Le Satyre recherche un nouvel investisseur

Les problèmes financiers qui touchent le cabaret-spectacle Le... (Olivier Croteau)

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Les problèmes financiers qui touchent le cabaret-spectacle Le Satyre seraient dus à l'aspect marketing qui a été sous-estimé et à la programmation qui n'a pas réussi à trouver son public.

Olivier Croteau

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Moins de deux mois après son ouverture, le cabaret-spectacle Le Satyre éprouve déjà des difficultés financières et est à la recherche d'un nouvel investisseur. Selon la directrice générale, cette situation est due à l'aspect marketing qui a été sous-estimé et à la programmation qui n'a jamais vraiment réussi à trouver son public.

«On fait du mieux qu'on peut pour se réajuster à ce que les gens de Trois-Rivières veulent. On s'est rendu compte que oui, on voulait encourager les artistes de la Mauricie, mais il n'y a pas de monde qui sont prêts à payer», explique Marie-Lyne Bédard, directrice générale du Satyre. Les gens ont moins aimé les cabarets parce que c'était amateur avec des artistes d'ici et c'est ce qu'on voulait encourager. Mais il faut miser sur des groupes hommage, sur ce que les gens connaissent déjà».

Les difficultés ont même atteint un certain seuil les empêchant de rémunérer leurs employés. «Est-ce qu'on a eu de la misère à les payer cette semaine? Oui. Mais là, on veut payer nos employés cette semaine. Ils y croient énormément au projet et ils viennent de nous le prouver très fort.»

Malgré tout, elle n'a pas l'intention de mettre la clé sous la porte, loin de là. Elle recherche d'ailleurs un mentor qui pourrait s'impliquer financièrement tout en les guidant dans cette aventure. «On cherche un nouvel investisseur, mais ça ne veut pas dire qu'on ferme. On n'a pas l'intention de baisser les bras», assure-t-elle.

Elle avoue qu'une certaine inexpérience en marketing peut avoir mené à ces problèmes financiers. «On a essayé d'amener de la nouveauté, mais on ne pensait pas que ça allait nécessiter autant de publicité et de marketing et on n'avait pas nécessairement le budget pour ça. On a toute la bonne volonté du monde, mais ça ne suffit pas. Il faut être des bons gestionnaires. On a vraiment sous-estimé l'importance du marketing et le pouvoir des réseaux sociaux.»

L'un des doutes soulevés lors de l'ouverture du cabaret était la forte compétition qui régnait au centre-ville de Trois-Rivières où tout le monde souhaite avoir sa part du gâteau. Ce ne sont pourtant pas les autres bars et restaurants qui auraient mené à ces pertes. Ce serait plutôt la tenue du FestiVoix qui a attiré son lot de spectateurs à l'extérieur et qui a vidé les salles de spectacles durant les festivités.

«On a eu plus de difficultés dans le mois de juin avec le FestiVoix et les gens qui se préparent pour le Cirque du Soleil. L'été, ça bouge énormément, mais pour les salles de spectacles, c'est plus dur avec les festivals», confie Mme Bédard.

«On ne vient pas de familles millionnaires, on vient d'un petit milieu, mais on est encore capable. En deux mois, ça ne nous a pas donné beaucoup de temps pour de gros investissements. Ça ne nous donne pas beaucoup de chance de prouver ce qu'on est capable de faire. C'est une question de contacts dans ce milieu-là et on est en train de les faire, mais il faut nous laisser plus que deux mois», fait-elle valoir.

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