Des fraises en janvier: un casse-tête poétique

Stéphane Archaumbault et Léane Labrèche-Dor font partie de... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Stéphane Archaumbault et Léane Labrèche-Dor font partie de la distribution.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'image d'un casse-tête. C'est ce qui décrit le mieux la pièce Des fraises en janvier, présentée à la salle J.-A.-Thompson mardi. Pas un casse-tête compliqué, où les morceaux sont des intrigues à élucider. Non. Un beau casse-tête poétique qui se dévoile morceau par morceau.

Évelyne de la Chenelière a écrit ce texte qui raconte le chassé-croisé amoureux de quatre amis-amants qui se lient, s'éprennent et se repoussent pour mieux se retrouver.

François (Jean-Philippe Perras) aime Sophie (Laurence Dauphinais). Sophie cherche autre chose. Le grand amour. Robert (Stéphane Archambault) ne veut pas s'engager et le fait clairement savoir à Léa (Léane Labrèche-Dor) qu'il rencontre en voyage. Cette dernière ne cherchera donc pas à le retrouver pour lui annoncer qu'elle attend leur enfant. Puis Sophie s'éprend de Robert au grand désespoir de François.

Relation parsemée de mensonges. Un tas de morceaux de casse-tête qui ne demandent qu'à être assemblés. Il faut un peu de temps pour se mettre dans l'ambiance de la pièce qui a un départ lent. Il faut se laisser porter pour savourer les fruits offerts.

On place les personnages, on raconte des bribes d'histoire et on fait certains assemblages. Tranquillement on avance et on voit les liens se tisser. Le casse-tête prendre forme.

Il y a bien peu d'éléments de décor et d'accessoires qui accompagnent le récit. Un panneau noir aux airs célestes avec ses dizaines de lumières sert de toile de fond et un piano, autour duquel la mise en scène s'oriente. Tantôt pour sa structure physique, tantôt pour sa musicalité. 

Encore là, il faut se laisser porter car le choix de la simplicité du metteur en scène Frédéric Bélanger est un peu déstabilisant mais laisse beaucoup de place au récit qui est gracieusement appuyé par la musique. 

Cette musique folk toute en douceur tapisse le décor, dépeint les émotions et s'immisce dans l'histoire. Elle transporte si on accepte que les musiciens fassent partie du décor et prennent même part à la mise en scène. Ce n'est pas une comédie musicale. C'est du théâtre musical. Nuance. 

Les quatre comédiens intègrent très bien la musique à leur jeu. Un jeu très simple qu'on voudrait plus senti dans la livraison. Bémol qu'on oublie rapidement avec la délicieuse dérision qui conclut la soirée. 

Après avoir assemblé toutes les pièces, le casse-tête révèle sa beauté sans aucune prétention.

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