Hommage à Raymond Lévesque

On a procédé jeudi, à Saint-Séverin-de-Proulxville, au dévoilement... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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On a procédé jeudi, à Saint-Séverin-de-Proulxville, au dévoilement d'une sculpture de Luc Laramée en hommage à Raymond Lévesque. Pour l'occasion, on retrouve le sculpteur et ébéniste, à gauche, en compagnie de la comédienne et chanteuse Marie-Josée Longchamps et de son pianiste accompagnateur Jean-Jacques Bourdeau, venus interpréter quelques chansons du grand homme.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le sculpteur et ébéniste Luc Laramée de Saint-Séverin-de-Proulxville a procédé, jeudi, dans son atelier, à un dévoilement d'une sculpture dédiée à l'auteur, compositeur et interprète Raymond Lévesque. La sculpture sera fignolée dans les prochains jours avant de prendre la route de la fonderie d'Inverness où elle sera coulée dans le bronze.

Cette oeuvre d'art s'inscrit dans un ambitieux projet auquel l'artiste se consacre depuis quelques années et qu'il a intitulé: Les titans du Québec. Il a déjà réalisé un bronze monumental consacré à Ginette Reno et travaille à la conception d'une autre sculpture en hommage à une autre grande personnalité artistique québécoise dont il refuse de divulguer l'identité pour l'instant.

Il est déjà acquis que sa sculpture de Raymond Lévesque sera coulée dans le bronze et qu'elle sera officiellement inaugurée à la fin février au Restaurant Saint-Sulpice, à Montréal où elle devrait prendre place à demeure. Luc Laramée propose de vendre la propriété de l'oeuvre en dix parts égales. Lui et Raymond Lévesque sont tous deux détenteurs d'une part. 

«Il s'agit, en quelque sorte, d'une oeuvre patrimoniale dont n'importe qui peut détenir une partie qui va, forcément, prendre de la valeur avec le temps. Comme je travaille à faire une série, à long terme, quand j'en aurai cinq ou six différentes de réalisées, je rêve de les voir réunies dans un seul et même endroit.»

Pour concevoir cette sculpture peu conventionnelle, l'artiste a rencontré Raymond Lévesque à plusieurs reprises et a longuement conversé avec lui.

«Au début, j'avais entrepris un buste traditionnel mais ça ne me satisfaisait pas. À la longue, en discutant avec Raymond Lévesque, j'ai compris qu'il portait au fond de lui une très grande colère qui date de très longtemps. Il dit lui-même que ça remonte à l'époque où il fréquentait l'école. C'est ça qui a inspiré mon oeuvre.»

«On y retrouve un pupitre qui porte un clavier de piano et l'objet ne tient que sur un seul pied, ce qui donne l'impression d'être projeté vers le mur. C'est ce mouvement qui illustre la colère de cet homme par ailleurs extraordinaire. On peut aussi voir dans la sculpture des soldats se dessiner sur un terrain rocailleux en référence au fait qu'il a composé Quand les hommes vivront d'amour en réaction à la guerre d'Algérie.»

Raymond Lévesque a lui-même donné son assentiment à l'oeuvre. Pour l'inauguration de jeudi, à Saint-Séverin-de-Proulxville, Luc Laramée était accompagnée de Marie-Josée Longchamps, la comédienne qui a monté un spectacle autour de l'oeuvre de Raymond Lévesque. 

C'est d'ailleurs elle qui avait suggéré au sculpteur de s'inspirer de l'auteur, compositeur et interprète qu'elle lui a présenté.

«J'aimerais que mon oeuvre suscite davantage d'intérêt envers ce grand artiste méconnu, affirme Luc Laramée. On ne connaît souvent de lui que quelques chansons mais son parcours est excessivement riche. C'est un grand homme qui mérite amplement d'être reconnu de son vivant.»

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