Yan England émeut les élèves des Pionniers

Le comédien et réalisateur Yan England est une... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le comédien et réalisateur Yan England est une star auprès des adolescents, clientèle à laquelle il s'adresse dans différents rôles et maintenant en tant que cinéaste avec son long métrage 1:54 qu'il a présenté mardi à des élèves de l'école secondaire des Pionniers de Trois-Rivières.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le cinéma peut être un puissant outil de sensibilisation comme en a fait foi la projection du film 1:54 de Yan England à plus de 300 élèves de l'école secondaire des Pionniers de Trois-Rivières, mardi. Après avoir assisté au film, les jeunes ont pu participer à un échange avec le réalisateur.

Fait intéressant: l'initiative de ce projet tient à quatre élèves de l'école: Antoine Massicotte, Izaïanne Fortier Duchesne, Yohann Dessureault, Maève Lafontaine.

Ayant d'abord vu le film, cette dernière a immédiatement su qu'il serait important que les élèves de son école le voient aussi.

Le scénario s'intéresse à Tim, un adolescent québécois qui vit de l'intimidation à l'école et qui, après le suicide de son meilleur ami, décide de le venger... par la course. Comme un des intimidateurs est une des vedettes du club d'athlétisme, Tim s'entraîne pour la même épreuve que lui dans le seul but de l'y battre.

Le scénario est plus complexe mais il a surtout l'intérêt pour les élèves de l'école secondaire des Pionniers de jeter la lumière sur de jeunes adolescents dans le contexte familier de leur vie à l'école et de soulever un problème très présent: l'intimidation, principalement à travers les médias sociaux. 

Le film est dur et les larmes de quelques spectateurs au moment de la projection en témoignaient. L'impact ne fait guère de doute.

Par ailleurs, grâce à la structure que les intervenants au sein de l'école ont donné à l'activité, on peut croire que cet impact favorisera une saine prise de conscience. Au terme de la projection, les élèves ont pu entendre Yan England leur parler de la problématique et de l'importance de référer à des personnes et organismes compétents pour recevoir de l'aide, qu'ils soient témoins, victimes ou même intimidateurs.

Par la suite, les jeunes, divisés en petits groupes ont notamment rencontré psychologues et psychoéducateurs de l'école pour discuter de pistes de solution à mettre en place pour enrayer ce problème dont tout le monde admet qu'il est bien présent dans leur école comme ailleurs.

«Quand je l'ai vu, j'ai été bouleversée par le film, indiquait Maève Lafontaine, celle qui a vraiment été à la source de l'initiative. On a voulu monter un projet avec ça parce que ça nous apparaissait important de sensibiliser les jeunes à ces questions.»

«L'intimidation, ça arrive encore trop souvent, plaide Antoine Massicotte. Il n'y a pas si longtemps, quelqu'un pouvait être intimidé à l'école mais avoir la paix chez lui alors que maintenant, avec les médias sociaux, l'intimidation ne s'arrête jamais.»

La directrice de l'école, Johanne Alarie, se réjouit de l'initiative et est particulièrement sensible au fait que ce sont des élèves qui l'ont initiée.

«C'est une première chez nous pour un événement de ce type-là. Ce sont des élèves allumés qui sont préoccupés par le sort de leurs pairs. En plus, qu'ils aient eu le réflexe de se tourner vers les ressources de l'école pour donner de l'ampleur au projet, c'est assez remarquable. On s'en réjouit.»

«Les membres du personnel sollicités, nous sommes allés voir le film et on a convenu que ce serait une bonne idée de travailler en fonction de la recherche de solutions puisque ce n'est pas un aspect dont traite beaucoup le film.»

Yan England, véritable star auprès des jeunes, se réjouissait de l'impact qu'avait son film sorti il y a environ sept semaines.

«Si je peux agir comme référence auprès des jeunes sur la question de l'intimidation, ça me va très bien. Je suis conscient d'avoir des connaissances limitées dans le domaine mais j'oriente les jeunes vers des gens compétents. Ça fait très longtemps que je baigne dans le milieu scolaire et c'est sans doute la raison pour laquelle j'ai écrit ce film. On ne peut jamais prévoir ce que sera la réaction des spectateurs mais dans ce cas-ci, je suis très heureux de son succès et surtout, de voir les discussions que ça provoque.»

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