L'église St-James fait peau neuve

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L'église St-James

François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Au terme de quatorze mois de travaux, l'église St-James et son presbytère ont fait peau neuve et l'église de la rue des Ursulines peut désormais assumer non seulement sa nouvelle apparence extérieure mais également sa nouvelle vocation comme lieu de diffusion culturel.

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Pour marquer la fin de la phase 1 des travaux de restauration extérieure de l'église St-James et de son presbytère, plusieurs personnalités étaient réunies. On retrouve, de gauche à droite, le député provincial Jean-Denis Girard, la présidente de la Corporation de développement culturel Stella Montreuil, le maire Yves Lévesque et Nancy Kukovica, directrice générale de la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

Il importe de noter que ce qu'on soulignait jeudi après-midi, c'est la fin de la phase 1 des travaux qui ne concernait que l'enveloppe extérieure du bâtiment. Martin Veillette, chargé de projet pour la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, qui chapeautera la nouvelle vocation de l'église, a d'ailleurs indiqué qu'il abordera maintenant la phase 2 qui consiste à la rénovation intérieure de l'église comme du presbytère. On en est cependant toujours à l'étape initiale de trouver du financement. Les rénovations extérieures ont coûté 3,3 millions de dollars.

En vertu d'une entente avec la communauté anglicane de Trois-Rivières, l'église continuera de servir de lieu de culte pour les célébrations eucharistiques du dimanche matin exclusivement mais sera ouverte pour des visites historiques offertes par le Musée des Ursulines et pour des événements culturels sous sa nouvelle appellation de Centre d'art des Récollets-St-James. Il sera aussi possible pour quiconque de louer la salle pour y tenir un événement. L'église peut accueillir 125 personnes.

«L'église est devenue un lieu de diffusion culturel et de diffusion du patrimoine, dit Martin Veillette. Comme des célébrations religieuses vont continuer d'y avoir lieu, l'aspect intérieur de l'église va être conservé avec les objets religieux. On ne veut pas dénaturer le lieu et on n'en fait pas une salle de spectacle non plus. Ça demeure une chapelle dans laquelle on va diffuser des activités culturelles, des conférences, etc. On y tient même présentement des mariages, des baptêmes et toutes sortes d'événements.»

«On travaille sur des partenariats avec le FestiVoix, le Festival international de poésie et le Conservatoire de musique de Trois-Rivières. C'est la Corporation de développement culturel qui assure la gestion du lieu et son animation. On a déjà commencé à élaborer un calendrier d'activités qui va s'étoffer au cours de l'automne. C'est l'OSTR qui va casser officiellement la glace le 27 septembre en présentant sa nouvelle série Musique de chambre.»

Une fierté

La bâtisse a fait l'objet d'une restauration de sa maçonnerie, d'un remplacement de ses portes et fenêtres, d'un remplacement du revêtement de la toiture, d'un redressement et d'une solidification de son clocher, de l'intégration d'une nouvelle entrée secondaire, d'une nouvelle sortie de secours et d'un nouvel aménagement paysager. Jadis caché derrière des arbres matures, le presbytère s'impose désormais aux yeux des passants. 

C'est au terme de nombreuses et exhaustives recherches que l'équipe d'architectes a déterminé les paramètres de l'intervention. «On a travaillé à partir de nombreux documents d'archives, d'expliquer l'architecte en patrimoine Marie-Claude Deschênes. Pour la toiture, par exemple, le bâtiment a jadis eu un revêtement en fer blanc, ce qui ne se fait plus aujourd'hui. On a opté pour le Galvalume, un matériau récent qui en a l'apparence et en respecte les caractéristiques tout en n'ayant pas les défauts. On a un peu travaillé de la sorte pour toutes les autres composantes architecturales.»

Le plus grand enjeu a été l'enduit du bâtiment. «On aimait beaucoup la maçonnerie mais la maçonnerie d'origine des bâtiments du régime français étaient toujours recouverte d'un enduit. Qui étions-nous pour décider de ne pas être fidèle à la réalité historique? Pour ce qui est du lignage sur l'enduit, il était déjà sur le vieux bâtiment et ça date de l'époque du régime anglais. C'était déjà une pratique qui permettait d'imiter la pierre de taille qu'on ne pouvait se payer.»

La nouvelle enveloppe du bâtiment devrait, moyennant un entretien minimal, durer au moins cinquante ans, assure l'architecte. «Tout ça a été un immense casse-tête et je suis très satisfaite du résultat. Non seulement on a respecté le bâtiment et son histoire mais je trouve qu'il est carrément révélé. J'en suis très fière.»

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