La BD au musée!

Le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières propose la nouvelle exposition BDQ: l'art de la bande dessinée québécoise.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Alors que la bande dessinée québécoise est reconnue comme jamais et que les oeuvres de ses artisans voyagent à travers le monde, le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières propose la nouvelle exposition BDQ: l'art de la bande dessinée québécoise.

Le directeur général du Musée québécois de culture... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 3.0

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Le directeur général du Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, Yvon Noël, a pris la pose aux côtés du personnage Red Ketchup et son créateur Réal Godbout, ainsi qu'avec François Bourdages, le commissaire de l'exposition BDQ: l'art de la bande dessinée québécoise.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Les murs de la salle d'exposition sont tapissés de personnages, souvent grandeur nature, qui ont marqué l'histoire ou marque le présent de la BD québécoise.

Les visiteurs auront le plaisir de croiser un Red Ketchup géant, cet agent du FBI adepte de la cocaïne créé par Réal Godbout, le sympathique grand-papa Ben de Daniel Shelton ou encore les adolescentes uniques et pour le moins particulières de la très populaire série Les Nombrils

Traduite dans sept langues, cette série québécoise qui compte sept tomes a été vendue à près de 2 millions d'exemplaires dans le monde.

Ce succès est d'ailleurs souligné dans l'exposition du Musée québécois de culture populaire. La présence dans un musée de leurs jeunes personnages ravit leurs auteurs, Marc Delafontaine (Delaf) et Maryse Dubuc (Dubuc).

«C'est une belle reconnaissance pour la bande dessinée. Il y a longtemps, la BD était considérée comme de la littérature de bas de gamme ou pour la jeunesse. De voir que la BD est entrée au musée, eh bien, il était temps», a souligné jeudi en entrevue Marc Delafontaine quelques instants avant l'ouverture officielle de l'exposition. 

L'exposition BDQ: l'art de la bande dessinée québécoise propose une initiation au travail des bédéistes. On y voit toutes les étapes de la création d'une oeuvre, de l'écriture du synopsis et du scénario en passant par la recherche graphique, la mise en page et l'encrage. 

«L'exposition montre aussi qu'il y a beaucoup de travail derrière la bande dessinée. Ça se lit vite, mais il y a souvent une ou deux années de travail derrière», a précisé Maryse Dubuc, la scénariste de Les Nombrils.

Djief, l'auteur de Le Crépuscule des dieux et de Broadway, une rue en Amérique, deux séries bien accueillies en Europe, était également présent à l'occasion du lancement de l'exposition du Musée québécois de culture populaire. Jean-François Bergeron de son vrai nom était fier de voir de ses planches présentées aux côtés d'une foule de bédéistes québécois de talent. 

«Ça fait une belle reconnaissance pour le neuvième art avant toute chose, même si ça nous flatte l'ego de se retrouver personnellement sur les murs du musée. Pour la bande dessinée, c'est un bon coup de pouce», a-t-il exprimé.

Pour sa part, Réal Godbout, l'auteur de Red Ketchup, Michel Risque et de l'adaptation de L'Amérique, ou le disparu de Franz Kafka, estime que l'intérêt que porte le Musée québécois de culture populaire à la BD démontre tout le chemin que le neuvième art a parcouru. 

«Nous avons fait du chemin et ça démontre qu'il y a toujours de nouvelles générations d'auteurs qui poussent et qui connaissent du succès. Ça commence à faire pas mal de monde», s'est réjoui l'auteur qui a collaboré à l'époque avec le mythique et défunt magazine Croc dès son premier numéro.

Créée par François Bourdages, l'exposition a nécessité trois ans de préparation. Le commissaire de l'expo BDQ souhaitait faire découvrir le neuvième art aux Québécois. Il indique que la BD québécoise est souvent davantage reconnue outremer qu'ici. Nul n'est prophète en son pays, comme le dit l'adage.

«Il y a plus d'artistes qui publient actuellement au Québec qu'il y en a eu lors des cent premières années de l'histoire de la BD québécoise. Il n'y a jamais eu autant de personnes qui ont publié ou qui sont dans le domaine. Ça dépasse vraiment nos frontières», a souligné le commissaire de l'expo BDQ. 

Bien qu'elle soit très instructive, l'exposition demeure foncièrement divertissante. Un coin est d'ailleurs réservé aux créateurs en herbe, où les jeunes et moins jeunes pourront concevoir des planches ou dessiner sur les grandes cases murales. Plusieurs exemplaires de créations québécoises peuvent de plus être consultées sur place, car après tout, une visite de l'exposition donne le goût de lire de la BD québécoise. 

«Nous voulions un espace de création où les enfants et les adultes pouvaient écrire et dessiner sur les murs», a avoué le directeur général du musée, Yvon Noël. «Après tout, la BD est l'expression de la culture populaire.»

L'exposition BDQ: l'art de la bande dessinée québécoise sera présentée jusqu'en janvier 2018 au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières.

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