L'Osstidtour: un clin d'oeil à saveur rap

Le groupe Alaclair Ensemble (sur la photo) est... (Jerry Pigeon)

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Le groupe Alaclair Ensemble (sur la photo) est réuni sur scène avec Koriass et Brown pour une tournée qu'ils ont baptisée L'Osstidtour.

Jerry Pigeon

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le but n'est pas de laisser sa marque dans l'histoire musicale ni de reproduire un phénomène vieux de presque 50 ans.

L'Osstidtour n'est pas une reprise de l'Osstidcho. «L'Osstidtour, c'est un clin d'oeil empreint d'humilité», raconte Ogden Ridjanovic, membre du groupe Alaclair Ensemble qui sera sur scène avec Brown et Koriass pour ce spectacle de musique rap québécoise. «On ne se proclame pas les nouveaux Charlebois», précise-t-il. 

Pourtant, il y a bien quelques liens à tirer entre les deux événements, notamment le noyau qui forme le spectacle. Une gang de chums.

«On est des amis à la base», raconte Ogden. «Notre point fort, c'est l'événementiel. C'est l'esprit, la gang de chums.» La jeunesse du public fait aussi partie des similitudes qu'on pourrait établir, tout comme leur volonté de participer à moderniser la musique québécoise. 

Pour le reste, inutile de chercher des références dans le spectacle. «C'est moins dans la forme, c'est plus dans l'idée», souligne Ogden. 

Donc, ces figures de proue de la musique rap s'amèneront jeudi à l'auditorium de l'Université du Québec à Trois-Rivières avant de poursuivre leur tournée d'une douzaine de spectacles aux quatre coins du Québec. Jusqu'à maintenant, la réponse est très bonne.«C'est jam-pack! On ne peut pas demander mieux», se réjouit Ogden en mentionnant que les soirées sont très animées.

«Il faut arriver étiré. Les gens sont mouvementés», sourit le plus jeune membre du groupe Alaclair Ensemble qui fait dans le «postrigodon bas-canadien».

Le groupe, qui excelle dans les clins d'oeil politiques, ne se qualifie pas de groupe engagé et n'exploite pas de thématique spécifique.

«Les messages évoluent avec la vie. On a une approche horizontale dans nos chansons. C'est-à-dire qu'on ne privilégie pas de thèmes plus qu'un autre. Nos chansons parlent beaucoup de la famille en ce moment. Plusieurs membres du groupe ont eu des enfants. C'est un sujet qui est près de notre réalité.»

Une vision du monde qu'il habille de leur style déjanté. «Les jeunes s'identifient à une nouvelle musique et on en est des acteurs principaux».

Leur public est jeune, donc loin de l'époque de l'Osstidcho. Est-ce que le jeu de mots a quand même un effet?

«Il y a quelque chose de pédagogique là-dedans. Certains connaissent ça et les autres vont aller fouiller sur le net. Les jeunes peuvent ainsi se faire eux-mêmes une idée du parallèle qui pourrait être fait entre les deux.»

Tourner les regards

Que ce soit pour Brown, Koriass ou Alaclair Ensemble, le but est de faire tourner les regards vers le rap. D'attirer l'attention et peut-être, dans leurs plus grands rêves, faire une plus grande place à leur style musical sur l'échiquier commercial.

«Il y a plusieurs médias qui s'intéressent à nous, ce qui prouve que le rap prend de l'ampleur», se réjouit Ogden tout en convenant que «ça reste encore marginal».

Les réseaux sociaux jouent un rôle de premier plan dans la notoriété d'Alaclair Ensemble qui roule sa bosse depuis environ sept ans. La possibilité d'avoir un contact direct avec le public fait partie des avantages de faire de la musique aujourd'hui, selon Ogden.

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