Les Pumas remettent ça

Luc Gélinas a beaucoup de plaisir à rédiger... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Luc Gélinas a beaucoup de plaisir à rédiger la série L'étonnante saison des Pumas qui est destinée aux lecteurs du primaire.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est avec presque autant de fébrilité qu'une équipe de hockey atome qui va en tournoi que Luc Gélinas parle de son nouveau livre.

Ce tome 2 de L'étonnante saison des Pumas, qui sortira le 1er novembre, amènera justement l'équipe de Saint-Boniface à participer à un tournoi à Gatineau. Frénésie, distractions et péripéties diverses feront partie de l'histoire qui est loin de se dérouler uniquement sur la glace. 

«J'ai tellement eu de fun à faire ça parce que ça me rappelait des beaux souvenirs quand on allait en tournoi avec les autres parents. Ç'a été facile à écrire. Je me souvenais de cette excitation de partir loin et de coucher dans un hôtel avec une piscine», raconte Luc Gélinas qui s'est largement inspiré de ses souvenirs de parent-spectateur pour créer cette série.

Quand la maison d'édition Les Zailées lui a proposé d'écrire les aventures des Pumas destinées aux lecteurs du primaire, l'auteur ne pensait pas recevoir aussi des commentaires des parents.

«Plusieurs sont venus à ma rencontre et ils aiment ça.» C'est une belle surprise pour le journaliste de RDS de constater que les adultes plongent également dans son univers fictif.

«C'est le fun au boutte! Ils se reconnaissent là-dedans.»

Il glisse cependant que le but était vraiment de raconter une histoire plausible aux petits amateurs de hockey. «Je voulais surtout que les petits gars de 9-10 ans qui lisent les livres se disent: "C'est comme dans notre équipe."» 

Depuis la parution du premier tome de L'étonnante saison des Pumas en avril, Luc Gélinas constate que le contact avec les plus jeunes est bien différent de celui qu'il a eu avec les adolescents qui ont lu la série C'est la faute à...

«Les adolescents ne sont pas gênés et s'expriment beaucoup sur les médias sociaux. J'avais été averti que les commentaires seraient plus longs à arriver pour les plus petits. C'est drôle parce que quand je les croise, ils sont beaucoup plus timides. Je ne savais pas trop si ça roulait bien ou pas, mais avec la rentrée scolaire, j'ai rencontré plusieurs d'entre eux avec leurs parents qui m'ont dit qu'ils avaient bien apprécié mon roman et qu'ils avaient bien hâte au deuxième.»

Dans ce second tome, l'équipe de catégorie atome vivra son lot d'aventures et apprendra de précieuses leçons. «Je veux favoriser un beau modèle de compétition dans le plaisir», raconte M. Gélinas qui a déjà entamé le troisième et dernier tome qui sortira au printemps prochain.

«Dans le troisième, je me suis inspiré d'une équipe qui avait fait beaucoup d'entourloupettes dans le hockey mineur. Je tiens à ce que les petits Pumas aient un bon comportement même s'il y en a des croches autour d'eux.»

Concilier travail, écriture... et course à pied

Son horaire de travail atypique lui laisse beaucoup de temps libre pour travailler sur ses projets. Des projets qui s'enchaînent, pour son plus grand bonheur.

«Avant, j'étais très bon pour regarder Canal D tout un après-midi, mais maintenant je ne peux plus faire ça, je me sens coupable», lance-t-il le sourire dans la voix.

«J'ai deux projets de livres pour adultes qui sont sur la table», avance-t-il. «L'un d'entre eux serait une fiction qui aurait comme trame de fond la ligue nationale et l'autre n'aurait aucun lien avec le hockey.» Après sa série destinée aux adolescents, le plan initial était d'ailleurs de se lancer dans l'écriture d'un roman qui se déroule loin de la patinoire. «Mais les Pumas me sont tombés dessus», lance-t-il en riant. 

Se lancer dans l'écriture d'un roman qui n'a rien à voir avec le hockey ne l'effraie plus autant qu'avant. «J'aurais vraiment eu un complexe il y a deux, trois ans, mais plus maintenant. Je ne me considérais pas comme un auteur, j'étais un journaliste sportif, pas un auteur. Finalement, j'ai réalisé que faire un reportage à RDS ou faire une série de biographies, ça reste raconter une histoire. Je suis à l'aise avec ça parce que je sais que je suis capable de raconter une histoire farfelue et qui n'a aucun lien avec le hockey», assure l'homme originaire de Saint-Boniface qui partage ses temps libres entre l'écriture et la course à pied. 

«Quand je cours, je n'ai pas de musique et je pars dans mes pensées et j'ai souvent des flashs. Ça oxygène le cerveau. Il y a un lien avec l'écriture pour moi. Certains matins, je tente d'écrire et il ne se passe rien, je ne me bats pas. Je ferme l'ordi et je pars courir.»

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