Delatri au Musée canadien de l'histoire

Le caricaturiste Anthony Delatri travaille encore dans le... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le caricaturiste Anthony Delatri travaille encore dans le bureau de sa maison de Louiseville pour créer de nouvelles caricatures ou pour en faire paraître d'autres sur Facebook.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ce n'est pas parce qu'il est à la retraite depuis plusieurs années que le caricaturiste Anthony Delatri a cessé de faire parler de lui ou de ses oeuvres.

Voici la caricature intitulée Les langues officielles qui... - image 1.0

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Voici la caricature intitulée Les langues officielles qui sera affichée dans le cadre de la grande exposition sur l'histoire canadienne que présentera le Musée canadien de l'histoire à partir du 1er juillet 2017.

Une de ses caricatures intitulée Les langues officielles a récemment été choisie pour être affichée au Musée canadien de l'histoire situé à Gatineau.

La caricature présente de façon humoristique la dualité linguistique canadienne parfois conflictuelle alors que deux personnages, l'un portant un béret orné d'une fleur de lys et l'autre portant un haut de forme aux couleurs de l'Union Jack britannique se tirent la langue.

La caricature a été publiée dans les pages du Nouvelliste à un moment indéterminé entre 1969, année de l'adoption par le Parlement de la Loi sur les langues officielles au Canada, et 1975.

Rappelons que Tony Delatri, un citoyen de Louiseville depuis 1951, a été caricaturiste pour Le Nouvelliste pendant vingt-six ans, de 1967 à 1993. Il affirme avoir réalisé plus de 8000 caricatures pour le quotidien régional au cours de sa carrière.

Il a été le premier surpris d'apprendre que le Musée canadien de l'histoire s'intéressait à une de ses oeuvres. Il a simplement reçu une lettre en provenance de l'institution la semaine dernière dans laquelle on lui demande la permission d'utiliser sa caricature dans le cadre d'une exposition.

L'institution veut en présenter une reproduction agrandie pour l'afficher dans la nouvelle salle de l'Histoire canadienne, la grande exposition emblématique du musée qui doit ouvrir ses portes le 1er juillet 2017, jour officiel du 150e anniversaire du pays.

L'oeuvre devrait être présentée dans une sous-section de la Galerie 3 qui portera sur le thème de la Loi sur les langues officielles et du bilinguisme au Canada en général depuis les années 60.

«Franchement, j'ai été surpris et honoré de la demande, confie Tony Delatri, aujourd'hui âgé de 94 ans. Je ne sais même pas comment ils ont trouvé ce dessin que j'ai réalisé il y a longtemps. Probablement qu'ils l'ont déniché dans le livre de mes caricatures paru aux alentours de 1975 parce qu'elle s'y trouve. C'est une caricature que je n'avais même pas dans mon propre ordinateur.

«N'empêche, quand j'ai reçu la lettre, je n'ai pas hésité à leur donner mon accord pour qu'ils l'utilisent.

«C'est étonnant de voir que même des caricatures que j'ai faites il y a plus de 30 ans demeurent d'actualité. C'est le cas pour celle que le Musée a choisie. Le problème des deux langues officielles au Canada demeure pertinent encore aujourd'hui; il y a des choses qui ne changent pas!

«Je ne sais pas exactement quand elle a été faite mais je me souviens de cette époque où la question des langues officielles était pas mal plus au coeur de l'actualité. Je ne sais pas précisément comment ils comptent l'utiliser et j'ai hâte de voir ça, mais au moins, je sais qu'elle va rester pour la postérité. C'est un honneur important pour quelqu'un de mon âge.»

Il ne s'agit cependant pas du premier honneur du genre puisque le caricaturiste se souvient que certaines de ses oeuvres ont été utilisées dans toutes sortes de circonstances. Il se souvient notamment d'une réclamée par la Commission Kent, une commission royale d'enquête mise sur pied en 1980 par le gouvernement canadien pour étudier le problème grandissant de la concentration de la presse au Canada.

«Ils avaient utilisé une de mes caricatures de l'époque dans le cadre de la Commission pour illustrer ce problème. L'honneur que me fait le Musée est spécial parce que dans ce cas-là, la caricature va être là pour toujours. Ça me touche beaucoup.»

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