Le cirque débarque en ville

Voici les artistes qui prendront part au spectacle Tout... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Voici les artistes qui prendront part au spectacle Tout écartillé du Cirque du Soleil.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Une véritable fourmilière s'active depuis mardi matin à l'Amphithéâtre Cogeco, alors que les artistes qui prendront part au spectacle Tout écartillé du Cirque du Soleil ont investi les lieux pour leur première journée de travail.

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Lydia Bouchard, chorégraphe et danseuse, David Girard, concepteur acrobatique et acrobate, ainsi que Jean-Guy Legault, metteur en scène, sont tous arrivés à Trois-Rivières mardi pour débuter le travail avec les 25 artistes qui composeront la distribution de Tout écartillé.

Dès le milieu de l'avant-midi, on a pu voir défiler les acrobates, comédiens, danseurs et membres de l'équipe technique, qui ont tour à tour franchi la porte de ce qui sera leur résidence principale jusqu'au milieu du mois d'août.

«On est à la maison», s'est empressé de dire David Girard, concepteur acrobatique et acrobate, dès qu'il a mis les pieds à l'intérieur de l'amphithéâtre. Celui qui campera le rôle principal, le grand voyageur Lindbergh, en sera à son deuxième été à Trois-Rivières, alors qu'il prenait part l'an dernier au spectacle Le monde est fou en hommage à Beau Dommage.

Bien que l'équipe technique soit installée depuis environ deux semaines, ce n'est que depuis mardi que l'arrimage avec les artistes et les chorégraphes a pu commencer.

Pour certains, comme David Girard, il s'agissait d'un retour à Trois-Rivières, mais la très grande majorité des 25 artistes qui composent le spectacle en était à sa première visite à l'amphithéâtre. Tout restait donc à découvrir, allant des présentations officielles avec l'équipe technique en place jusqu'au fonctionnement du buffet pour les heures de lunch.

Car si les artistes passent l'été à Trois-Rivières, ils n'en verront que très peu les attributs touristiques, les restaurants et les boutiques, les journées de travail étant extrêmement longues d'ici à la première du spectacle, le 13 juillet. 

«Ça va se dérouler généralement de 11 h le matin à minuit le soir. Ça dépend des journées, mais on ne sort que très rarement avant minuit, puisqu'on veut surtout travailler avec les éclairages en soirée. Il faut être en bonne forme et tout le monde s'entraîne très fort. Ce sont de longues journées mais de belles journées», résume Lydia Bouchard, chorégraphe et danseuse.

Les décors, à peu près tous montés, resteront secrets en bonne partie jusqu'à la première représentation, histoire de garder quelques surprises pour le public. Toutefois, on constate que la scène a été avancée d'environ huit pieds sur toute la longueur afin de répondre aux exigences de la mise en scène. 

«Ce sont 25 artistes sur scène et ça peut aller jusqu'à 40 pour certains numéros. On avait envie de donner ce côté déjanté, éclectique et rebelle de Charlebois. Ses chansons déménagent, donc ça nous prend de la place sur scène pour déménager nous aussi», résume Jean-Guy Legault, metteur en scène, qui ajoute que l'expérience des spectateurs sur les côtés de la salle ne s'en retrouvera que rehaussée par rapport à l'angle de vue. 

À compter de ce jour, c'est surtout un travail d'arrimage et d'ajustements qui se fera tant pour l'équipe technique que pour les artistes, qui ont déjà débuté le travail depuis quelques semaines à Montréal. 

«On commence déjà à répéter et travailler sur l'arrimage des numéros avec la scénographie, avec le lieu, à faire de petites modifications en lien avec le rapport au spectateur qu'on veut avoir. On connaît le lieu par rapport au spectacle qu'on a eu l'année dernière, mais comme c'est un tout nouveau spectacle, on doit revisiter ce qu'on avait dans notre tête par rapport à ce qu'on voit réellement», précise Jean-Guy Legault, qui ne cache pas que les attentes sont très grandes cette année.

«T'es aussi bon que ton dernier show. La pression est toujours en lien avec ce que tu as vu avant. Donc il y a des attentes par rapport à l'an dernier, à l'équipe, même si ce n'est pas du tout la même équipe, pas les mêmes artistes, numéros ou trames musicales. On sent la pression, mais il faut apprendre à vivre avec. Ça nous amène une belle fébrilité», constate-t-il.

Pour sa part, David Girard a pris soin de préparer des graphiques, des notes, des aides-mémoires pour ses compagnons de scène, au même titre qu'une équipe de football qui devrait revoir visuellement sa stratégie de jeu. 

«La majorité des artistes n'était pas là l'an dernier, donc ils ne connaissent pas le lieu. Nous, on sait à quoi s'attendre. On agit un peu comme mentor, il faut être des leaders positifs parce qu'on n'a pas beaucoup de temps. La musique de Jean-Phi (Goncalvez, directeur musical) commence à sortir et les notes de Charlebois s'arriment à nos tableaux. Ça donne toujours un vent de renouveau et c'est la motivation qu'on cherche», confie le concepteur acrobatique.

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