Henri Godon au Festival trad

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Avec sa musique originale, vive et festive, Henri Godon continue d'avoir un grand succès auprès du jeune public.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quand on met sur pied un festival trad, c'est qu'on veut appliquer l'expression dans son sens large. Et la musique trad, c'est pas mal plus large qu'on pense. Prenons-en pour exemple le spectacle qu'offrira Henri Godon dimanche après-midi, 15 h, pour clore les activités, un spectacle qui s'adresse aux enfants de tous les âges.

La musique d'Henri Godon est rythmée, vive, accompagnée par l'accordéon de l'interprète et par trois autres musiciens à la basse, au trombone et aux percussions. En plus, l'interprète ne se gêne pas pour raconter des histoires à son public. En cela, il répond tout à fait aux paramètres de la musique trad. Par contre, Denis Massé, l'artiste derrière Henri Godon, soutient que son spectre musical est bien plus large.

«Au départ, on faisait de la musique trad destinée aux enfants mais plus ça allait, plus on sortait de ce créneau. On a monté ce projet avec l'idée de faire de la musique s'adressant au jeune public mais que les parents allaient écouter en cachette dans la voiture et franchement, on a réussi. Je me suis aperçu que de faire de la musique et des spectacles pour le jeune public, c'est un terrain de jeu incroyable dans lequel j'ai énormément de plaisir. Les portes de la création sont toutes grandes ouvertes.»

«Bien sûr, le personnage que je suis sur scène rappelle le trad mais ça va plus loin, de sorte que je ne peux pas qualifier ça de musique traditionnelle, notamment parce que je ne fais pas de reprises de chansons traditionnelles.»

Côté répertoire, Henri Godon puise d'abord dans les chansons de son dernier album, La vie rêvée! mais il pigera aussi dans son premier opus. Les deux ont été réalisés en compagnie de son complice Jeannot Bournival.

Depuis environ huit mois qu'il promène le spectacle à travers le Québec mais également en Europe, où il est très en demande, Denis Massé considère que sa prestation est très bien rodée. Bien sûr, il se donne la marge de manoeuvre pour improviser mais il a un solide fil conducteur qui lui sert d'essentiel repère.

«L'improvisation dépend toujours de l'énergie propre à chaque spectacle mais comme on ne peut pas conserver l'attention des enfants pendant trop longtemps, ça me prend un canevas pour rester à l'intérieur d'une durée de 60 minutes.»

Le succès de la formule l'a conduit jusqu'en Europe qui constitue pour Henri Godon un marché florissant. «Il y a une tradition du spectacle vivant en Europe qu'on ne retrouve pas ici. Ils ont aussi un créneau bien marqué de musique destinée aux enfants. On n'a pas vraiment d'auteurs, compositeurs et interprètes pour les enfants ici, l'équivalent d'un Henri Dès, mais la demande est là.» 

Son succès, public et d'estime, est tel que la très prestigieuse Académie Charles-Cros lui a décerné un de ses Coups de coeur jeune public 2016 pour son dernier album.

«On ne fait pas ce métier pour les honneurs, mais une telle appréciation, c'est sûr que ça fait un velours. Ça fait depuis 2009 que je promène ce personnage-là, mais ça fait plus longtemps que ça que je fais des spectacles dans les écoles et que les enfants m'inspirent en tant qu'artiste.»

«J'ai besoin d'avoir mon travail au sein des Tireux d'roches d'un côté et cet autre créneau qui vient compléter. Les deux ensemble, ça forme un tout qui me convient parfaitement et qui me permet de vivre de ma création. J'ai vécu un projet de douze semaines d'artiste en résidence dans une école l'an dernier et ç'a été un extraordinaire temps de création. Écrire et composer, c'est la plus belle partie de mon métier.»

Henri Godon sera en spectacle à la Maison de la culture Francis-Brisson dimanche, à 15 h.

Sur la photo: Alexandre De Grosbois-Garand et Mélisande... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Sur la photo: Alexandre De Grosbois-Garand et Mélisande (le groupe Mélisande electrotrad), Julie Cossette et Stéphane Doyon du groupe les Portageux et Sébastien Turgeon, directeur des communications à Culture Shawinigan

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Festival trad

C'est jeudi soir que le Festival trad prenait son envol à la Maison de la culture Francis-Brisson de Shawinigan. Cette première édition de l'événement se déroulera jusqu'à dimanche après-midi.

Jeudi soir, après le cocktail d'inauguration, on présentait le spectacle de Mélisande de même que les Portageux en première partie.

On retrouvera également à la programmation Sacré tympan, vendredi, Les Mononcles avec Transcendanse tout juste avant le spectacle Solo en compagnie de De temps Antan et du Vent du Nord, samedi soir.

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