La réorientation du Satyre se précise

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La relance du Satyre se déroule bien selon la direction de la salle de spectacles.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Au mois d'août dernier, la direction du Satyre Cabaret-Spectacles au centre-ville trifluvien annonçait une relance après trois premiers mois d'activités cahoteux. Cinq mois plus tard, la salle de spectacles poursuit ses activités avec des orientations qui se précisent et une constante recherche de la programmation à privilégier.

Marie-Lyne Bédard, directrice générale du Satyre Cabaret-Spectacles.... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Marie-Lyne Bédard, directrice générale du Satyre Cabaret-Spectacles.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

«Les choses se placent tranquillement, expliquait mardi la directrice générale Marie-Lyne Bédard. Nous sommes toujours en train de revoir nos méthodes de travail et c'est un long processus. On continue de remettre les finances en ordre et de ce côté, ça va bien. En termes de programmation, nous sommes à définir notre place. On continue de chercher les bonnes idées et comment bien les gérer.»

Elle indique notamment que si, au départ, c'est le Satyre qui devait entrer en communication avec les diverses maisons de disques et agences pour dénicher des spectacles, de plus en plus, ce sont ces dernières qui appellent avec des propositions. «Rien que ça, ça change beaucoup de choses dans la gestion de la programmation.»

La directrice générale dit qu'on est en train d'identifier les bonnes personnes pour en assurer la gestion des trois créneaux du Satyre: la salle de spectacles, le bar et la cuisine. «Avec l'expérience, on identifie mieux les individus en mesure de nous aider. Nous sommes chanceux parce que beaucoup de gens sont prêts à nous donner un coup de main. On sent vraiment qu'il y a une volonté dans le public trifluvien pour que notre salle fonctionne.»

En termes de programmation, deux créneaux semblent se démarquer pour cette salle d'environ 150 places: l'humour et la musique rock et punk rock. «Nos mardis de l'humour fonctionnent bien. Mardi dernier, on a fait salle comble et on a déjà 60 billets vendus pour la soirée de retour en janvier. On réfléchit même à une forme d'abonnement de saison qui pourrait être avantageuse.»

«On s'est aperçu que la salle est parfaite pour le rodage des spectacles d'humour. On va accueillir les nouveaux spectacles de François Massicotte et de Réal Béland en rodage. Ils ont découvert en nous exactement le type de salle qu'ils cherchaient et je crois que c'est un créneau appelé à se développer.»

Pour l'autre créneau, il semble qu'il soit appelé à fleurir les vendredis soirs. «On sent que ça se développe. Notre créneau n'est pas celui de la relève à proprement parler mais des noms plus connus. Notre dimension de salle nous place entre Le Stage dans le secteur Cap-de-la-Madeleine et le Théâtre du Cégep. Il y a un marché pour ça.»

La programmation de 2017 en témoigne avec, notamment, le spectacle des 25 ans des Respectables, Caya et Dubé qui reprennent les succès de Vilains Pingouins et Noir Silence, Planet Smashers, Les Pistolets Roses, Les Dales Hawerchuck.

La présentation des soirées Kino 3R est également très prometteuse sans compter que le volet de la location de salle a été intéressant pour le temps des Fêtes, notamment. «On sent qu'il y a une nostalgie du Maquisart et que beaucoup de gens veulent retrouver cette salle où ils ont eu du bon temps, dit Marie-Lyne Bédard. L'avantage de louer la salle, c'est que ça nous permet aussi d'engager des artistes pour l'animation.»

Il apparaît clair que la vocation première du Satyre demeurera celle de salle de spectacle et que la cuisine, si on est heureux de l'avoir, demeurera un complément qui viendra s'ajouter selon le type d'événements qui seront présentés.

L'annonce d'une subvention de 45 000 $ de la Ville pour le Cabaret de l'Amphithéâtre n'indispose pas outre mesure les gens du Satyre, sauf que... «ça nous a surpris. Ça ne nous choque pas mais soyons franc: ça nous fait peur. Nous sommes des jeunes entrepreneurs et nous n'avons pas la possibilité d'obtenir 45 000 $ en claquant des doigts. Nous, nous devons assumer nos risques financiers. Il faudra voir la direction que va prendre le Cabaret de l'Amphithéâtre qui cherche encore son créneau. Je ne pense pas qu'on va occuper le même, de sorte qu'on devrait pouvoir cohabiter sans problème.»

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