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La pluie s'invite au FestiVoix, mais ne gâche pas la fête

C'est à Kevin Bazinet qu'est revenu l'honneur d'occuper... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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C'est à Kevin Bazinet qu'est revenu l'honneur d'occuper la grande scène du FestiVoix mardi soir pour la première représentation de son nouveau spectacle dans le cadre d'un festival d'été.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Soirée d'incertitude au FestiVoix mardi soir. La pluie s'est montrée aussi hésitante qu'un analyste politique de la BBC au lendemain de la victoire du Brexit mais les spectacles ont été présentés comme prévu devant des foules parfois moins importantes que prévu.

Les festivaliers ont bravé les prévisions pessimistes des... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Les festivaliers ont bravé les prévisions pessimistes des météorologues et ne se sont pas laissés décourager par la pluie pour assister au spectacle de Kevin Bazinet sur la grande scène du FestiVoix mardi soir.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Le swing un peu délirant de Call Me Wayne et de la soliste Julie Hamelin a été un petit peu saboté par une mauvaise humeur passagère des nuages à l'heure du souper. Mme Hamelin a dû se contenter de chanter pour une poignée de parapluies.

C'est un peu dommage parce qu'il y avait sur place des danseurs de swing plutôt volontaires qui, moyennant des conditions atmosphériques légèrement plus coopératives, semblaient tout à fait enclins à s'abandonner corps et âmes aux rythmes fous. On aurait pu vachement s'amuser.

Ça n'a empêché personne de goûter cette musique festive et originale. Souhaitons que les habitués du Festival de jazz de Montréal aient plus de chance que nous le 9 juillet quand Cal Me Wayne s'y produira.

La programmation du FestiVoix étant ce qu'elle est, foisonnante, il faut désormais faire des choix en début de soirée. Ou alors, il faut être à deux endroits en même temps et je ne sais toujours pas comment on fait. Des suggestions, quelqu'un?

À 18 h, il y a compétition entre la scène Rythme FM et celle du Jardin des Ursulines. Mardi, mon instinct m'a guidé vers le jazz mais la Tournée Panache sur la scène du Manoir Boucher de Niverville aurait volontiers pu faire l'objet de mon choix.

Pas de dilemme à 19 h avec 2 Frères sur la scène du monastère des Ursulines. Si vous n'y êtes pas encore allés cette année, et que sur place, vous vous y sentez désorientés, non, vous n'êtes pas fous. La scène de 2016 est réorientée et s'ouvre davantage vers l'ouest. D'une trentaine de degrés, à vue d'oeil. Non seulement ça offre aux artistes des couchers de soleil pas piqués des hannetons mais ça permet d'accueillir 800 personnes de plus, dit-on. Ce n'est pas un luxe.

Encore mardi, malgré les nuages et la pluie aussi intermittente qu'agaçante, le site semblait rempli à capacité ou presque. La fidélité du public à cette scène est phénoménale et devrait faire l'objet d'études approfondies.

Il importe de mentionner que les 2 frères ont leurs fans. Les deux frangins ont été accompagnés par cinq musiciens et quelques centaines de choristes pour plusieurs des chansons. J'ai eu le privilège d'entendre leurs chansons en stéréo avec une piste en mono dans mon oreille de gauche: mon voisin a chanté systématiquement toutes les chansons. Notez, il chantait relativement juste contrairement à l'autre voisin, celui de derrière, en profonde rébellion contre toute forme d'harmonie.

Je profite de l'occasion pour vous mentionner que c'est là une des excellentes raisons pour lesquelles les spectacles en salle coûtent plus cher que les spectacles à l'extérieur dans des festivals. Les conditions d'écoute sont incomparables. Aucun voisin ne beuglera sa vie dans une tonalité inconnue des musicologues lors d'une prestation à la salle Thompson et ça, croyez-moi, ça vaut très cher.

Je reviens aux 2 frères et à leur folk de chansonniers entraînant et, ma foi, fort sympathique. On comprend facilement leur succès: c'est une musique simple, accrocheuse avec des paroles qui collent à la réalité de tout le monde. Ce fut fort agréable.

Il restait Kevin Bazinet sur la grande scène. Le jeune homme est apparu en superbe forme physique. Il a gagné La Voix mais on oublie trop facilement qu'il a fait excellente figure à l'émission Le Gym où il a été éliminé en quart-de-finale des pectoraux, une performance plus qu'honorable.

Le garçon avait sa cohorte de fans entassées aux premiers rangs sur le bord de la scène mais l'ensemble du vaste site semblait plus dégarni que la caisse du candidat à la chefferie du PQ Paul Saint-Pierre Plamondon. Il s'agissait de la toute première représentation du spectacle de Kevin Bazinet offerte à l'extérieur dans le cadre d'un festival d'été et il a plu. La vie est injuste.

Mercredi, la grande scène s'ouvre à Bernard Adamus avec Philippe Brach en première partie alors que Diane Tell sera sur la scène du monastère de Ursulines et Elliott Maginot sera sur celle du Manoir de Niverville à 18 h en compétition avec le Benoît Paradis trio au Bistro SAQ.

Faites vos choix et apportez donc une serviette pour essuyer votre chaise, au cas où.

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