De la chanson dense et riche

L'auteure, compositrice et interprète Sarah Toussaint-Léveillé sera en...

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L'auteure, compositrice et interprète Sarah Toussaint-Léveillé sera en spectacle le 17 novembre au Satyre, de Trois-Rivières.

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sarah Toussaint-Léveillé poursuit un parcours musical quelque peu en marge mais fier et droit à coups de spectacles lui ouvrant les petites salles davantage que les grandes. Elle se produira au Satyre de Trois-Rivières le 17 novembre.

Cela ne signifie pas que son parcours soit confidentiel; elle a quand même deux albums à son actif et les critiques ont été particulièrement élogieuses envers son dernier, sorti en février dernier et intitulé La mort est un jardin sauvage. C'est le matériel qui le constitue qui fera l'objet du spectacle du 17 novembre mais dans un format adapté à la scène qui rapprochera davantage les chansons de leur nature. 

Ça signifie trois musiciens accompagnateurs avec la chanteuse flanquée de sa guitare. Une formule que la principale intéressée qualifie de minimaliste.

«Je me retrouve avec une contrebasse, un violon et un violoncelle. Je disais que c'est une formule super épurée et très cool dans laquelle on respecte l'ambiance de l'album avec des arrangements qui sont adaptés pour notre formation de scène, évidemment.»

Reproduire des chansons à l'identique sur la scène? Elle ne voit pas l'intérêt. «On veut rendre l'énergie particulière de l'enregistrement en fonction de ce qu'on vit sur la scène pendant le spectacle. Ce sont essentiellement des chansons introspectives qui parlent de deuil, d'amour, de naissance. Des choses qui vont toujours être pertinentes et qui vont toujours toucher tout le monde.»

«Mais attention, quand je parle de deuil, je ne parle pas seulement de la mort physique mais de tous les deuils que nous vivons constamment au cours de notre vie. En fait, ce serait peut-être plus juste de parler de passages. Ce n'est pas noir ni triste. D'ailleurs, j'aime beaucoup jaser avec le public entre les chansons comme une façon de mettre les choses en contexte et de prendre un peu de recul. Je ne prépare jamais rien d'avance: j'improvise.»

On comprend mieux la pertinence de pareille façon de faire quand on écoute les chansons de La mort est un jardin sauvage. Les textes, aux genres variés, y prennent une grande place. Des textes denses, aux images abondantes et recherchées qui sont soutenues par une musique possédant les mêmes qualités, d'où la solidité du mariage.

C'est notamment pour permettre au public de respirer, pour alléger l'atmosphère que l'auteure, compositrice et interprète va interpeller ses auditeurs avec humour, le plus souvent. Bon sang ne saurait mentir: elle est la fille de l'humoriste François Léveillé.

De son père, elle a hérité de talents multiples, d'ailleurs. Elle a effectué une résidence de quelques semaines à Prague en cinéma plus tôt cette année. Entre le cinéma et la chanson, elle ne choisit pas. Elle fait les deux mais la musique, avec ses exigences, l'a happée. 

«C'est difficile de présenter un spectacle en disant qu'on va le faire jusqu'à telle date pour se consacrer à autre chose après. Pour moi comme créatrice, chaque forme exige quelque chose de très différent de l'autre. Je suis nettement moins pudique dans mes films que je ne le suis sur scène. Je n'ai pas l'impression de me présenter complètement en tant que moi-même sur la scène.»

Avec deux nominations à l'ADISQ pour son album, celle d'auteur ou compositeur de l'année de même que pour le mixage et la prise de son, on comprend qu'elle soit motivée à pousser plus avant ses activités musicales. 

D'autant que des portes se sont ouvertes du côté de la France où sa musique est particulièrement bien reçue. 

«C'est sûr que les nominations à l'ADISQ constituent un gros encouragement. Je prends ça avec un certain recul parce que je sais que plusieurs artistes extrêmement talentueux n'ont tout simplement pas les moyens de s'inscrire mais ça reste une très belle visibilité. Je dois dire que je me sens bien avec ce que je fais mais quand quelqu'un me dit qu'il est touché par ma musique, ça me fait très plaisir.»

Le spectacle du 11 novembre permettra aussi au public de goûter la musique de Joëlle Saint-Pierre. Le tout débutera à 20 h 30.

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