Nouveau partenariat entre le MQCP et Digihub

Un partenariat entre le Musée québécois de culture... (Stéphane Lessard)

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Un partenariat entre le Musée québécois de culture populaire et le Digihub a officiellement été signé jeudi. On retrouve, sur la photo, les principaux promoteurs de cette entente. Assis: Valérie Therrien, directrice générale par intérim du MQCP et Philippe Nadeau, directeur général du Digihub. Derrière, à gauche, se trouve Geneviève Bédard, pdg de Virtuelist et leader du pôle en muséologie et patrimoine numérique de même que Maude Labrosse, chargée de projet au Digihub.

Stéphane Lessard

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Musée québécois de culture populaire vient de mettre un pied dans le futur en concluant un partenariat avec le Digihub de Shawinigan pour la création d'un Muséolab qui favorisera l'implantation de technologies numériques de pointe au musée.

En vertu de cette entente d'un an renouvelable, le Musée de la rue Laviolette et le pôle de muséologie et de patrimoine numérique du Digihub, appelé Kleiô, travailleront en collaboration pour expérimenter et développer différents outils et innovations technologiques qui viendront améliorer l'expérience des visiteurs au même titre que le travail des gestionnaires de l'institution. En contrepartie, le musée offre au Digihub un laboratoire vivant pour tester et expérimenter leurs innovations dans la réalité de la vie d'un musée. Pour la durée de l'entente de partenariat, le MQCP aura l'exclusivité des technologies proposées par le Kleiô.

Pour la directrice générale par intérim du MQCP, Valérie Therrien, il s'agit d'un partenariat qui fera trois gagnants: le MQCP, le Digihub et les visiteurs du musée.

«On veut revoir le modèle des expositions du musée. Les nouveautés pourraient s'appliquer à des expositions déjà en place mais elles viseront surtout celles qui viendront dans le futur. Pour celles-là, nous allons toujours avoir une pensée pour l'intégration du numérique.»

«Le MQCP doit être avant-gardiste si on veut rester concurrentiel et attirant pour la population. Nos différents responsables sont déjà prêts à ce changement-là. Ils voient la tendance et savent qu'on n'a pas le choix d'embarquer dans le bateau.» 

«La mission fondamentale du musée va demeurer mais on va faire de la muséologie autrement. On va continuer à faire la promotion de la culture populaire mais l'expérience va changer. Les nouvelles technologies vont notamment nous offrir de nouveaux outils de mise en valeur de notre collection.»

«Les gens du Kleiô ont différentes spécialités: réalité virtuelle, réalité augmentée, géolocalisation, etc. L'idée est de prendre ces expertises-là et de les emmener dans une vision muséologique: comment on peut les appliquer dans une visite au musée que ce soit dans des expositions, de l'action culturelle, de la programmation, de l'animation, etc. C'est un partenariat exemplaire qui va donner un nouveau souffle à notre musée.» S'il n'en tient qu'à la directrice intérimaire, les premiers projets verront le jour et s'appliqueront dès 2017. 

«D'abord, nous allons investir le musée pour bien nous familiariser. Nous allons ensuite nous asseoir avec les membres de l'équipe ici et nous allons brasser des idées. L'équipe du musée et les entreprises vont ensuite travailler ensemble à créer des prototypes en cocréation, pour, par la suite, les commercialiser, explique Geneviève Bédard, leader du Kleiô. Ça, c'est une initiative assez novatrice. Le musée devient un peu notre grand terrain de jeu. Il ne fait pas de doute que le virage numérique est incontournable pas seulement dans le monde muséal mais dans les entreprises en général et, selon moi, dans les cinq prochaines années, ceux qui n'ont pas pris ce virage-là risquent d'avoir beaucoup de difficultés.»

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