Zuckerberg veut «rassembler l'humanité»

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«Le progrès requiert maintenant que l'humanité se rassemble, pas seulement en cités ou en nations, mais en tant que communauté mondiale», affirme Mark Zuckerberg.

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Agence France-Presse
San Francisco

Le patron-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a publié jeudi un manifeste anti-isolationnisme et pro mondialisation, où il affirme la nécessité de «rassembler l'humanité» et explique comment le réseau social américain entend y contribuer.

Facebook et son patron revendiquent depuis des années la mission de «connecter le monde» et de «construire une communauté mondiale».

«Quand nous avons commencé, l'idée n'était pas controversée», souligne Mark Zuckerberg dans le long texte de plus de 6000 mots publié jeudi sur son profil Facebook. «Maintenant pourtant, il y a autour du monde des gens laissés derrière par la mondialisation, et des mouvements appelant à se retirer des relations mondiales».

Il fait valoir pour sa part que «nos plus grandes opportunités sont maintenant mondiales, comme répandre la prospérité et la liberté, promouvoir la pays et la compréhension (des autres), sortir les gens de la pauvreté, et accélérer la science. Nos plus grands problèmes ont aussi besoin de réponses mondiales, comme mettre fin au terrorisme, lutter contre le changement climatique et prévenir les pandémies».

«Le progrès requiert maintenant que l'humanité se rassemble, pas seulement en cités ou en nations, mais en tant que communauté mondiale», poursuit-il.

Et d'expliquer que le réseau aux 1,86 milliard de membres veut contribuer à «développer l'infrastructure sociale donnant aux gens le pouvoir de construire» une telle communauté mondiale, avec des outils permettant de s'informer, de s'entraider en cas de crise, de s'engager civiquement...

«Mon espoir est que davantage d'entre nous consacrent leur énergie à construire l'infrastructure sociale à long terme (nécessaire) pour rassembler l'humanité», écrit-il encore.

Il passe ensuite en revue une série d'initiatives prises par Facebook ces derniers mois. Il relève par exemple le besoin de «réponses coordonnées» face au terrorisme, aux catastrophes naturelles, aux épidémies ou aux crises de réfugiés, et évoque dans ce contexte l'outil «safety check», qui permet aux utilisateurs du réseau d'indiquer à leurs proches qu'ils sont en sécurité après un événement dramatique, mais aussi désormais de s'entraider en demandant ou proposant un abri, de la nourriture ou un moyen de transport pendant une crise.

Mark Zuckerberg revient aussi sur des polémiques ayant affecté Facebook, comme les fausses informations qu'il est accusé d'avoir laissé se propager pendant la campagne présidentielle américaine ou la censure très critiquée, et finalement abandonnée, d'un cliché historique de la guerre du Vietnam.

Mark Zuckerberg s'est construit ces dernières années une image de philanthrope: il avait annoncé en 2015 que lui et sa femme comptaient reverser progressivement 99% de leur fortune à des bonnes oeuvres, et notamment promis l'an passé 3 milliards de dollars dans la décennie à venir pour contribuer à la prévention et la guérison des maladies.

Certains lui ont aussi prêté des ambitions politiques, qu'il a démenties.




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