FEQ: un succès qui refuse de se démentir

L'édition 2016 du Festival d'été de Québec qui... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'édition 2016 du Festival d'été de Québec qui aura lieu du 7 au 17 juillet s'annonce comme un autre gros succès dont se réjouit le directeur général Daniel Gélinas.

François Gervais, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

Si on pouvait légitimement craindre une déprime post-Rolling Stones sur les ventes de passeports du Festival d'été de Québec, il semble bien que la catastrophe est évitée.

Au contraire, le dg Daniel Gélinas assure qu'on a vendu presque tous les passeports disponibles à un mois du début de l'événement qui aura lieu du 7 au 17 juillet prochain.

Il est vrai qu'on a diminué le nombre de laissez-passer disponibles, passant de 150 000 en 2015 à 120 000 cette année, histoire, plaide-t-on, d'assurer plus de confort aux festivaliers: plus d'espace sur les sites, une meilleure vue sur la scène, etc.

On a, par ailleurs, ajouté 2000 places dans de nouvelles estrades, des places plus confortables et nettement plus dispendieuses (350 $ et 400 $ au lieu du passeport à 90 $ pour l'ensemble de l'événement). Toutes ces places assises ont été vendues très rapidement.

Par ailleurs, les 20 000 premiers passeports à un prix spécial de 80 $ ont trouvé preneurs en 14 minutes à l'ouverture des guichets au mois de mars alors que la programmation n'était même pas encore dévoilée.

Au-delà des chiffres, il faut conclure que l'événement se porte bien et qu'il a toujours autant d'attraits pour les festivaliers. Preuve sans doute que la programmation demeure séduisante même sans Rolling Stones.

«L'an dernier, je dirais qu'on avait un bulldozer avec les Rolling Stones mais cette année, nous avons plusieurs tracteurs, illustre le directeur général. Avec quelques grands noms comme les Red Hot Chili Peppers, Rammstein, Sting en compagnie de Peter Gabriel, on est allé chercher des têtes d'affiche que le public réclamait. Autour d'eux, on va toucher à tous les principaux genres avec, pour chacun, des artistes majeurs. Je pense à Ice Cube en hip hop, à Selena Gomez dans le pop à Brad Paisley dans le country qui est un créneau qu'on exploite depuis quelques années avec beaucoup de succès ou Duran Duran dans le rock. Tout ça est très solide.»

Et cela, sans oublier deux cartes blanches offertes à Coeur de Pirate le 10 juillet et Fred Pellerin, le 14.

«Coeur de pirate va présenter un spectacle relevé avec un gros band et des danseurs alors que Fred Pellerin restera fidèle à lui-même avec quelque chose qui va jouer sur la carte des émotions.»

On est en droit de se demander si le spectacle intimiste de Fred Pellerin peut se transposer adéquatement sur une immense scène devant 50 000 personnes.

«On peut voir ça comme un pari mais pour nous, ça ne l'est pas, répond Daniel Gélinas. On a vu le succès qu'a eu Patrick Watson l'an dernier avec une musique qui ne se prête pas forcément à une scène d'une telle ampleur. On connaît la capacité de Fred à attirer le public: il représente la plus grosse valeur commerciale en musique au Québec à l'heure actuelle. Si quelqu'un peut créer un événement, c'est bien lui.»

«Avec lui, c'est une question de qualité de contact et avec nos deux nouveaux écrans géants verticaux, il va créer une complicité avec le public même ceux qui sont loin. Je compare ça aux spectacles de Gilles Vigneault et Charles Aznavour qui ont super bien fonctionné dans le passé malgré leur aspect intimiste. Fred a promis de faire de son infiniment petit de l'infiniment grand et on n'a pas de doute que ça va être un grand moment.»

La Mauricie sera bien représentée au FEQ en 2016 avec la présence des Bears of Legend qui s'y produira de nouveau mais cette fois en tête d'affiche sur la scène de la Place d'Youville le lundi 11 juillet. «C'est un groupe coup de coeur chez nous et on est vraiment content de les présenter sur une scène importante.»

«Ce qui caractérise la programmation et notre événement par le fait même, c'est qu'on est multigenres. Toutes sortes de gens vont y trouver ce qu'ils aiment. C'est la tendance forte à l'heure actuelle: les festivals plus nichés ont plus de difficultés alors que ceux qui présentent de tout ont plus de succès. Heureusement, l'an dernier, on a augmenté notre budget pour accueillir les Stones et on a conservé ce budget cette année. Avec la valeur du dollar canadien qui a plongé, ça nous a permis de bien nous en sortir.»

Que l'événement 2016 se présente si bien n'exclut pas les défis.

«Il nous reste à fidéliser notre clientèle à long terme. On voulait attirer plus de gens des régions périphériques comme la Mauricie et on a eu une excellente réponse l'an dernier. Il faut que ça se maintienne.»

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