Dix ans de fouilles archéologiques mis en valeur

Le professeur Alain Tapps est entouré de quatre... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le professeur Alain Tapps est entouré de quatre des étudiantes qui ont conçu l'exposition présentée au Manoir Boucher de Niverville, soit Emmanuelle LeBlond, Émilie Bertrand, Katryna Boudreau et Salomé-Marielle Pertzig.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'École des fouilles archéologiques du Collège Laflèche souligne ses dix ans cette année. L'exposition annuelle préparée et présentée par les étudiants depuis sept ans au Manoir Boucher de Niverville se déploie comme une rétrospective témoignant de la richesse des découvertes effectuées par les jeunes au fil des années.

En mettant sur pied le programme Histoire et civilisation au Collège Laflèche, le professeur Alain Tapps et l'équipe en place avaient comme souci de rendre les apprentissages les plus concrets et pratiques possibles. Les étudiants de deuxième année ont entre autres l'occasion d'effectuer des fouilles archéologiques, et une partie des résultats de ces fouilles sont mis en valeur par une exposition entièrement conçue par les étudiants de première année.

«Dans notre volonté de nous distinguer dans la lignée des programmes que nous avions déjà (comme sciences humaines), on a donné une couleur qui était beaucoup plus terrain. Les cours au choix de l'établissement sont liés aux métiers de l'histoire, comme chercheur, archéologue, muséologue, etc.», explique Alain Tapps, un des piliers du programme Histoire et civilisation, qui prend sa retraite cette année.

Depuis dix ans, les étudiants ont pu fouiller les entrailles de la place d'Armes, du parc de La Vérendrye et de la cour du monastère des Ursulines. Jusqu'en 2012, les fouilles se déployaient via une entente entre le Collège Laflèche et la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières. À l'échéance de cette entente, le Collège s'est tourné vers les Ursulines, qui ont accepté de financer les recherches susceptibles d'être utiles pour leurs propres projets de développement.

L'exposition proposée cette année au Manoir Boucher de Niverville, intitulée 10 ans de fouilles, ça se fête!, rend compte des trouvailles des trois lieux explorés par les archéologues en herbe. Une première sous-zone, Place d'Armes -Militaire et Amérindiens, met en lumière la fonction de place du marché de la place d'Armes, en fournissant un prétexte pour aborder la présence amérindienne et le volet militaire.

Une autre zone éloquemment nommée Les Ursulines, santé et éducation, évoque les thèmes de la santé et de l'éducation tels que mis en place et gérés par la communauté religieuse. Enfin, la troisième portion de l'exposition, identifiée comme Le parc de La Vérendrye - Exploration et alimentation, présente un coffre illustrant les explorations de La Vérendrye et un coin dédié à l'alimentation.

«Pour moi, l'histoire, c'est un miroir dans lequel on se plonge pour voir qui on est. C'est sûr qu'il y a des grands noms, des grands personnages dans notre histoire mais moi, je suis davantage passionné et ému, vraiment ému, par mes ancêtres, ces anonymes-là, ces bâtisseurs au quotidien qui, depuis les premiers instants de leur arrivée, ont oeuvré à faire ce qu'on est aujourd'hui. C'est ce que nous permet de découvrir cette exposition: ces gens du quotidien qu'on ne connaîtrait peut-être pas autrement», formule Alain Tapps avec conviction.

Perles de verre, pointes de flèches, balles à fusil, pipes, manches d'ustensiles, tasse de faïence, lame de couteau, pièces de monnaie et verres de lunettes comptent parmi les artefacts exposés au milieu des textes thématiques explicatifs. Le plus vieil objet découvert à la place d'Armes y est exposé. Il s'agit d'un couteau bifacial, potentiellement de l'Archaïque, témoigne de la présence amérindienne entre 9000 et 3000 ans avant aujourd'hui.

L'exposition, rendue possible grâce à l'Entente de développement culturel liant le ministère de la Culture et des Communications, la Ville de Trois-Rivières et le Collège Laflèche, peut être vue gratuitement jusqu'en avril 2017.

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