Le ciel ne nous est pas tombé sur la tête

C'est Bernard Adamus qui était en vedette sur... (Sylvain Mayer)

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C'est Bernard Adamus qui était en vedette sur la grande scène du FestiVoix mercredi soir.

Sylvain Mayer

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Soirée thématique mercredi au FestiVoix. On a joué aux irréductibles Gaulois en craignant pendant toute la soirée que le ciel ne nous tombe sur la tête. Comme il se doit, le tout s'est terminé dans la joie et l'allégresse mais le sanglier du banquet final était légèrement trop cuit à mon avis.

Le ciel a été menaçant pendant toute la soirée, donc. Il a eu la délicatesse de s'abstenir de déranger le jeune Elliott Maginot au manoir de Niverville à 18 h. Le garçon est excessivement doué et ne méritait certainement pas qu'on mouille son public pendant que sur la scène, il planait allégrement dans un folk atmosphérique très maîtrisé. Il allait à merveille avec cette scène qui se cherche une identité. L'an prochain, ça pourrait s'appeler les Voix planantes un peu haut perchées avec beaucoup de réverbération.

Je regrette encore d'avoir quitté avant la fin de son spectacle pour m'empresser de me négocier un siège à vil prix pour Diane Tell à la scène du monastère des Ursulines. J'étais dans l'erreur jusqu'au trognon. L'endroit était à moitié vide. Les gens sont faits en chocolat. 

D'accord, il a plu, mais parlons franc: c'était tout juste un crachin. Insistant, mais crachin quand même. C'est la faute à Diane Tell, du reste. Dans sa toute première chanson, Faire à nouveau connaissance, elle a changé les paroles d'un couplet pour dire que tout ce qu'elle souhaitait, c'est qu'il ne pleuve pas. Qu'est-ce que vous pensez qu'il est arrivé? Elle n'a pas eu le temps d'arriver au refrain qu'il pleuvait. Elle a trouvé ça bien drôle, nous, moins. 

Je profite de l'occasion pour vous mentionner que c'est là une des excellentes raisons pour lesquelles les spectacles en salle coûtent plus cher que les spectacles à l'extérieur dans les festivals. En salle, à moins que ce soit vraiment une très très mauvaise salle, il ne pleut pas. Et il n'y a pas non plus quarante parapluies généreusement déployés dans votre axe de vue de l'artiste sur scène. Je veux bien croire qu'on y va pour écouter de la musique, voir l'artiste, ça occupe les yeux. Ce confort d'être au sec, croyez-moi, ça vaut très cher.

Je reviens à Diane Tell qui a offert un spectacle sympathique en puisant dans un impressionnant bagage de succès. Pas sûrs que les arrangements pour clavier et quatuor à cordes, une belle idée au demeurant, mettaient toujours les chansons en valeur. De plus, je me vois dans la triste obligation de constater que Mme Tell n'a plus tout à fait la voix de ses vingt ans et a éprouvé des problèmes de justesse. Ce sont des choses qui arrivent.

Philippe Brach, maintenant, sur la grande scène en attendant Bernard Adamus. Un drôle de pistolet, Philippe Brach. Magnifique d'ironie grinçante et d'humour irrévérencieux et déjanté. En plus, il portait le kimono. Vraiment. Que dire de plus? On dirait que plus personne n'a cette distinction de nos jours. Il peut compter sur mon vote pour deux des prix du palmarès annuel du FestiVoix: celui de l'artiste le plus élégant et celui du névrosé le plus sympathique, un prix toujours très convoité. 

Bernard Adamus aurait dû avoir toutes ses chances dans ces deux dernières catégories mais des raisons techniques m'empêchent, en toute conscience, de voter pour lui: je n'ai tout simplement rien vu ni entendu de son spectacle. J'aurais bien voulu et j'ai attendu autant que mon heure de tombée me le permettait, mais il m'a fallu abdiquer. Si Bernard Adamus n'a pas de contraintes d'horaire, moi, j'en ai. Dommage. Je suis sûr que c'était excellent. Bon: on parle de ce soir? Patrick Norman au monastère des Ursulines, Just Wôan au manoir de Niverville, Annie Poulain Quartet et Normand Guilbeault au Bistro SAQ. Mais surtout: The Wall Theater Experience sur la grande scène. Il semble que la décriminalisation de la marijuana au Canada va arriver trop tard pour que tous puissent profiter pleinement de l'expérience mais ça devrait quand même être bon. 

Cela étant dit, j'ai un message de la plus haute importance pour vous tous qui comptez assister au spectacle de Hedley samedi soir. La direction du FestiVoix annonce que pour cette soirée du 2 juillet, il n'y aura pas de chaises en location, ni de zone pour les chaises pliantes. L'ensemble de l'admission générale sera accessible debout seulement. Notez, c'est aussi bien ainsi parce qu'avec Hedley, vous ne seriez pas resté assis sur votre chaise bien longtemps.

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