Invitation à une intense douceur

La jeune auteure, compositrice et interprète Rosie Valland... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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La jeune auteure, compositrice et interprète Rosie Valland sera en spectacle à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture le 17 novembre prochain.

François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ce n'est pas parce que l'industrie est plutôt ingrate pour les artistes que de jeunes auteurs, compositeurs et interprètes ne se pointent pas le nez.

Le nom de Rosie Valland figure certainement en bonne place dans la liste des plus prometteurs noms de la relève. Elle sera en spectacle à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture le 17 novembre.

La jeune femme de 25 ans s'est d'abord illustrée au Festival de la chanson de Granby, sa ville natale, en atteignant la finale de l'événement. Elle a lancé un album EP intitulé Nord-Est en 2014 dont deux chansons, Apprendre à tomber et Mon parfum ont enrichi la trame sonore de la télésérie Nouvelle adresse à Radio-Canada.

C'est particulièrement la dernière année qui a contribué à lui faire gravir quelques échelons supplémentaires dans le métier. Elle a lancé un album, Partir Avant, en septembre 2015 et elle a été choisie pour assurer la première partie de spectacles d'Alex Nevsky, Louis-Jean Cormier et, surtout, Ariane Moffatt.

«Déjà, qu'on me choisisse, c'est un précieux sceau d'approbation mais j'ai aussi beaucoup appris, particulièrement en regardant Ariane, explique-t-elle. Après chaque spectacle, elle fait une analyse de ce qui a fonctionné, de ce qu'elle pourrait améliorer, etc. C'est donc dire que son spectacle évolue dans une constante recherche de la perfection. J'essaie d'adopter cette approche.»

Son spectacle trifluvien, présenté en trio, revisitera des chansons tirées tant de son EP que de Partir Avant dans une approche évolutive.

«Bien sûr, après beaucoup de représentations, mon spectacle est bien rodé mais je me remets constamment en question. Rien n'est jamais complètement fixe: on change des choses à chaque fois. C'est quelque chose de vraiment vivant et c'est ce qui fait la beauté de la démarche, je pense.»

«Par ailleurs, je suis plus affirmée comme artiste. En prenant du métier, j'ai l'impression que ma proposition envers le public est de plus en plus claire. Comme je ne parle pas beaucoup sur scène, c'est musicalement que je dois entrer en contact avec les spectateurs et je tiens à ce que les gens se sentent invités à entrer dans mon univers. Mes chansons sont très personnelles et c'est à moi de m'assurer que les gens soient intimement interpellés pour qu'ils acceptent de me suivre dans mon univers.»

Par ailleurs, elle trouve un grand plaisir à découvrir un nouveau public en dehors de Montréal qu'elle habite désormais et où elle a développé un noyau de fans de sa musique folk planante.

«Je suis consciente que les gens ne me connaissent pas beaucoup en région et à chaque visite, je trouve vraiment l'fun de découvrir un nouveau public qui a ses réactions propres.

De mon côté, je dois me laisser aller dans le mélange de douceur et d'intensité qui me caractérise. Si le public est le moindrement curieux, on arrive à créer un beau dialogue. Moi, j'aime me laisser surprendre quand je vais voir un spectacle et je souhaite que les gens aient la même attitude à mon égard.»

Si elle a été ignorée dans les nominations au dernier gala de l'ADISQ, elle est comblée d'être nommée dans quatre catégories du Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ): artiste de l'année, auteure, compositrice et interprète de l'année, EP de l'année et album de l'année. 

Elle sera en tournée en Europe au mois de décembre et y retournera en février pour y effectuer une résidence de deux mois au cours de laquelle elle travaillera sur un prochain album avant d'y explorer plus avant un marché où sa musique a toutes les chances de trouver des oreilles accueillantes.

«Je suis très contente parce que mon public est beau, réceptif et il grossit de plus en plus. Si, en plus, je pouvais trouver une petite place dans le grand marché français, je pourrais difficilement demander mieux.»

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