«Partir en voyage m'a permis de me retrouver»

La Trifluvienne Lydiane St-Onge a choisi de vivre...

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La Trifluvienne Lydiane St-Onge a choisi de vivre ses passions.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Elle a voyagé dans plusieurs pays d'Asie, du Moyen-Orient et d'Amérique du Sud au cours des dernières années, mais au bout du compte, la globe-trotteuse trifluvienne Lydiane St-Onge a pris conscience que c'est d'un grand voyage intérieur dont elle revient maintenant, un voyage qui lui a fait comprendre que le bonheur est à l'intérieur de soi.

«J'ai pris ma vie en main. J'ai fait le choix d'abandonner ma carrière qui était très prometteuse au Québec. Je n'ai pas choisi le confort ni la sécurité. J'ai choisi de vivre mes passions», dit-elle.

«Beaucoup ne voudraient pas être à ma place car ils savent qu'ils ne géreraient pas bien l'insécurité», constate-t-elle.

La routarde, qui est de passage au Québec pour quelque temps, constate qu'à «99 % du temps, les gens sont bons. Les gens sont accueillants, sont 100 fois plus gentils qu'on peut l'imaginer. Des gens qui ne me connaissent pas m'ont invitée à prendre un thé. Quand il pleuvait, ils m'invitaient à dormir chez eux. Voyager m'a permis de constater qu'il y a de la bonté dans le monde», assure-t-elle même si certains événements ont failli virer au drame au cours de ses périples. Des cas d'exception, estime-t-elle.

«On se fait bombarder, dans les médias, de choses négatives, mais quand tu voyages, tu te rends compte que les choses négatives ne sont qu'un infime pourcentage de ce qui se passe sur la planète», plaide-t-elle.

«Ça me fait du bien de voir ça. Ça me fait du bien de croire en l'humanité et de développer ma croyance en l'humanité encore plus», dit-elle.

Selon elle, la source des malheurs dans notre monde vient «des gens qui sont au pouvoir et qui veulent du pouvoir et de l'argent. Sinon, tout le monde veut la paix. Personne ne veut que ses enfants soient tués à la guerre», fait valoir Lydiane St-Onge qui a pu le constater lors de son passage en Palestine, en Israël et en Cisjordanie. Les conflits et la peur, estime-t-elle, sont entretenus par les gouvernements et les gens au pouvoir.

«Je suis une femme et au Moyen-Orient, j'ai été accueillie, hébergée et nourrie généreusement par plein de monde», dit-elle pour soutenir son propos.

La blonde Trifluvienne voulait voyager, au départ, pour se faire plaisir. Peu à peu, sa passion s'est transformée en un métier taillé sur mesure pour elle.

Au cours d'un bref retour au Québec, en 2014, Lydiane St-Onge se faisait en effet offrir une collaboration avec le canal Évasion pour une série d'émissions intitulées Lydiane autour du monde.

«Je n'avais jamais animé une émission de télé, mais ça s'est très bien passé», dit-elle. «On a fait 13 émissions d'une heure», dit-elle.

«J'ai posé mes conditions. Je ne voulais pas changer ma façon de voyager. Je voulais continuer à aller dans les auberges jeunesse. Je voulais que ces émissions me ressemblent et ils étaient totalement d'accord», raconte-t-elle.

La série de tournages a commencé en Colombie avec un mois de tournage puis au Pérou, au Chili et au Bélize.

«Je n'aurais jamais osé penser que je ferais de mes passions un job», dit-elle.

C'est l'engouement pour son blogue qui a tout déclenché. À sa grande surprise, pas moins de 71 000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. «Bruno Blanchet est à la télé depuis des années et il a 82 000 abonnés», dit-elle.

«Je pense que c'est parce que mon blogue est très authentique. Je ne cache pas la vérité et je m'exprime comme je le ferais à mes amis. Je mets beaucoup de photos et les gens trippent là-dessus», analyse-t-elle.

Lydiane St-Onge est en pleine écriture d'un livre, dont la parution est prévue pour 2017, qui sera un mélange de ses réflexions et de ses voyages.

«J'ai compris des choses durant mes voyages. J'ai tellement évolué», dit-elle et c'est de ça dont il sera question. Il lui aura fallu faire le tour du monde pour comprendre «jusqu'à quel point les amis et la famille, ça n'a pas de prix», dit-elle.

Lydiane est en train de démarrer un réseau de conférences en collaboration avec la comédienne Marie-Lise Pilote. «On devrait lancer ça en automne», dit-elle.

«Je vais faire une tournée de conférences dans les écoles, dans les universités, dans les entreprises. Il y a un message à livrer», dit-elle.

J'ai compris que le bonheur, ça se passe à l'intérieur. Ce n'est pas en s'enfuyant à l'étranger qu'on va trouver le bonheur. On va le trouver en dedans de soi.

Partir en voyage m'a permis de me retrouver, de prendre un recul par rapport à ma vie et de revoir mes priorités. Est-ce que c'est de faire de l'argent? Non. C'est d'être heureuse, de me réaliser, d'apporter quelque chose à la communauté. C'est ça que j'ai rétabli comme priorité et ça me fait du bien», résume-t-elle.

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