Le Festival western au musée

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On retrouve sur la photo la directrice du Musée québécois de culture populaire Valérie Therrien, en compagnie de la présidente et du directeur général du Festival western de Saint-Tite, Isabelle Tessier et Pascal Lafrenière.

Olivier Croteau

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'univers du cow-boy sera démystifié au Musée québécois de culture populaire cet été avec la présentation de l'exposition Notre Far West, qui rendra hommage aux 50 ans du Festival western de Saint-Tite.

«La force d'une région c'est l'ensemble de ses réussites, ses pratiques exemplaires et ses idées folles qui émergent de partout. C'est en s'inspirant de ce constat-là que nous avons développé notre association avec le festival, qui témoigne d'une pratique exemplaire, d'une réussite, et probablement d'une idée folle venue il y a 50 ans. Pour nous, l'événement des 50 ans du festival est étroitement lié à notre mission de mettre en valeur la culture et l'identité québécoises», indique la directrice du musée Valérie Therrien.

Mme Therrien observe que le seul mot «western» évoque presque automatiquement Saint-Tite dans l'esprit des Québécois. Le phénomène est assez unique. Chaque fin d'été, la localité de 4000 âmes se transforme littéralement en village western en mettant en scène tous les éléments de la culture country et western. Quelque 600 000 visiteurs se plongent dans le monde des rodéos, de la musique country et de tout ce qui gravite autour.

Saint-Tite en six zones

«C'est quelque chose de vraiment spectaculaire, la ville qui se transforme en ville western!», confirmait le responsable des expositions et de l'animation au musée, Dominic Ouellet, en expliquant le concept de l'exposition et sa disposition en six zones.

La zone d'introduction, la «ruée vers Saint-Tite», fera référence d'entrée de jeu à cette effervescence qui gagne Saint-Tite pendant le festival.

La zone des pionniers rappellera l'historique de Saint-Tite, qui était d'abord une ville qui vivait de l'industrie forestière et qui s'est ensuite tournée vers le cuir, entre autres avec la famille Boulet encore très active aujourd'hui. On parlera de l'histoire du festival, de ses débuts en 1967, et on présentera les grands moments des 50 années du festival.

L'exposition abordera de nombreux thèmes et éléments, aussi divers que la différence entre le country et le western, l'existence d'autres festivals en province, les disciplines de rodéo, l'équipement du cow-boy, les grands spectacles ou encore les différentes activités phares du festival comme le mariage country et les défilés.

Le visiteur pourra s'immerger dans le festival western à travers les décors, les capsules vidéo et les artéfacts provenant de la collection du musée ou encore prêtés par des gens de Saint-Tite. Des installations interactives permettront notamment aux visiteurs de s'exercer au lasso.

«Notre musée a voulu faire une exposition hommage, dont un hommage aux nombreux bénévoles - ils sont plus de 600, et aux précurseurs qui ont eu l'idée d'organiser un festival western à Saint-Tite. Vous allez comprendre pourquoi le festival a émergé, et pourquoi il a émergé à cet endroit-là. On va découvrir dans cette exposition c'est quoi un vrai cow-boy, c'est quoi la culture western, les saloons, la musique, les chapeaux, les chaps, les bottes...», énumère la directrice du Musée québécois de culture populaire en résumant l'essence de l'exposition Notre Far West.

«L'exposition, on la veut dynamique. Elle va nous amener dans l'univers western par le décor fabriqué ici à l'interne, par des objets qui viennent de notre collection et du festival. Il y aura de la musique et de l'interactivité dans les stations. Il y aura aussi une programmation culturelle qui va découler de l'expo, et qui va amener les visiteurs à vivre l'expérience Saint-Tite à l'extérieur des murs de l'expo», ajoute Mme Therrien.

Il s'agira de la première exposition réalisée depuis l'annonce du partenariat entre le Musée québécois de culture populaire et le DigiHub de Shawinigan pour la création d'un Muséolab. Dans l'expérience du visiteur dans le secteur de la muséologie, ce concept favorise l'expérimentation et le développement par l'intégration d'initiatives numériques.

Une fierté pour le festival

Le directeur général du festival, Pascal Lafrenière, se dit fier de voir le festival entrer au musée. Il voit la chose comme une reconnaissance de la croissance et de la notoriété de l'événement grâce à l'implication de tous, mais aussi de sa place dans la culture populaire québécoise.

«C'est certain que c'est bon pour le marketing du festival. Mais à la base, le festival c'est une histoire d'amour entre des gens, des compétiteurs, des artistes, des bénévoles, des citoyens, de tout le monde qui a fait en sorte que le festival est rendu où il est aujourd'hui.

Ça apportera de l'achalandage au musée, et ça nous apportera un coup de pouce marketing. Nos visiteurs vont venir nous voir au musée, ils vont apprendre et découvrir des choses qu'ils n'ont pas le temps de voir à Saint-Tite. Les clients réguliers du musée vont découvrir une histoire populaire et culturelle au Québec, celle du festival. Ça lance bien nos activités du 50e!», se réjouit-il.

L'exposition sera à l'affiche du 21 juin 2017 jusqu'en septembre 2019.




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