American Story Show: toujours divertissant

Ce sont surtout les interprètes qui font d'American... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Ce sont surtout les interprètes qui font d'American Story Show un spectacle de grande qualité. Kim Richardson, ici avec Rick Hughes, en est sans contredit la grande vedette.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La revue American Story Show a repris possession de la salle Thompson vendredi soir pour une nouvelle série de dix représentations d'un spectacle revampé jusqu'au 3 septembre.

La version 2016 contient moins d'extraits de chansons que celle de l'été dernier mais rien n'y paraît. Le rythme de la succession des chansons est impeccable. Les extraits sont suffisamment longs pour que les spectateurs puissent savourer leurs airs préférées mais assez courts pour conserver à l'ensemble un rythme alerte.

On n'a rien modifié à la formule qui fait l'ADN du spectacle: donner un aperçu de l'histoire américaine entre 1960 et 1999 à travers des chansons qui ont marqué ces années. Aux numéros musicaux qui se succèdent, on ajoute sur un écran géant en fond de scène, des jalons de l'histoire américaine illustrés par une courte description et des photographies d'époque.

Le prétexte tient parfaitement la route et la formule trouve ici une application difficilement attaquable. C'est simple, très efficace et agréable.

Le spectacle a de l'intensité, du rythme et demeure foncièrement réjouissant. Le choix des références historiques est évidemment subjectif et éminemment discutable. Pourquoi tel événement et pas tel autre?

Beaucoup d'événements politiques ou sociaux particulièrement significatifs dans l'histoire récente des États-Unis sont aussi éludés au profit d'anecdotes à la pertinence douteuse. Mais voilà: ce n'est pas un cours d'histoire et les références historiques sont souvent des prétextes pour présenter des chansons.

La revue American Story show n'invente rien, vous l'aurez compris, mais on applique avec beaucoup de professionnalisme une formule qui a fait ses preuves. On se dit même en quittant la salle que c'est un spectacle qui a dû coûter une petite fortune à produire mais que ces dollars ont été bien investis.

Parlons maintenant de l'essentiel: les interprètes. Les mêmes que l'année dernière. Kim Richardson est rien de moins que fantastique. Elle est la locomotive du spectacle. On se doute d'emblée qu'elle va être brillante dans les chansons R & B ou soul mais elle est magistrale d'un bout à l'autre, qu'elle chante du pop ou du disco.

Cette femme vous donnerait des frissons tout le long de l'épine dorsale à chanter le thème de Passe-Partout. En rappel, son interprétation de I Will Always Love You vendredi a laissé le public complètement pantois. Ça lui a valu une ovation de plus après les autres qu'elle a amplement méritées tout au cours de la soirée.

En plus, elle est magnifique d'aisance et d'expressivité sur la scène. Elle bouge très bien, habite ses chansons, crée une très charmante complicité avec ses acolytes qui sont meilleurs et qui chantent probablement plus juste grâce à elle qui ne connaît pas le sens du verbe fausser.

Et tout ça sans jamais tenter de tirer la couverte à elle, se faisant discrète mais néanmoins essentielle quand on lui confie les harmonies. Quelle fabuleuse interprète.

Marc-André Fortin est surprenant d'aisance. Il possède vraiment une très belle voix et chante juste ce qui est moins fréquent qu'on pourrait le croire. Comme les deux autres, il a vraiment l'air de s'amuser sur scène ce qui contribue au plaisir que distille ce spectacle.

Rick Hughes est sans doute le moins polyvalent des trois solistes: il est carrément brillant dans le rock et un peu moins convaincant dans d'autres genres mais fait un travail tout à fait honorable.

Voilà un divertissement qui a tout pour plaire à un très large public et auquel il y a peu à reprocher.

Personnellement, je dois cependant dire que mes vieux tympans ont passablement souffert d'un volume sonore beaucoup trop élevé. Du milieu de la salle où j'étais assis, c'était non seulement inutile mais irritant. Par ailleurs, j'ai trouvé la basse et la batterie trop présentes alors que le son des claviers était quasiment inaudible dans l'ensemble.

La revue American Story Show a connu un gros succès depuis sa création, non seulement à Trois-Rivières mais à travers le province. C'est parfaitement mérité et il serait dommage que les spectateurs se refusent ce plaisir pour l'une ou l'autre des huit représentations qui restent au calendrier d'ici le 3 septembre.

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