Un 40e livre pour l'auteure jeunesse Nancy Montour

Nancy Montour publiera son 40e livre jeunesse.... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Nancy Montour publiera son 40e livre jeunesse.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Nancy Montour a peine à le croire. «40 livres!», lance-t-elle les yeux rieurs. Pourtant tous ces ouvrages portant son nom étalés sur la table de sa chaleureuse cuisine ne mentent pas. Il y en a bien 40. Voici la petite histoire du succès d'une auteure inspirante... et inspirée.

Un poney sous les étoiles, le petit dernier qui paraîtra sous peu sera ce 40e livre, prétexte à célébrer cette petite victoire pour celle qui ne se destinait pas à une telle carrière, il y a 13 ans.

«Je suis fière, surprise et impressionnée. Au début, je ne m'attendais à rien», raconte celle qui a mis de côté sa carrière de technicienne en génie civil pour se consacrer à sa famille.

Elle lisait beaucoup d'histoires à ses deux filles alors pourquoi ne pas en écrire? Un pas qu'elle a franchi avec éclat en gagnant différents concours notamment celui de la relève chez Dominique et compagnie avec son livre jeunesse Entre la lune et le soleil.

«Après avoir gagné ce prix, ils ont envoyé mon livre dans des prix littéraires. Je n'étais pas trop au courant, j'étais vraiment naïve dans toute cette aventure», rigole-t-elle.

«Puis, j'ai remporté le prix Cécile-Gagnon, destiné aux auteurs d'une première oeuvre de fiction pour la jeunesse. À ce moment, l'éditeur m'a demandé si j'allais envoyer d'autres manuscrits.» Il n'en fallait pas plus pour qu'elle déploie ses ailes.

Se sont succédé, entre autres, La grande chasse au trésor de Millie et Alexis, la série Dans ma classe avec son héroïne Alicia et celle de Mika qui met un poney en vedette, Le journal d'un petit héros (qui a même été traduit en coréen et en espagnol), des albums et même des documentaires.

L'auteure autodidacte n'a pas mis de temps à se tailler une place et à gagner en confiance dans le milieu. «C'est un hasard. J'ai gagné des prix en partant et c'est ce qui m'a donné ma valeur. Je suis partie très naïvement mais dès le deuxième ouvrage, j'ai été finaliste pour le prix du Gouverneur général du Canada», reconnaît-elle en notant que le parcours de chacun est bien différent et que le contexte de l'époque favorisait ce genre de parcours. 

«C'était le bon moment pour que je puisse développer ma confiance et partir. Je continue à me former. Comme autodidacte, je me fais mon propre programme d'études», explique Mme Montour.

«J'étais très intuitive dans ma façon de travailler. En peaufinant ma technique, j'espère être capable de mieux juger les idées que je soumets. Je veux être en mesure d'être ma propre critique», raconte celle qui écrit surtout pour un public de 6-8 ans.

En plus de sa période d'écriture en saison estivale, elle travaille également à faire des animations dans les classes au primaire et des animations dans les bibliothèques. «Je fais beaucoup de recherches pour me donner des chances d'être publiée. Si tu fais seulement ce qui te plaît, ça ne veut pas dire que ça va rentrer premièrement dans un programme éditorial et deuxièmement dans des animations dans les classes.»

La réalité au service de la fiction

«Derrière mes livres, il y a des événements réels que je raconte dans les classes», mentionne-t-elle en se rappelant la fois où dans une bibliothèque elle avait remarqué une feuille sur une armoire avec l'inscription "Ne pas ouvrir la porte".

Cette anecdote est la pierre angulaire de son roman Alicia en mission. Il y a aussi la fois où, à l'épicerie, elle a vu une dame avec des souliers pointus qui avait des allures de sorcière. Curieuse, elle a voulu la suivre mais arrivée au bout de la rangée, la dame avait littéralement disparu. Elle a fait toutes les allées et tenté de la repérer aux caisses, en vain. Il n'en fallait pas plus pour que cette bougie d'allumage embrase son inspiration. 

«Je note ces bizarreries de la vie et je les transforme», raconte-t-elle.

«Je prends conscience de toutes ces sources d'inspiration et je les recherche», raconte celle qui s'est rendue jusqu'à Salem pour en connaître davantage sur l'univers des sorcières. Elle travaille présentement à donner vie à cette histoire qui verra le jour prochainement.

«Au primaire, je n'avais pas d'idées»

«Au primaire, je n'avais pas d'idées. Je raconte aux élèves que je ne croyais pas que je pourrais devenir une auteure parce que je n'avais pas d'idées. Je ne pensais pas que j'avais de l'imagination», avoue celle qui était plus douée en mathématiques qu'en création littéraire.

«Une idée, c'est une petite lumière qui n'a pas le temps d'éclairer tout. C'est à toi de chercher ce qu'elle pourrait éclairer. Il faut savoir utiliser ça et, après, il y a tout un travail à faire autour de cela pour que ça devienne une histoire. Il faut la construire et se questionner», explique-t-elle au public de petits lecteurs qu'elle côtoie.

L'inspiration au rendez-vous

«J'ai encore beaucoup de projets que je n'ai pas encore abordés. J'en ai encore pour des années à écrire toutes ces histoires-là.»

La résidente de Trois-Rivières ne manque pas de pain sur la planche. Elle produit 3 à 4 livres par année. Un rythme soutenu qu'elle tient depuis plus d'une décennie. 

Elle traite d'une panoplie de sujets et ancre ses récits dans un décor qui ouvre des portes aux petits lecteurs.

«J'aime donner aux enfants un regard sur un autre univers, c'est très important pour moi», mentionne celle qui intègre des sujets aussi diversifiés que la spéléologie et la paléontologie à ses récits.

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