Au-delà du style: Ale Dee lance son sixième album

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Alexandre Duhaime, alias Ale Dee, lance son sixième album 1.L.K.

Sylvain Mayer

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «C'est un album plus riche que les autres, beaucoup plus accompli. Mature. Tu n'as pas à être fan de rap pour te retrouver là-dedans.»

Ale Dee a le sentiment du devoir accompli. Avec l'album 1.L.K, dont il parle avec passion, il a fait un pas, un autre, sur un rythme qui le porte.

«Comme artiste, c'est certain que je veux être entendu par le plus de monde possible. Je veux que les gens écoutent et aiment ça. Je suis très dur avec moi et c'est très important qu'il y ait une évolution d'album en album. Autant au niveau musical que des mots.» Cette fois-ci, il a mis son perfectionnisme à profit en produisant lui-même 1.L.K. avec sa nouvelle maison de disque. «C'est le premier sur lequel j'ai mon mot à dire sur tous les aspects», se targue le rappeur d'origine trifluvienne.

Dans la vie de tous les jours, Ale Dee devient Alexandre Duhaime. Un homme réservé qui a plutôt de la difficulté à aborder des sujets sensibles. «Quand je suis en mode artiste, c'est plus facile de parler de mes émotions, ça vient tout seul et je me rends compte que ça fait du bien.» Du décès d'un ami à l'importance de croire en soi, les sujets abordés sur cet opus sont personnels, «très personnels» mais ont une portée universelle. Ces émotions surgissent naturellement au contact de la musique, la base de son processus de création. «J'ai plusieurs collaborateurs qui me fournissent des trames et en les écoutant, les paroles viennent», confie celui qui puise dans son vécu et dans les contacts avec son public pour s'inspirer.

Ale Dee peut compter sur un bassin de fans fidèles qui le suivent depuis le tout début et avec qui il est en contact par le biais des médias sociaux. Ces plateformes sont des alliés essentiels, qu'il utilise pour se faire connaître et pour tenter de prouver que le rap «ça ne plaît pas juste aux rappeurs». «Au fil du temps, je me suis rendu compte que ma musique fait du bien aux gens et ça les aide. Je crois que je vais faire de la musique jusque sur mon lit de mort. Plus ça va, plus c'est introspectif et je suis persuadé que n'importe qui peut se reconnaître dans ma musique.» 

S'il admet avoir eu des passages plus sombres dans sa carrière, il souhaite maintenant donner un autre souffle à ses chansons. «J'essaie de mettre de plus en plus de positif. Je veux aller vers le soleil.» Une tangente qu'il attribue, entre autres, aux années qui passent. «En vieillissant, on réalise qu'on s'en fait tellement pour rien. L'amour, la santé et la famille, ça c'est le plus important. Il faut apprécier les vraies choses», confie-t-il.

Depuis qu'il lui a permis de se défaire d'un problème de bégaiement, le rap fait partie de ces vraies choses qu'il affectionne au plus au point mais pas exclusivement.  

«J'écoute de tout et moi je n'ai pas eu la chance d'avoir une voix pour chanter, peut-être que je l'ai mais je l'ai pas exploitée, alors je me suis défoulé sur le rap. J'ai toujours aimé l'émotion qu'une belle voix peut apporter. J'essaie de compenser ça avec la musique ou les mots que je choisis», mentionne-t-il ajoutant au passage que la musique de l'album est 99.9% organique.

Sur les chantiers de construction qui lui procurent son pain quotidien, il rêve de pouvoir vivre de sa musique. Mais les préjugés ont la vie dure. «Dans la chanson Donne-moi ma chance, ça parle de ça. Donne-moi une chance, viens me parler. Il faut pas penser qu'une seule étiquette s'applique à tous les rappeurs». L'invitation est faite. Ale Dee lancera officiellement son nouvel album à Trois-Rivières lors d'un spectacle à l'Industrie le 25 novembre en compagnie de Manu Militari.

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