Le Festival international Danse Encore est lancé

La proximité fait vivre l'émotion d'une toute autre... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La proximité fait vivre l'émotion d'une toute autre façon. Comme une observation au microscope qui permet de décortiquer les mouvements, d'apprécier l'exploit physique qu'est toujours la danse et de communier intimement à l'expression des interprètes.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il apparaît indubitable que le 5 à 7 expérience inauguré l'an dernier et repris jeudi soir comme ouverture officielle du Festival international Danse Encore est une véritable trouvaille. On a peine à imaginer meilleur amuse-gueule pour se plonger dans l'ambiance de l'événement de danse annuel trifluvien.

Les interprètes Jose Boyboi Tena et Andre Gary... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Les interprètes Jose Boyboi Tena et Andre Gary de Dana Foglia Dance ont donné un avant-goût de ce que sera le Festival international Danse Encore édition 2016 lors du 5 à 7 expérience qui se tenait à la Maison de la culture jeudi soir pour lancer l'événement. 

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Même si on n'a pas vendu tous les billets jeudi - la dg Claire Mayer affirme qu'on y était presque - c'est une formule qui mérite de rester. C'est sympathique, convivial et ça offre une perspective complètement inédite sur la danse et les danseurs.

La proximité fait vivre l'émotion d'une toute autre façon. Comme une observation au microscope qui permet de décortiquer les mouvements, d'apprécier l'exploit physique qu'est toujours la danse et de communier intimement à l'expression des interprètes.

L'expérience démontre que la proximité, le manque de recul sur les chorégraphies n'a pas l'effet d'atténuer l'émotion. Elle est autre, mais tout aussi intense.

La preuve irréfutable est venue du numéro final absolument ahurissant offert par les interprètes de la troupe Che Malambo qui a clos le 5 à 7.

Claire Mayer avait pourtant lancé un avertissement lors de la présentation de la programmation que cette troupe argentine pourrait être le coup de coeur de cette édition mais personne ne s'attendait au déferlement auquel nous avons assisté dans le centre d'exposition Raymond-Lasnier. Une renversante explosion d'énergie brute et pourtant, quelque part, raffinée que le public a reçue en plein ventre.

Les danseurs n'ont donné qu'un petit aperçu de ce qui attend le public aux galas de vendredi et samedi alors que la troupe avec ses quatorze membres offrira un numéro d'une trentaine de minutes pour terminer la soirée.

Connaissant l'enthousiasme débridé de la foule lors de ces galas, il est permis d'avoir peur pour la structure de la salle Thompson déjà quelque peu éprouvée paraît-il. Si l'édifice arrive à résister au numéro de Che Malambo, c'est clair qu'il va faiblir devant l'ovation monstre qui va inévitablement suivre.

Les quatre Argentins délégués pour mettre le feu aux poudres jeudi soir ont complètement stupéfié les quelques dizaines de spectateurs présents dont plusieurs invités pas nécessairement amateurs de danse. Au rappel réclamé, les interprètes ont semblé plus qu'heureux d'obtempérer comme s'ils n'y étaient pas habitués.

On dit du spectacle de cette troupe qu'il sera le prochain Riverdance. Possible. Quoi qu'il en soit, pas besoin de s'y connaître pour flairer un phénomène et d'énormes vagues à travers la planète dans les années à venir. Des chanceux pourront alors dire qu'ils les ont découverts à Trois-Rivières avant tout le monde.

Ce constat n'enlève évidemment rien à la qualité des quatre autres prestations offertes au cours du 5 à 7. Cet avant-goût a été plus que prometteur pour les trois prochains jours. On a exploré des avenues aux antipodes les unes des autres avec l'émotion et la maîtrise technique pour ancrages.

Claire Mayer avait même réservé des exclusivités à ses invités.

Le numéro de claquettes de la grande Acia Gray sur le langoureux blues A Change is Gonna Come chanté par Breen Leboeuf a été un moment magnifique. On ne pensait pas le mariage du blues et des claquettes aussi juste et porteur de sensualité.

Pas plus qu'on aurait imaginé incorporer de la jonglerie à une chorégraphie contemporaine. C'est pourtant ce qu'a fait un duo de danseurs de Tangram dans un numéro étonnant et troublant où l'émotion de l'attirance contrariée prenait toute la place.

Encore l'attirance amoureuse dans Danzon du Ballet Hispanico dans une toute autre livraison plus classique et romantique mais dans une remarquable maîtrise technique. Que dire du travail athlétique des deux interprètes de Dana Foglia Dance, magnifiques bêtes qui transcendent les contingences du corps humains?

C'est tout ça et plus encore qui attend les festivaliers dans les jours qui viennent. Vendredi, les festivités débutent à 18 h 45 avec la parade et le spectacle de SAMAJAM suivi de celui de Tapestry sur la grande scène de la rue Badeaux.

En salles, le spectacle de Rubberbandance sera présenté à 19 h 30 à la Maison de la culture suivi du gala, à 20 h 30, à la salle Thompson. Les galas du FIDE sont toujours des spectacles exceptionnels. Celui de cette année, avec Che Malambo, notamment, sent l'événement. Il reste encore des billets.

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