Tout écartillé prend forme

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Regroupée dans un grand local de pratique montréalais, la troupe a ouvert la porte quelques minutes à la presse, jeudi après-midi, ne serait-ce que pour donner l'eau à la bouche en prévision des prestations, qui débuteront le 13 juillet prochain.

La Presse, Marco Campanozzi

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(Montréal) À un peu plus d'un mois de la première de Tout écartillé, le spectacle hommage à Robert Charlebois que présentera le Cirque du Soleil à l'Amphithéâtre Cogeco cet été, les artistes qui habiteront la scène trifluvienne pendant une bonne partie de l'été ont commencé cette semaine à s'entraîner ensemble, histoire de donner vie à l'univers de Charlebois.

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Regroupée dans un grand local de pratique montréalais, la troupe a ouvert la porte quelques minutes à la presse, jeudi après-midi, ne serait-ce que pour donner l'eau à la bouche en prévision des prestations, qui débuteront le 13 juillet prochain.

Si le spectacle vit sur papier et dans la tête de ses concepteurs depuis plusieurs mois déjà, le voir naître en équilibre sur une barre russe ou debout sur un ballon change complètement la perception des créateurs, qui se réjouissent de l'avancement rapide des répétitions.

«On a tout vu en vidéo, les possibilités de performances, d'intégration des artistes et l'arrimage de la danse et de la musique. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que ça marche. Ce qu'on a dans la tête est possible, réalisable et on peut même aller plus loin, car les artistes ont toujours envie de repousser un peu plus loin les limites. Ça fitte très bien avec Charlebois parce que c'est aussi ce qu'il faisait», explique le metteur en scène Jean-Guy Legault.

Les huit danseurs et 17 acrobates qui occuperont la scène travaillent déjà avec la musique repensée par Jean-Phi Goncalves, directeur musical, même si le travail musical sera appelé à changer, et ce, jusqu'à la toute dernière minute.

«On travaille en parallèle. On a la base, et Jean-Phi peut continuer à perfectionner ses trames. Ce sera un work in progress jusqu'à la fin. Même sur place, il va faire des réajustements», mentionne Daniel Fortin, directeur exécutif chez 45 Degrees, compagnie conceptrice du spectacle pour le Cirque du Soleil.

À peu de choses près, c'est la même équipe de conception qui a travaillé sur Le monde est fou l'an dernier qui planche cette fois sur Tout écartillé. Un avantage pour l'équipe qui maîtrise déjà bien les lieux peu conventionnels de l'Amphithéâtre Cogeco.

«On connaît le lieu. On maîtrise le rapport de distance avec le spectateur. On va maximiser ce qui fonctionne mieux. Mais même si on connaît le lieu, on se met quand même à risque, sinon où est le plaisir? On se surprend et du même coup, on surprend le spectateur», signale Jean-Guy Legault.

Lindbergh

Habitué aux trampolines et à la conception de quelques tableaux dans le spectacle présenté l'été dernier en hommage à Beau Dommage, David Girard jouera cette année un rôle central dans cette production, à commencer par celui de tête d'affiche, lui qui a prêté son visage à Lindbergh, ce grand voyageur dans l'infini qui a inspiré Charlebois, pour l'image promotionnelle qui circule depuis quelques semaines à travers la province.

«De voir mon visage comme ça, c'est super flatteur. C'est un peu retravaillé et ce n'est pas tout le monde qui me reconnaît et c'est bien comme ça», confie-t-il en éclatant de rire. 

Celui qui portera non seulement le chapeau de tête d'affiche, mais également d'acrobate et de concepteur acrobatique de tout le spectacle, confirme qu'il s'agit pour lui d'un des plus gros défis de sa carrière.

«C'est un beau défi et je l'accueille à bras ouverts. C'est vraiment une belle opportunité. C'est la première fois que je suis autant impliqué et je ne pourrais pas demander mieux», constate l'acrobate.

Habitué des lieux puisqu'il a passé l'été dernier à Trois-Rivières, David Girard sait maintenant à quoi il s'attaque en préparant son équipe pour l'amphithéâtre.

«C'est tellement un bel amphithéâtre, mais il est gigantesque. On a un gros cadre de scène, donc ne faire que du travail au sol, c'est impensable. On a besoin d'aérer, d'aller plus haut, de traverser l'horizontalité, la verticalité. Visuellement, il faut bien habiter le cadre de scène», signale-t-il, pendant qu'une des acrobates s'exerce à la barre russe sur des airs de Robert Charlebois.

L'équipe paraît déjà très soudée, alors que plusieurs des artistes avaient déjà travaillé ensemble sur d'autres projets. Trois d'entre eux étaient d'ailleurs du spectacle trifluvien l'été dernier. L'ambiance s'annonce amicale pour cette troupe, qui débarquera bientôt aux résidences étudiantes de l'UQTR.

«De se rendre à Trois-Rivières, de dormir dans les résidences de l'UQTR, de se faire des barbecues, de passer des journées complètes ensemble, ça nous emballe. De tels projets, ça crée des liens, des amitiés très fortes. On a très hâte de passer l'été à Trois-Rivières», conclut-il.

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