• Le Nouvelliste > 
  • Arts 
  • > Théâtre des Nouveaux Compagnons: ouvrir autant les coeurs que les esprits 

Théâtre des Nouveaux Compagnons: ouvrir autant les coeurs que les esprits

On apportait mardi les derniers ajustements à la... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

On apportait mardi les derniers ajustements à la mise en scène de Fragments de mensonges inutiles que les Nouveaux Compagnons présenteront à partir de jeudi soir à la Maison de la culture de Trois-Rivières.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La saison 2016-2017 du Théâtre des Nouveaux Compagnons s'ouvrira avec du théâtre québécois et pas le moindre puisqu'on a mis au programme la pièce Fragments de mensonges inutiles de Michel Tremblay pour un total de sept représentations.

Il y est question de l'homosexualité et de son acceptation. L'auteur a confronté deux époques dans un constant dialogue pour faire ressortir l'évolution des mentalités entre les années 1950 et 2009. C'est cette idée de l'évolution des mentalités ou peut-être du manque de, qui a donné à Guylaine Pruneau la motivation de relever le défi de la mise en scène.

«Ça fait longtemps que je souhaite en faire: depuis mes études secondaires et plus encore au cégep de Shawinigan, laissait-elle entendre plus tôt cette semaine. Depuis longtemps, il était clair que je monterais du Michel Tremblay et avec cette pièce, et son propos sur l'homosexualité, j'ai eu une magnifique occasion de mettre à profit ce que j'ai accumulé d'expérience et de formations autour du théâtre.»

«J'aime la pertinence et l'actualité du propos. Il y a encore du chemin à faire dans l'acceptation: on l'a vu quand un jeune homme a été tabassé au Festival western de Saint-Tite simplement parce qu'il est gay. Malgré ce qu'on aime croire, le tabou existe encore. On se dit ouverts à la différence, beaucoup plus que dans les années 50, mais l'est-on tant que ça?»

Si l'idée de gérer toute la production lui plaisait beaucoup, c'est sans doute au niveau du travail de direction des comédiens qu'elle s'est fait plaisir.

«Puiser l'émotion chez les comédiens a été une expérience extraordinaire et plus encore quand j'ai amené certains d'entre eux, comme Mario Baril, à sortir des rôles qu'on lui confie habituellement pour exprimer d'autres émotions.»

«Comme la pièce fonctionne essentiellement à travers les monologues des personnages qui évoquent deux époques en parallèle, l'émotion passe de deux façons différentes. J'espère que les spectateurs seront autant touchés par l'une ou l'autre des visions.»

Les deux époques se chevauchent et la metteur en scène a cherché à magnifier l'émotion des personnage en offrant des décors simples qui suggèrent visuellement l'une ou l'autre époque.

«À certains moments, je fais même sortir les personnages du décor pour qu'ils s'adressent directement au public; je souhaite que la pièce provoque une réflexion chez les spectateurs, une prise de conscience, même. Le changement de mentalité est-il si grand qu'on le pense entre les deux époques? Bien sûr, l'homosexualité est un sujet dont on parle plus ouvertement aujourd'hui, mais au fond, est-on si ouverts qu'on le dit?»

La pièce, d'une durée d'environ 90 minutes sans entracte, est défendue par huit comédiens. Plusieurs des interprètes se sont imposés à Guylaine Pruneau.

«Comme j'ai travaillé dans d'autres productions des Nouveaux Compagnons, j'en connaissais quelques-uns que j'ai immédiatement vus dans certains rôles. Je pense à Colombe Déziel dans le rôle de Nana ou à Claude Rioux. Par contre, Gabriel Lacoursière est un nouveau venu et c'est une vraie découverte pour moi.»

«J'ai misé sur l'intensité du jeu des comédiens comme pierre d'assise de ma mise en scène et je suis vraiment contente du résultat. On s'est entendus d'emblée sur les émotions des personnages et les interprètes ont été très généreux. Ils m'ont beaucoup émue à travers nos répétitions et j'espère qu'ils vont toucher le public autant que moi. J'en ai encore des frissons rien que d'en parler!»

La pièce sera présentée les 10, 11, 12, 17, 18 et 19 novembre à 20 h ainsi que le dimanche 13, à 14 h, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer