L'excellence peut aussi être rebelle

La traditionnelle photo de groupe des gagnants des... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La traditionnelle photo de groupe des gagnants des Grands Prix culturels de Trois-Rivières 2016 réunissait, derrière Gilles Rioux (Grand Prix de la culture) au centre, différents lauréats de la soirée. De gauche à droite, rangée arrière: David Leblanc, Pierre-Simon Doyon, Patrick Lacombe, Louise Lacoursière, Marc-André Dowd, Daniel Picard, Josée Grandmont. Devant: Nathalie Rousseau pour Jacques Lacombe, Élisabeth Mathieu, Valérie Morrissette, soeur Yvette Isabelle.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La 23e présentation des Grands Prix culturels de Trois-Rivières a témoigné encore une fois de la vitalité de la vie artistique et culturelle trifluvienne dans un gala sobre et efficace consacré tout entier à la célébration de l'excellence.

C'est sous le titre de Rebelles que William Lévesque a déployé la soirée dont il assurait la mise en scène pour une deuxième année consécutive. C'est principalement par la musique, du classique alimenté par une énergie rock, qu'il a décliné son thème pendant toute la soirée grâce à cinq musiciennes et un seul homme qui devait se sentir bien seul derrière sa guitare électrique.

L'animation, simple mais fort bien menée par une Marie-Andrée Leduc en grande forme, a donné à la soirée un souffle humoristique bienfaisant.

Comme il est bien connu que Trois-Rivières est une ville de chorales avec probablement le plus grand nombre de choeurs au prorata de la population au Québec, le Grand Prix de la culture est revenu de juste droit au choeur l'Orphéon qui célèbre cette année ses 80 années d'existence. Cela en fait le deuxième choeur actif le plus ancien au Québec et une véritable institution trifluvienne. Le directeur artistique Gilles Rioux a reçu le prix au nom des membres de la chorale en soulignant que faire partie de l'Orphéon est certes une expérience musicale mais aussi une expérience humaine.

«Certains de nos membres n'avaient pas de connaissances musicales préalables mais ont approfondi leur connaissance de la musique au sein du choeur. On retrouve souvent chez eux une étincelle qui manque parfois aux professionnels. C'est leur spontanéité, leur jeunesse qui conserve au choeur son dynamisme caractéristique.»

«Le choeur a connu ses hauts et ses bas à travers sa longue histoire mais l'amour du chant l'a emporté et va nous faire continuer encore longtemps. Un tel honneur est une très grande motivation à continuer et à mener le choeur toujours plus loin.»

Neuf autres prix non moins mérités ont été décernés au cours de la soirée. Le Prix des arts de la scène Louis-Philippe-Poisson a été attribué au Théâtre des Gens de la Place pour la pièce de théâtre-documentaire Le projet Laramie. Ironie du sort, le prix a été remis pour une pièce documentant un meurtre homophobe au lendemain de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie, ce que n'a pas manqué de souligner le metteur en scène Marc-André Dowd en rappelant que le combat est loin d'être terminé.

Le Prix des arts visuels Stelio-Sole a été attribué à Isabelle Clermont pour ses expositions La polyphonie des sens I et La polyphonie des sens II.

C'est à Louise Lacoursière pour son roman La jeune fille au piano - Dans l'univers de La Saline qu'a été donné le Prix Gérald-Godin de littérature.

Pour ce qui est du Prix du patrimoine Benjamin-Sulte, il est revenu au Musée des Ursulines de Trois-Rivières pour son projet Sauvegarde du patrimoine mémoriel des Ursulines. «Nos religieuses prennent de l'âge, a expliqué Soeur Yvette Isabelle, présidente du conseil d'administration du Musée en recevant le prix, et il était urgent et important d'éviter que leur vécu disparaisse à jamais. La semaine dernière une de celles dont le témoignage a été enregistré est décédée.»

Le Prix des arts médiatiques a été donné à François Gagné qui a assuré la réalisation de la web-série Québec Zombie.

L'artiste en arts visuels Valérie Morrissette a reçu, pour sa part, le Prix de la relève Godro pour ses expositions Contempler le silence et Repaire/Repères.

Le Prix de l'initiative Éducation-Culture est revenu à l'UQTR en collaboration avec la Biennale internationale d'estampe contemporaine pour Mélancholia - Colloque francophone international sur l'estampe contemporaine.

On a voulu souligner l'engagement de l'entreprise Cogeco dans la communauté en lui octroyant le Prix arts-affaires.

Finalement, le Prix Trois-Rivières sans frontière a été remis à Jacques Lacombe pour le rayonnement international de son oeuvre. La surprise dans ce cas c'est qu'il ne l'ait pas reçu avant. En Allemagne, où il s'apprête à présenter sa première oeuvre à titre de chef en titre de l'Opéra de Bonn, maestro Lacombe n'était pas présent pour recevoir son prix, on le comprend. Dans un message vidéo, il a répété sa fierté d'avoir réalisé son rêve de pratiquer son métier de chef d'orchestre à travers le monde mais surtout, dans sa ville natale. Il continue d'être une inspiration pour tout le milieu culturel trifluvien.

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