Invasion britannique sur la rue des Forges

L'été trifluvien 2017 sera marqué par les revues... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

L'été trifluvien 2017 sera marqué par les revues musicales au centre-ville. On retrouve, de gauche à droite: Mike Gauthier, metteur en scène de Britishow, Christian Sbrocca, metteur en scène de Orchestra!, Renee Wilkin, interprète, Pascal Dufour, interprète, Stella Montreuil, présidente de la Corporation de développement culturel, Marc-André Fortin, interprète, Yvan Pedneault, interprète et Claude Marchand, de la salle Thompson.

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le centre-ville trifluvien semble s'être forgé une identité estivale, du moins si on se fie à la programmation de la salle Thompson à l'été 2017.

Ce sont deux revues musicales qui meubleront les fins de semaine, toutes deux nourries par la musique populaire britannique: Orchestra! avec le Beatles Story Band du 21 juillet au 12 août et Britishow du 18 août au 9 septembre. 

Les nostalgiques du mythique quatuor des années 60 retrouveront avec plaisir le groupe qui a offert deux représentations de son spectacle avec seize musiciens sur scène en septembre dernier.

Depuis, l'équipe de Orchestra! peaufine le spectacle pour en offrir une version revampée pendant quatre fins de semaine consécutives.

Les quatre interprètes principaux adoptant les allures et les voix des quatre Beatles seront entourés d'une section de six cuivres et d'une autre composée de cinq instruments à cordes pour envelopper les classiques du Fab Four. 

Pour ce qui est du Britishow. Le roadtrip musical, c'est, à l'instar de ce qu'était le American Story show pour la musique américaine, un survol de la musique populaire britannique entre 1960 et 2015.

Se succéderont des extraits de chansons de Queen, Depeche Mode, Pink Floyd, Def Leppard, Elton John, Rolling Stone et de nombreux autres. Quatre interprètes québécois se partageront ce vaste répertoire: Renee Wilkin, Pascal Dufour, Marc-André Fortin et Yvan Pedneault qui seront appuyés par quatre musiciens. 

Le spectacle sera différent de la revue présentée à Trois-Rivières au cours des deux derniers étés également par sa conception. Pas question ici de s'appuyer sur la chronologie ou les faits historiques pour donner un socle à cette succession de tubes. Bien sûr, un écran géant présentera des images pendant toute la représentation mais chaque chanson aura la ou les siennes selon ce qui résonnera le plus fort dans l'imaginaire des spectateurs. 

«Oui, il y aura référence à des faits historiques sociaux ou politiques quand ceux-ci évoqueront bien les chansons présentées, mais on va élargir le spectre quelque peu, convenait Mike Gauthier, metteur en scène et directeur musical du spectacle. Pour le groupe Queen, par exemple, je me suis inspiré de son passage lors du grand concert Live Aid en 1985 parce que ce fut un grand moment dans l'histoire du rock britannique. Pourquoi essayer de concocter notre propre medley alors qu'on peut référer à celui que le groupe a présenté lors de ce spectacle historique?»

«En fait, de poursuivre cette encyclopédie vivante de la musique populaire, j'ai travaillé davantage en fonction de périodes qui ont marqué la musique britannique récente. On a vu des périodes comme la première invasion britannique au début des années soixante mais par la suite, ils ont continué d'être précurseurs. Je me suis concocté des volets comme les claviers (Soft Cell, Depeche Mode), guitares (White Snake, Jimmy Page Pete Townsend) ou un tableau avec des gens un peu inclassables comme Cat Stevens, Ed Sheeran ou James Blunt.

Mon plus gros défi, c'est de savoir comment présenter les groupes progressifs si populaires ici mais qui avaient des chansons de vingt minutes! On va en profiter pour réveiller plusieurs chansons qui sommeillent un peu dans l'inconscient des gens mais qu'ils vont immédiatement reconnaître aux premiers accords. J'ai vraiment un problème d'embarras du choix. Ma première version du spectacle faisait 2 h 30 et on a dû ramener ça à 90 minutes, mais très denses.»

Pour ce que est de Orchestra!, le metteur en scène Christian Sbrocca part d'une base solide que le public trifluvien a appréciée, remplissant la salle Thompson à 75 % de sa capacité pour deux représentations.

«C'était nos deux premières représentations. Quand on va revenir, le spectacle va avoir été rodé toujours avec les quatre mêmes Beatles. On a vu ce qui fonctionne, ce qui a marché un peu moins et on a apporté des modifications à l'intro, aux transitions, à certains arrangements de cuivres, aux costumes, aux nuances dynamiques, etc. La version 2017 sera un spectacle nettement plus efficace.»

«Notre mérite est limité parce qu'on part d'un répertoire incroyable. Ce ne sont que des tubes ayant marqué la vie des gens. On les voit rire, pleurer, danser dans la salle sans qu'on le leur demande, c'est incroyable! L'apport des cuivres et des cordes vient simplement rajouter une couche d'émotion supplémentaire. Les Beatles ont vraiment une place privilégiée dans le coeur des gens.» 

Malgré l'orientation assumée vers les revues musicales estivales, Claude Marchand, directeur de la gestion et de la diffusion de la salle Thompson ne parle pas forcément d'une vue à long terme. «Il y a un marché pour ça à Trois-Rivières et il y a une certaine identification de la ville à ce genre-là chez les producteurs. Ce sont des spectacles festifs qui s'apparentent bien à l'état d'esprit qu'on retrouve au centre-ville l'été. Les gens veulent un bon divertissement après un bon repas au centre-ville.»

«Cependant, on est toujours à la merci de l'offre sur le marché. Oui, ça répond à une demande présentement et si des spectacles de ce genre sont disponibles sur le marché à l'avenir, on va les considérer. Mais à chaque année, on se remet en question..» 

Les billets seront en vente dès le vendredi 28 octobre pour le grand public par la billetterie de la salle Thompson. Une place pour Orchestra! coûtera 47,50 $ alors que ce sera plutôt 44,50 $ pour Britishow. Cependant, un forfait pour les deux spectacles est disponible au coût de 77 $.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer