières éditeur. 

Le prix de la relève a été attribué à Valmo pour Un bon jour pour la chasse aux dragons aux 400 coups. Une mention a été donnée à Amélie Dubois pour La peine de Sophie-Fourire aux 400 coups.

Le programme est tout aussi chargé en ce vendredi avec notamment des rencontres d'auteurs dont Yves Beauchemin à 13 h, une table ronde sur l'écriture intime ou l'avenir du français au Québec, toutes deux à 18 h 30 ainsi que la traditionnelle soirée de poésie du Festival international de poésie de Trois-Rivières.




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