Une amitié qui ne mourra pas

Renée Martel et Patrick Norman se sont amusés... (François Gervais)

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Renée Martel et Patrick Norman se sont amusés comme des petits fous lors du spectacle en duo qu'ils ont présenté, vendredi, dans le cadre du Festival western de Saint-Tite.

François Gervais

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François Houde
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Malgré la première médiatique de Saloon jeudi soir, c'est vendredi que le Festival western de Saint-Tite prenait réellement son envol. Au Country Club Desjardins, ça ne pouvait commencer plus officiellement que par le spectacle conjoint de Renée Martel et Patrick Norman savouré par une pleine salle de près de 1400 spectateurs.

Comme le disait le directeur général du festival la veille, il s'agissait d'une valeur sûre et les billets se sont envolés très rapidement. Renée Martel est sans doute l'artiste chouchou de cet événement auquel elle a participé probablement plus souvent que quiconque. Patrick Norman est également un abonné mais un spectacle des deux en duo, on n'avait jamais vu ça.

Ils ont lancé un album, Nous, en avril dernier et Saint-Tite constituait la toute première représentation de la tournée qui les mènera dans 27 salles de spectacles du Québec au cours de l'automne. Quand même étonnant que deux artistes aussi étroitement associés l'un à l'autre grâce à de nombreuses collaborations, à plusieurs émissions de télévision mais surtout en vertu d'une amitié de plusieurs décennies n'aient jamais conçu un spectacle en duo. Ils s'étaient contentés d'en rêver mais vendredi, ils se sont contentés, point à la ligne.

La complicité entre les deux n'avait besoin ni de spectacle ni de preuves. Elle est là, naturelle, quand ils sont côte à côte. Le spectacle, intitulé Nous et mis en scène par Mme Martel, ne cherche pas à persuader les spectateurs de cette amitié, il vogue sur elle. Et sur le vaste répertoire des deux artistes.

Les deux ont présenté quelques chansons de leur tout récent album conjoint, évidemment, (Ouverture, Quelque part entre les deux, Nous, Amis d'amour, etc.) mais le spectacle a aussi fait la place belle au répertoire de chacun des deux symboles de la chanson country québécoise. Il faut, à ce titre, louer l'expertise de Renée Martel comme metteure en scène, elle qui connaît si bien son public et a su lui faire plaisir par les choix de chansons et l'équilibre de la représentation.

Les deux ont commencé avec de nouvelles chansons avant que Mme Martel ne plonge loin dans ses souvenirs pour offrir aux spectateurs ravis, un petit voyage dans les débuts de sa carrière avec les éternelles Liverpool et Je vais à Londres. C'est bien qu'elle assume ses plus anciens succès qui vieillissent, ma foi, aussi bien qu'elle. D'autant qu'on a pu constater que sa voix, si elle ne s'appuie pas sur un souffle aussi puissant et constant qu'avant, arrive encore «... là-haut sur le pont d'acier...» avec aplomb. Sa voix est plus grave mais aussi plus chaude que dans sa jeunesse: ça lui va bien. 

Elle chante encore avec émotion; on a pu le constater dans l'hommage à ses parents qu'elle affirme faire désormais dans tous ses spectacles avec, dans ce cas-ci, Hello central et La fille de son père, toutes deux très senties.

Patrick Norman, à l'énergie encore juvénile malgré ses 70 ans qu'il célèbre samedi, n'était pas en reste avec Après la tombée du rideau, J'ai oublié de vivre, La guitare de Jérémie ou Elle s'en va, toutes des chansons que le public, particulièrement festif, n'a pu s'empêcher de chanter très fort avec lui. Comme il a aussi repris Un coin de ciel en accompagnement de Renée Martel.

C'est un premier spectacle de la tournée et si les deux pros en maîtrisent les chansons, ils feront quelques ajustements avec les nouvelles et amélioreront sans doute les interventions parlées un peu brouillonnes vendredi. Des deux, Patrick Norman était sans aucun doute le plus dissipé. Les deux veulent évidemment que Nous soit décontracté à l'image du lien qui unit les deux artistes sans prétention à leur public, mais le cabotinage de Patrick Norman est peut-être un peu excessif. Surtout quand ça lui fait manquer ses attaques dans la si belle Mille après mille qui méritait mieux que ça.

Cela dit, le public a quitté comblé, surtout après le rappel lors duquel les deux artistes ont repris leur hymne personnel: J'ai un amour qui ne veut pas mourir et Quand on est en amour. Comment les fans auraient-ils pu quitter insatisfaits? D'autant que c'était après deux bonnes heures d'un spectacle très généreux.

Au Country Club Desjardins samedi soir: L'open country de Mountain Daisies avec comme invités des gens comme Isabelle Boulay, Daniel Lavoie, Michel Rivard, Yohan ou Patrice Michaud. Dimanche, ce sera la soirée folk acadienne avec Edith Butler et Les cousins Branchaud en lever de rideau.

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