Céline enflamme Trois-Rivières

Céline Dion a offert mardi soir le premier... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Céline Dion a offert mardi soir le premier de deux spectacles Céline pour les enfants à l'Amphithéâtre Cogeco.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les Trifluviens devront attendre bien bien longtemps avant de revivre une aussi grandiose et magistrale leçon de show-business que ce que la grande Céline a offert mardi soir dans le premier des deux spectacles Céline pour les enfants à l'Amphithéâtre Cogeco. Peut-être n'en revivront-ils plus jamais.

On peut ne pas être un fan de son répertoire, mais il est bien difficile de ne pas être un fan de l'interprète après avoir assisté à sa performance de mardi. Céline a été magnifique.

Les 9000 personnes ont certes manifesté leur appréciation mais le public était étonnamment sage. Peut-être que l'amphithéâtre extérieur y est pour quelque chose mais ça n'avait rien à voir avec l'hystérie rapportée par les médias pour les spectacles présentés aux Centre Bell et Vidéotron. 

Même les premières notes de L'amour existe encore n'ont suscité que quelques applaudissements. Dans la portion la plus rythmée du spectacle avec Love can move Mountains notamment, seul un petit groupe de fans sont restés debout pour danser dans les premiers rangs alors que le reste des spectateurs demeuraient résolument assis. Étonnant. 

André-Philippe Gagnon a d'abord réchauffé une foule qui n'en avait nullement besoin pendant environ 25 minutes d'usurpations d'identités en rafale. Un divertissement léger et sympathique pour tromper l'attente.

Deux minutes avant même l'heure prévue de 21 h, la voix a capella de Céline s'est faite entendre sur les paroles de Trois heures vingt pour donner le vrai coup d'envoi à la soirée. Dès ce moment, une irrésistible machine s'est mise en route. Une machine rodée avec une précision et un degré de raffinement renversants. Chacune des chansons semblait dosée, pesée, mesurée pour que la trentaine de musiciens sur scène puisse en tirer le maximum.

Toute cette machine était évidemment au service d'une interprète assez fabuleuse qui a eu mardi l'immense grâce de donner à son travail peaufiné par des décennies de labeur l'aspect de la simplicité et de la sincérité. 

Céline a reçu les applaudissements, les cris, les marques d'affection avec une très charmante humilité qui confinait presque à la candeur. Comme si elle n'était pas gavée de ces acclamations à longueur d'années depuis des décennies et d'un bout à l'autre du monde.

Malgré l'ampleur et la qualité des moyens mis en oeuvre à tous égards, c'est un spectacle marqué au sceau de la simplicité que Céline Dion a offert au public trifluvien. D'abord, le répertoire a été très majoritairement francophone et c'est sans doute dans ce répertoire moins pompeux que Céline Dion est la plus proche de ses émotions.

Elle a puisé dans l'ensemble de sa carrière la trentaine de chansons qu'elle a si généreusement présentées dans une prestation qui aura finalement duré plus de 2 h 15. La liste des chansons du spectacle doit être vue comme une liste de ses envies de femme encore follement amoureuse de la scène et de la musique. On a senti d'un bout à l'autre son plaisir d'être sur la scène et de partager autant avec ses musiciens qu'avec son public.

Des moments forts? Il y en a eu plusieurs. Excusez le cliché mais My Heart willl Go On offert en rappel avec l'apport appuyé de tout l'orchestre était mémorable. Dans un autre registre, S'il suffisait d'aimer présentée dans une touchante sobriété a certainement ému.

Tout le monde attendait sa version d'Ordinaire, de Robert Charlebois, qu'elle s'approprie de façon dramatique en contraste avec l'original. Elle a été très bien reçue par le public. Il faut aussi glisser un mot de son interprétation très habitée de It's all Coming Back to Me Now, autre moment intense d'un spectacle qui en a été constellé. Frissons.

On n'insistera jamais suffisamment sur le professionnalisme de cette interprète hors normes qui se manifeste par une multitude de détails. Dans les acrobaties vocales, certes, mais dans la précision de ses interprétations, dans ses attitudes, dans la coordination de l'ensemble. 

Était-il nécessaire qu'elle remercie le maire Lévesque de l'accueillir, qu'elle complimente Roger Picard pour la qualité de l'amphithéâtre et Alain Lamarre à qui on doit sa visite chez nous dès le début du spectacle? Non. Elle l'a fait. 

Parce qu'elle ne laisse rien au hasard, parce qu'elle est l'incarnation de la professionnelle et parce que la gloire n'a en aucune façon altéré son plaisir de la scène. 

Une magistrale leçon de show-business.

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