Un monde monstrueux et virtuel

Un monstre de 18 pieds a été installé sur... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Un monstre de 18 pieds a été installé sur la place du Marché. À l'aide de peinture phosphorescente, l'oeuvre semble prendre vie une fois la nuit tombée.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) À sa troisième édition, le Festival interglacial de la BD et des univers givrés de Shawinigan semble avoir trouvé sa voie.

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La bande dessinée a toujours une place importante.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Après deux premières années où l'événement offrait diverses activités liées majoritairement à la bande dessinée, le directeur général de Culture Shawinigan a décidé de voir plus grand et plus fantastique en 2017.

Si la bande dessinée a toujours une place importante, la portion liée à la sculpture offrait un spectacle bien différent de l'année dernière. Un monstre de 18 pieds fabriqué en mousse, mais qui ressemble à s'y méprendre à de la neige, a été installé sur la place du Marché sur la 5e avenue. Une fois la nuit tombée, la structure devient encore plus spectaculaire puisqu'elle est recouverte de peinture phosphorescente et entourée de projections.

«J'étais très inquiet pour le monstre, mais je ne le suis plus du tout. Même quand il n'est pas éclairé, les gens prennent des photos. Ça se retrouve directement sur Facebook. La nuit, au blacklight, c'est impressionnant. On a notre activité qui sort de la norme et qui fait partie du Québec Original», souligne M. Perro.

L'événement est actuellement confiné à l'espace étroit de la place du Marché, mais le concepteur aimerait bien que les gens passent encore plus de temps à l'extérieur. Des monstres, il pourrait bientôt en surgir aux quatre coins du centre-ville de Shawinigan.

«Au bout de cinq ans, nous pourrions avoir une vingtaine de monstres, et tu te retrouves avec une activité qui attire le Québec en entier. Les gens vont dire: ''Venez à Shawinigan, les monstres attaquent la ville''», mentionne Bryan Perro, qui rêve d'accrocher l'un d'eux au clocher de l'église située sur la 3e rue de la Pointe.

«On tire un peu partout en lien avec les univers givrés. C'est un terme qui est sans limites. Nous sommes maintenant à l'étape de consolider. La première et deuxième année, c'était correct, mais après trois ans, je pense que nous avons trouvé notre cible.

Les deux premières années, je me disais que ce n'était pas ça. L'oeuvre l'an dernier était au sol, avec la neige, c'était problématique... c'était magnifique, mais ce n'était pas ça. Ça n'attirait pas les familles», ajoute-t-il en soulignant qu'avec le spectacle Dragao à la Cité de l'énergie, l'offre fantastique est disponible à l'année à Shawinigan. «On commence à avoir un axe de développement.»

La réalité virtuelle s'invite

Une autre nouveauté s'est ajoutée à l'offre du Festival cette année, soit la réalité virtuelle. Un ajout fort populaire, si on en croit les dizaines d'enfants qui se sont immergés dans un univers parallèle, en trois dimensions, grâce à des lunettes conçues à cet effet.

Mais c'est la présence d'une toute nouvelle machine, le HTC Vive, qui a fasciné les jeunes, mais aussi moins jeunes. Après avoir enfilé des lunettes, l'utilisateur se retrouvait dans un monde complètement en trois dimensions où il était possible pour lui de dessiner ce qui lui plaisait. Par exemple, face à un bonhomme de neige, l'artiste pouvait décider de quel côté de la tête il désirait dessiner une carotte en se déplaçant autour du bonhomme... qui n'existe que dans la réalité virtuelle.

L'appareil en a impressionné plusieurs, à commencer par les bédéistes qui étaient sur place samedi.

«On est capable de créer notre univers et circuler autour. C'est l'avenir! Tous les humains de la terre vont vouloir jouer avec ça. C'est marcher dans l'univers de ce que l'auteur a dans la tête. On ne peut pas faire ça au cinéma», a mentionné Freg, un illustrateur qui forme un duo avec sa soeur Makina, scénariste, elle aussi fort impressionnée.

«J'aimerais ça avoir cette machine. On ressent l'oeuvre physiquement et elle devient une entité que tu invites les gens à venir la voir avec toi. Il n'y a pas de limite à la créativité.»

L'appareil, dont il n'existe que deux exemplaires au Québec, incluant celui appartenant à Culture Shawinigan, sera prochainement installé au Digihub, où M. Perro espère y développer de multiples projets.

«Ce que je veux faire, ça n'existe pas dans le monde. C'est de prendre des artistes professionnels qui vont travailler là-dessus et monter une exposition entièrement virtuelle. Tu peux te retrouver à 10-15 personnes dans l'univers du bédéiste. Je veux monter une exposition d'art visuel qui n'existe pas, qui n'a aucune matérialité. C'est une autre façon de traiter l'art. C'est facile à transporter et à faire essayer. Il ne faut que la machine pour créer et les lunettes pour visionner. Nous avons présentement les deux.»

En plus du Festival de la BD, les Univers givrés se poursuivront la fin de semaine prochaine avec la tenue du Shawicon, une exposition portant sur la culture populaire et geek, au Digihub.

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