Fred Pellerin en cire!

Fred Pellerin a comparé à un voyage astral... (Thara Communications)

Agrandir

Fred Pellerin a comparé à un voyage astral le fait de se voir de l'extérieur. La scène se déroulait mardi soir au Musée Grévin de Montréal où la statue de cire de Fred Pellerin a été inaugurée.

Thara Communications

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Montréal) Marilyn Monroe, Brad Pitt, Penelope Cruz, Al Pacino, Robert de Niro... Le Musée Grévin de Montréal abrite les statues grandeur nature de 122 personnalités et depuis mardi soir, celle de Fred Pellerin.

La représentation en cire du jeune homme a été dévoilée devant un parterre de journalistes et de personnalités montréalaises noyées à travers des gens de Saint-Élie venus vivre l'événement avec leur plus fier représentant. Le conteux a accepté l'honneur dans un mélange de fierté, d'humour et de malaise. Il refuse de parler de légendification, un processus qu'il réserve lui-même à des concitoyens. «Légendification, je ne peux pas aller jusque-là, a-t-il analysé. C'est une mise en cire et c'est quelque chose de tout nouveau pour moi. Il y a quelque chose de très étrange à se voir en dehors de soi. Ça frise le voyage astral, je dirais. C'est tout à fait heureux... mais un peu bizarre.»

C'est suite à un insistant vote du public et à un autre des personnalités qui forment l'Académie du Grévin qu'on a convaincu la direction du Musée de lui faire une place. Pour le convaincre lui, d'accepter, il a fallu un apport du destin. «J'étais assis en auto avec Gilles Vigneault quand les gens du musée m'ont appelé pour me le proposer, a raconté le Caxtonien. Comme j'ai l'intronisation timide, j'hésitais et j'en ai parlé à Gilles qui m'a dit que lui s'y trouvait déjà. «Dis-leur qu'ils te mettent avec moi!», a dit Vigneault. Alors, j'ai accepté à la condition que j'y sois en sa compagnie et les gens du Musée ont tenu parole. Ça me flatte vraiment dans le sens du velours.»

La représentation de Fred sera donc voisine de celle de Vigneault ainsi que de Roy Dupuis (pas de demande de Fred à cet égard, qu'on sache...) dans une portion du musée représentant l'hiver québécois, au second étage.

«Pour ceux qui se demandent le lien entre moi et le musée, c'est simple: moi, ce que je fais s'adresse aux oreilles et eux ils font dans la cire, alors, il y a un lien naturel, a rigolé Fred en prenant place sur l'estrade à côté de sa reproduction, les deux arborant la chemise à carreaux du bûcheron, le col roulé gris et les jeans. «C'est une aventure qui a été riche en émotions et en bouleversements. Je suis content d'avoir vu évoluer le processus en plusieurs étapes au cours de l'année qu'il a fallu pour la concevoir, parce que prendre ça d'une seule bouchée ici ce soir, ça aurait pris un très grand verre d'eau pour le faire passer.»

«Ma fille Marie-Neige, m'a bien expliqué que les toutous et autres poupées prennent vie la nuit pendant qu'on dort. Quand les lumières s'éteignent ici, le party pogne! J'espère donc que le Fred de cire va avoir l'intelligence d'aller jaser avec les grands de ce monde comme Einstein.»

À un certain moment de son allocution, Fred, en adoptant la même pose que son double, a demandé au public de jouer au jeu des erreurs. L'erreur, c'est que l'humain portait à la boutonnière une épingle dorée ornée des armoiries de Saint-Élie-de-Caxton. «Je ne voulais pas qu'à force de côtoyer de si grands personnages, il finisse par s'enfler la tête et oublier ses origines.» Il en a donc épinglé une autre pour la postérité sur la chemise à carreaux rouges et noirs de son clone de cire.

À noter que dans leur souci du détail, les artistes du Grévin ont pris soin de déposer dans une poche une «paparmane» rose.

En un peu moins de trois ans, le Musée Grévin de Montréal a reçu environ 500 000 visiteurs. C'est donc beaucoup d'yeux qui se poseront sur le Fred Pellerin de cire au cours des prochaines années. Aucun n'aura le touchant regard que Johanne, la maman de Fred, posait mardi sur la reproduction de son fils.

Plus de trente minutes après le dévoilement officiel de la statue, elle regardait toujours fixement le Fred de cire et ce n'est qu'à ce moment que son émotion a pris la forme de larmes qui ont perlé de ses yeux.

«Il est super beau. C'est vraiment lui!, a-t-elle commenté. Je suis allée toucher aux mains de la statue et ce sont vraiment les mains à Fred. Elle a dans les yeux cette lumière que lui a à tous les jours. C'est un chef-d'oeuvre! Et c'est très touchant. Je ne sais pas trop ce qui m'émeut tant. C'est comme s'ils le rendaient immortel et ça, pour moi, c'est très étrange. Je trouve que c'est très gros comme honneur et c'est bien difficile pour moi d'en mesurer l'importance. Pour moi, Fred reste toujours mon petit enfant.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer