Un bilan positif pour la saison estivale

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La revue musicale American Story Show était parmi les cinq spectacles présentés en salle cet été.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Corporation de développement culturel de Trois-Rivières dresse un bilan positif de ses activités estivales.

Que ce soit pour les différentes activités regroupées sous La culture prend l'air, les spectacles en salle ou les activités de diffusion de l'art et du patrimoine, les résultats étaient source de fierté jeudi, lors de la conférence de presse.

«Quand on se fait arrêter sur la rue pour se faire parler des activités, c'est très encourageant, ça veut dire qu'on remplit bien notre mission», raconte Stella Montreuil, présidente de la Corporation de développement culturel.

Elle était particulièrement fière des Concerts champêtres qui en sont à leur dixième année et qui ont attiré plus de 6800 spectateurs cet été. «Certains spectateurs n'avaient jamais vu de spectacle classique. On leur a donné le goût de revenir année après année, dimanche après dimanche. Même des amateurs de l'orchestre symphonique viennent, c'est la preuve qu'on rejoint un large éventail de gens.» 

Cette activité, qui se déroule au parc des Chenaux, permet aussi de marquer la présence dans l'est de la ville. «On vise un déploiement. On veut s'approprier l'ensemble du territoire. On travaille en collaboration avec des partenaires ce qui nous permet d'élargir notre offre.» 

«On tente toujours d'en faire plus. À chaque année, on se questionne en fonction des budgets qui nous sont alloués. Il faut aussi être créatif avec nos dollars», renchérit la directrice Nancy Kukovica qui avouait être déjà en ébullition pour l'an prochain.

Parmi les nouveautés, L'Évangile selon Pilate présentée par le Théâtre Expresso au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a réuni plus de 870 spectateurs pour les six représentations. «Le terrain du Sanctuaire, ce n'est pas seulement pour la religion. Qu'on soit croyant ou non, il y a un atmosphère qui se crée dans ces lieux-là. C'était phénoménal de voir les gens qui découvraient cet endroit», affirme Mme Montreuil.

Pour les cinq spectacles présentés en salle, soit la revue American Story Show, Orchestra! du Beatles Story Band, les performances de Stéphane Fallu, de Mariana Mazza et du duo Dominic et Martin, on note avoir eu 10 960 spectateurs pour les 30 représentations.

«Mariana Mazza a fait salle comble pour l'ensemble des 12 représentations qu'elle a offertes à la Maison de la culture», se réjouit Mme Kukovica. «L'an passé on avait eu les Morissette qui attiraient les foules, c'est certain que ça ne peut pas être ça à chaque année.»

Si l'Amphithéâtre Cogeco prend maintenant beaucoup de place sur la scène culturelle, ça n'empêche pas la Corporation de tirer son épingle du jeu. «La venue de l'amphithéâtre est positive pour nous car elle joue son rôle de locomotive et elle le fait bien», résume Mme Kukovica

«On se permet maintenant d'avoir une autre approche face à notre programmation. Cette année, on avait des spectacles à la salle Thompson, à la Maison de la culture et au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières. Est-ce que ça va être ça chaque année? C'est la liberté qu'on a maintenant», sourit Mme Kukovica.

«On est complémentaire, on ajoute notre touche dans l'animation du centre-ville», ajoute-t-elle.

Même si la directrice admet ne pas avoir d'objectifs quantitatifs, pour l'art public qui est accessible à tout moment, elle se réjouit de l'enthousiasme suscité notamment par les pianos publics accessibles dans différents endroits de la ville et de l'exposition complémentaire gratuite de Boréalis proposée à l'extérieur du musée.

«Trop c'est comme pas assez»

L'été, l'offre culturelle est abondante et diversifiée. Est-ce qu'il y a un danger d'en faire trop?

«On travaille actuellement à solidifier nos acquis. C'est vrai que trop c'est comme pas assez mais l'été c'est long s'il ne se passe rien. Les gens ne vont pas tous à l'extérieur. Donc on offre des choix. On ne peut pas aller à l'amphithéâtre tous les soirs. Nous, ce qu'on offre, c'est un développement culturel. On veut que ce soit accessible pour tous et que l'argent ne soit pas la limite.» 

«Il ne faut pas exagérer. On va vérifier la teneur de ce qu'on a offert et quand ça répond bien, on peut poursuivre sur une lancée sans s'asseoir sur nos lauriers.»

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