• Le Nouvelliste > 
  • Arts 
  • > Une exposition événement au Centre d'exposition Raymond-Lasnier 

Une exposition événement au Centre d'exposition Raymond-Lasnier

Les efforts combinés de la direction de la... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les efforts combinés de la direction de la Corporation de développement culturel et du Centre d'exposition Raymond-Lasnier ont permis la présentation de l'exposition La question de l'abstraction comme en ont témoigné la directrice du Centre, Marie-Andrée Levasseur, à gauche et la directrice générale de la Corporation, Nancy Kukovica.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'exposition la plus prestigieuse et la plus ambitieuse de l'histoire du Centre d'exposition Raymond-Lasnier de la Maison de la culture est en cours. La question de l'abstraction, une exposition itinérante du Musée d'art contemporain de Montréal se poursuivra jusqu'au 21 mai prochain.

L'exposition réunit trente-cinq oeuvres marquantes réalisées par trente artistes québécois majeurs entre le milieu du XXe siècle et la première décennie du XXIe. Elle permet de découvrir et de comprendre des mouvements artistiques qui ont marqué le virage vers la modernité et défini le développement de l'abstraction au Québec et au Canada.

Déjà que la mise en place d'une exposition aussi prestigieuse a exigé énormément d'effort et de persévérance, l'équipe du Centre d'exposition Raymond-Lasnier, dans un désir de faire profiter le plus de gens possible de cette exposition événement, a mis sur pied plusieurs activités gratuites visant différentes clientèles. 

On retrouve d'abord les visites guidées offertes à tout moment par les guides du CER-L tout comme l'audioguide, toujours disponible pour accompagner une visite individuelle.

Le 8 mars, à 10 h, on présente une activité familiale de peinture dans le cadre de la relâche scolaire. L'activité affiche déjà complet, mais une autre a été ajoutée pour le 30 avril.

Le 8 mai, à 9 h 30 et 11 h, on propose une activité découverte dans le cadre de Petits bonheurs Trois-Rivières pour les 2 et 3 ans. Le 9 avril, à 14 h, on recevra aussi Marie-Ève Beaupré, conservatrice de la Collection du MAC, qui prononcera une conférence. 

Par ailleurs, la promotion commence à faire sentir son effet si bien qu'une quinzaine de groupes scolaires ont déjà réservé leur visite.

Pour Marie-Andrée Levasseur, directrice du CER-L, il s'agit probablement de l'exposition la plus importante de l'histoire du centre d'exposition.

«Je ne veux en rien dénigrer les choses qui se sont faites ici depuis cinquante ans, mais j'oserais dire que c'est la plus importante exposition qu'on ait présentée. On a déjà eu des emprunts d'oeuvres en provenance de musées nationaux, mais une exposition complète, c'est une première. On a également eu dans les années 90, une exposition consacrée à Fernand Leduc, qu'on retrouve dans cette expo, mais l'envergure de l'exposition actuelle et sa thématique, sont exceptionnelles.»

L'exposition est prestigieuse certes, mais par son contenu, elle constitue aussi une fenêtre ouverte sur l'histoire de l'art .

«Par son exploration de courants artistiques, elle permet de comprendre pourquoi des artistes ont choisi de travailler l'abstraction à certaines époques de l'histoire du Québec. Les oeuvres les plus vieilles sont celles d'artistes ayant signé Le refus global dans une volonté de briser les règles qui régissaient le monde des arts à cette époque et dont ils voulaient s'affranchir.»

Il est intéressant de constater que cette exposition exceptionnelle a été réalisée sans que la Ville de Trois-Rivières ait eu à augmenter les budgets dévolus à son secteur des arts visuels.

«C'est dans ce genre de projet que la force de l'équipe prend tout son sens, soutient Nancy Kukovica, directrice générale de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières. Il n'appartient pas seulement à la direction de soumettre des projets, mais au contraire, nous souhaitons que nos directeurs nous arrivent avec des propositions intéressantes inspirées par ce qui se fait de mieux ailleurs pour présenter des événements plus intéressants à nos citoyens et à nos visiteurs.»

«Cette exposition est un événement majeur parce que c'est une première pour nous de travailler avec un musée d'État et de recevoir une de leurs expositions itinérantes. Ça nous a obligés à travailler de façon différente de ce qu'on fait habituellement alors, professionnellement, ça nous amène à un niveau supérieur, ce qui est également tout à fait souhaitable.»

«C'est un projet sur lequel on a travaillé pendant plus de deux ans et nous avons été forcés d'améliorer certains aspects techniques de la salle d'exposition, mais ça nous a aussi permis de constater que nous sommes choyés de pouvoir compter sur des infrastructures de la qualité de celles qu'on a et sans lesquelles il aurait été impossible d'accueillir cette exposition.

Il n'y a que deux villes à part Montréal qui l'ont reçue: Amos et Trois-Rivières. C'est donc exceptionnel et extraordinaire qu'on puisse donner accès à ces oeuvres chez nous sans que les amateurs aient à se déplacer à Montréal.»




À lire aussi

  • Ouvrir de nouveaux horizons

    Week-end

    Ouvrir de nouveaux horizons

    Si la vie s'était mieux comportée, elle aurait fait en sorte que les conditions favorables à la présentation de l'exposition La question de... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer