Dragao: de plus en plus spectaculaire

  • La première du spectacle Dragao était présentée mardi soir à la Cité de l'énergie de Shawinigan. (Andréanne Lemire)

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François Houde
Le Nouvelliste

(Shawinigan) On présentait mardi soir la première des 35 représentations de la deuxième saison du spectacle Dragao à la Cité de l'énergie. Le spectacle a été présenté devant une salle comble, une autre, qui vient s'ajouter aux 35 de l'été dernier.

Fidèle à sa marotte de constamment resserrer la trame de son spectacle, Bryan Perro semble être arrivé, avec cette mouture 2016, à la forme ultime de la compression. Le spectacle de 90 minutes ne recèle aucun temps mort. Les scènes s'enchaînent encore un peu plus rapidement que par le passé et font en sorte que le spectateur n'a pas la moindre occasion de s'ennuyer. Même les nombreux changements de décors, élément clé de la structure de Dragao, semblent plus rapides et fluides, à la limite du téléscopage.

C'est là le fruit d'un énorme travail technique aujourd'hui complètement maîtrisé et cela en dit beaucoup sur ce spectacle et son succès. L'incontestable force de Dragao, n'en déplaise à son auteur, c'est la technique bien plus que son récit, support adéquat certes, mais supplanté par l'ingénierie. Le spectacle en met plein la vue grâce à des effets visuels magnifiques, des décors remarquables, des numéros acrobatiques de belle qualité mais surtout, des réussites techniques qui, à défaut d'être originales, sont impeccablement présentées.

Le public de la première de mardi soir n'a jamais autant réagi qu'à la vue du terrible Dragao, un monstre extrêmement impressionnant dont personne, à part concepteurs et techniciens, n'est conscient de la complexité. Si l'an dernier les manipulateurs en étaient encore à apprivoiser la bête et à régler des problèmes à quelques jours de la première, cette année, on les sent en parfaite maîtrise de la bête. Ils en font un être terrifiant et vivant.

La deuxième réaction la plus vive du public est venue devant les acrobaties aquatiques du personnage en hydro jet sur la rivière Saint-Maurice. En Amos Daragon, devenu maître des eaux, le cascadeur, poussé à une dizaine de mètres dans les airs par la force de jets d'eau, contrôle à la perfection son engin et sa chorégraphie. On comprend parfaitement la réaction du public. C'est dans des moments comme ceux-là que Dragao devient vraiment plus grand que nature.

Le public paie pour être diverti en étant touché et/ou impressionné et les concepteurs du spectacle shawiniganais ont parfaitement saisi la teneur de ce marché. Ils en donnent au public pour son argent. Quand ce n'est pas dans des effets grandiloquents, c'est dans des numéros d'acrobaties aériennes d'une beauté visuelle qui confine à la poésie. On retient particulièrement les prouesses des athlètes aux sangles aériennes et le solo au tissu aérien. Les deux numéros sont bien dosés, impressionnants et magnifiques.

Ils offrent un contrepoids bienvenu aux scènes toujours spectaculaires de la bataille navale ou de la danse macabre avec squelette géant. Perro a eu le souci de créer un équilibre.

Le récit de l'aventure d'Amos Daragon qui sauve l'humanité de la menace que Dragao fait peser sur elle vient davantage en support des éléments spectaculaires. On a même parfois l'impression que la narration déboule un peu pour hâter la conclusion de certaines scènes. On pense à l'escalade d'Amos et Béorf en route pour leur affrontement avec Dragao alors que Béorf sauve la vie de son compagnon. Si le récit avait été l'élément central du spectacle, cette scène en aurait été un moment clé. Or, on n'y ressent guère d'émotion.

Dragao ne se passe pas à ce niveau. C'est un divertissement à grand déploiement où les concepteurs mélangent plusieurs ingrédients rarement réunis en une seule recette pour que les spectateurs en sortent comblés. Les décors, on l'a dit dans le passé mais c'est toujours vrai, sont magnifiques. Le village perché dans les arbres baignant dans des couleurs improbables est un délice visuel. La bataille des deux héros contre le dragon, un classique grâce aux effets spéciaux. L'ingéniosité dont les décorateurs ont fait preuve de même que les concepteurs d'accessoires ne cesse de ravir. La machine volante sur laquelle voyagent Amos et Béorf est une trouvaille révélatrice de l'inspiration dont les concepteurs ont su faire preuve. Avec son style steampunk, elle ferait même plaisir à certains esthètes.

Ce n'est pas par hasard que Dragao a eu autant de succès l'an dernier. À défaut d'être un spectacle subtil et émouvant, c'est une spectaculaire démonstration et une formule gagnante plus efficace encore cette année. Le dg de la Cité de l'énergie Robert Trudel affirme que la vente des billets se déroule à un rythme supérieur à celui de 2015 et qu'il ne resterait présentement que 100 billets, sur un total de tout près de mille, pour la toute dernière représentation du 20 août. Tant mieux, c'est mérité.

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