Face Off: d'un réalisme qui fait peur

  • Roseline Clark, personnifiée par Émilie Marquis-Roy, est le fruit de l'imagination de l'équipe dont font notamment partie Marie Eisenburger, Florence Guévin et Juliette Duval. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    Roseline Clark, personnifiée par Émilie Marquis-Roy, est le fruit de l'imagination de l'équipe dont font notamment partie Marie Eisenburger, Florence Guévin et Juliette Duval.

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  • Les locaux d'arts plastiques du Séminaire Sainte-Marie avaient des allures de fourmilière au cours des derniers jours alors que tous les élèves de cinquième secondaire s'affairaient aux derniers préparatifs en vue du quatrième événement Face Off, qui s'est tenu jeudi soir dans le cadre des Univers givrés de Shawinigan. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    Les locaux d'arts plastiques du Séminaire Sainte-Marie avaient des allures de fourmilière au cours des derniers jours alors que tous les élèves de cinquième secondaire s'affairaient aux derniers préparatifs en vue du quatrième événement Face Off, qui s'est tenu jeudi soir dans le cadre des Univers givrés de Shawinigan.

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  • Les élèves travaillent sur l'histoire de leur personnage depuis plusieurs mois dans le cadre de leur cours de français ainsi que sur sa traduction en anglais dans leur cours de langue seconde. Ils n'avaient que quatre jours pour créer concrètement leur personnage à l'aide d'équipements et de matériaux dignes des grands plateaux de tournage hollywoodiens. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    Les élèves travaillent sur l'histoire de leur personnage depuis plusieurs mois dans le cadre de leur cours de français ainsi que sur sa traduction en anglais dans leur cours de langue seconde. Ils n'avaient que quatre jours pour créer concrètement leur personnage à l'aide d'équipements et de matériaux dignes des grands plateaux de tournage hollywoodiens.

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  • Les maquillages étaient très impressionnants. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    Les maquillages étaient très impressionnants.

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  • L'enseignant Pierre Duplessis a donné un coup de main à ses élèves pour la touche finale. Il est en compagnie de Juliette Hamel Gauthier. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    L'enseignant Pierre Duplessis a donné un coup de main à ses élèves pour la touche finale. Il est en compagnie de Juliette Hamel Gauthier.

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  • Ludovic Grenier Robitaille s'est transformé en homme radioactif. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    Ludovic Grenier Robitaille s'est transformé en homme radioactif.

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  • Les élèves ont travaillé d'arrache-pied. (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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    Les élèves ont travaillé d'arrache-pied.

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(Shawinigan) Les locaux d'arts plastiques du Séminaire Sainte-Marie avaient des allures de fourmilière au cours des derniers jours alors que tous les élèves de cinquième secondaire s'affairaient aux derniers préparatifs en vue du quatrième événement Face Off, qui s'est tenu jeudi soir dans le cadre des Univers givrés de Shawinigan.

C'est la première année que les créations émanant de ce projet, qui est devenu au fil des années une tradition pour les finissants de la maison d'enseignement shawiniganaise, sont présentées dans le cadre du festival qui regroupe le Festival interglacial de la BD et le Shawicon.

L'instigateur de cet exercice de création inspiré de l'émission de téléréalité américaine du même nom, l'enseignant Pierre Duplessis, a d'ailleurs imaginé une thématique dont il n'est pas peu fier pour inspirer ses élèves à dépasser les limites du maquillage d'effets spéciaux.

«Cette année, ça se passe dans un institut psychiatrique qui s'appelle Dudswell, où il y a un médecin qui prétend avoir découvert un remède pour soigner les maladies mentales. Il y a des patients de partout dans le monde qui y sont allés pour se faire soigner. Mais l'effet du remède est plutôt que la maladie mentale prend forme sur le corps des patients», explique l'enseignant en arts plastiques.

Les élèves travaillent sur l'histoire de leur personnage depuis plusieurs mois dans le cadre de leur cours de français ainsi que sur sa traduction en anglais dans leur cours de langue seconde. Ce travail de traduction a servi à la narration de faux documentaires - qui ont été sous-titrés en français - racontant la genèse des personnages et qui ont été présentés jeudi soir au Centre des arts de Shawinigan.

Mais ils n'avaient que quatre jours pour créer concrètement leur personnage à l'aide d'équipements et de matériaux dignes des grands plateaux de tournage hollywoodiens. Comme ce fut le cas lors des années précédentes, Pierre Duplessis est grandement impressionné par le résultat final.

«Il y a des jeunes qui ne pensaient jamais aimer l'art et qui ne croyaient pas avoir de talent pour ça. Mais on dirait que Face Off les pousse à aller chercher quelque chose au plus profond d'eux. Il y en a notamment un qui a fait une sculpture hallucinante et qui n'avait jamais sculpté de sa vie. Certains se découvrent des talents qu'ils n'avaient jamais exploités», note l'enseignant.

Pour une troisième année de suite, des artistes américains oeuvrant dans le domaine cinématographique et ayant participé à l'émission Face Off se sont déplacés à Shawinigan spécialement pour encadrer les élèves.

L'un d'eux, R.J. Haddy, s'est dit extrêmement impressionné par le talent et la créativité des élèves. Ayant déjà enseigné dans une école secondaire avant de se concentrer à temps plein à son art, il aurait aimé pouvoir diriger un tel projet à l'époque.

«C'est vraiment une belle production qui constitue une alternative intéressante à la traditionnelle pièce de théâtre de fin d'année. Je suis agréablement surpris de voir tout ce que les jeunes peuvent faire. Il y a certains projets pour lesquels j'étais un peu sceptique au début, mais ils ont été réalisés de façon extraordinaire», mentionne-t-il.

Les élèves étaient divisés en neuf équipes dans le cadre de ce projet. L'une d'entre elles a notamment créé le personnage de Roseline Clark, une dame qui a été rejetée par son mari et qui en a été grandement troublée.

Comme elle se trouvait laide, elle s'est mise à casser tous les miroirs qu'elle voyait et a développé une forme d'anorexie à force de toujours vouloir maigrir. Le remède a donc fait en sorte que des morceaux de miroirs se sont mis à sortir de son corps et sa maigreur s'est accentuée.

La porte-parole de l'équipe, Juliette Duval, soutient que ses partenaires de travail et elles ont grandement apprécié prendre part à Face Off, qui constitue en quelque sorte le dernier grand projet de leur passage au secondaire.

«C'est plus le fun d'apprendre et d'être évalués de cette façon qu'assis dans une salle de classe. C'est beaucoup plus dynamique», observe-t-elle.

De leur côté, les membres de l'équipe de Jessica Bénédicte ont créé une jeune artiste de 19 ans qui est devenue schizophrène après avoir pris de la drogue «pour ouvrir ses horizons créatifs».

«Elle s'est mise à recréer des grandes oeuvres sur son corps afin de devenir l'oeuvre elle-même. Le plus grand défi technique de notre personnage a été de faire tenir la prothèse qu'elle a dans le visage. Ç'a été compliqué», raconte-t-elle.

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