Danse Encore: une édition remplie de moments forts

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On peut dire que le Festival international Danse Encore sait se renouveler et offrir un contenu varié à chaque édition. La 22e édition n'aura pas échappé au mouvement. La directrice générale et administrative, Claire Mayer, s'en fait d'ailleurs un mandat. Celle-ci dresse un bilan tout à fait positif de ces quatre jours où Trois-Rivières a vibré au rythme de la danse.

De l'unique 5 à 7 expérience aux galas à l'ambiance survoltée en passant par les compétitions relevées à la salle J.-Antonio-Thompson, Mme Mayer était satisfaite de cette édition qui a rassemblé plus de 4000 danseurs au centre-ville. Dame Nature y a d'ailleurs joué un rôle non négligeable.

Le temps s'est un peu gâté dimanche alors que la pluie s'est abattue sur le centre-ville. Les activités extérieures ont toutes été annulées en après-midi. Les amateurs avaient

toutefois quelque chose à se mettre sous la dent alors que les compétitions à la salle J.-Antonio-Thompson se sont déroulées comme prévu. 

Pour les journées cruciales de samedi et de dimanche, le soleil pointait au zénith. «On n'aurait pas eu le même monde. Deux mille personnes rassemblées pour le party Zumba, on l'a déjà eu sous la pluie, mais ce n'est pas la même chose», consent la directrice générale.

Le 5 à 7 expérience «version améliorée» s'est déjà imposé comme une valeur sûre pour l'an prochain. La mise en scène a été quelque peu revue, ce qui a permis un moment fort entre les spectateurs et les danseurs réunis au centre d'exposition Raymond-Lasnier jeudi soir. Mme Mayer le considère déjà comme un «bijou» du festival.

Claire Mayer n'a pas réussi à arrêter son choix sur un seul moment marquant de la présente édition. Ce sont plutôt trois moments qui lui sont revenus en tête. Le mélange blues-tap dance offert par Breen Leboeuf et Acia Gray l'a complètement charmée lors du 5 à 7 expérience. La présence des 14 danseurs argentins Che Malambo ne sera pas non plus passée inaperçue avec des performances remarquées au 5 à 7 ainsi qu'aux galas.

Le choix de Claire Mayer s'est finalement arrêté sur Dana Foglia, ancienne chorégraphe et interprète de la chanteuse Beyoncé. «Ça, c'est mon coup de coeur à moi. Les chorégraphes et les artistes ont pu apprécier le génie de Dana Foglia», soutient-elle.

Le gala présenté vendredi et samedi soir n'a pas déçu les spectateurs habitués d'en avoir plein la vue avec des artistes au sommet de leur art. 

«Les galas, c'était magique. On dirait que le toit a levé à quelques reprises». Encore une fois, ce désir de nouveauté aura été payant. «Ce qui faisait la différence, c'est que c'était des compagnies qui n'étaient jamais venues au Festival. Elles arrivaient avec de nouveaux styles».

Un gala où les hommes ont envahi la scène. «Ce qui était frappant, c'était le taux de testostérone qui était sur scène. Sur 50 danseurs, il y avait quatre femmes. Ça crée une énergie et ça a certainement joué sur l'effet du gala». 

Les galas, toujours courus, on presque fait salle comble. Quelques sièges vides ici et là, mais un public en délire qui donnait l'impression que la salle en contenait le double. Mme Mayer a toujours une pointe de déception quand elle voit les salles pour les spectacles contemporains peu achalandées.

«Je pense que le mot fait peur. Je trouve ça dommage parce que les gens osent moins.

Mais ceux qui sont là sortent ravis», assure-t-elle.

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